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mercredi 16 septembre 2015

Al Amine à Dianté et cie – « Nous, parents d’élèves devons faire la grève pour vous montrer notre mécontentement… »
XALIMA NEWS – Les guides religieux ne sont pas insensibles aux problèmes qui secouent l’école publique sénégalaise. Hier, Cheikh Abdoul Aziz Sy Al Amine a reçu le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, en tournée dans les différents établissements de la région de Thiès, lors d’un Comité régional de développement sur l’éducation. Le porte parole de la famille tidiane, interpellé sur le comportement des syndicalistes qui menacent de faire une série de grèves dès la rentrée prochaine, a tenu à dire son mécontentement à Dianté et ses camarades.
« Nous en avons déjà discuté sérieusement avec Dianté (Mamadou Lamine Dianté du Grand cadre). Je lui ai fait savoir que nous, parents d’élèves, nous ne sommes pas contents de vous. Parce que nos enfants n’ont ni les attitudes ni les aptitudes, encore moins les compétences, à cause de ce que vous êtes en train de faire. Dès la rentrée des classes, vous faites grève et ce n’est pas bon pour les élèves », a dit Al Amine à Mamadou Lamine Dianté et Cie. Le marabout d’ajouter : « Nous, parents d’élèves, nous devons faire la grève pour vous contrer, pour montrer que nous ne sommes pas contents de ce que vous faites. Vous avez laissé les enfants à eux même sans s’occuper de leur éducation, sans s’occuper de leur apprentissage pour faire du ‘xar matt’ alors que c’est dans vos responsabilités de les éduquer. J’ai dit tout cela à Dianté et il m’a même promis quelque chose. Mais j’attends de voir s’ils vont respecter leurs promesses ou pas ».
« On veut qu’ils (les syndicalistes) changent leur façon de faire, car cela retarderait l’apprentissage et l’éducation des enfants. Je leur ai dit de persévérer, de faire des sacrifices pour leur pays, enseigner nos enfants à n’importe quel prix, les éduquer et non au détriment de l’argent. Il m’a dit qu’il fera tout son possible, cette fois-ci, pour qu’on ne les entende pas dans des grèves. S’ils ne le font pas, nous les parents d’élèves, nous porterons des brassards rouges pour manifester notre mécontentement », a dit Abdoul Aziz Sy Al Amine dans les colonnes du Populaire.
Leral


samedi 12 septembre 2015

Sénégalaise Des Eaux :bouygues S’en Lave Les Mains
La SDE n’est plus détenue majoritairement par Bouygues, mais par AXA. Les deux groupes français ont signé l’accord de cession d’actifs au mois de juillet dernier. Une transaction qui pose question.
Exit Bouygues, place à AXA. Le groupe industriel français vient de céder à l’assureur- également français- ses parts dans Ernove, la holding spécialisée dans les services publics d’eau et d’électricité au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Conséquence : la Sénégalaise des Eaux (SDE), chargée de la production et de la distribution d’eau potable au Sénégal, change de mains. À en croire Jeune Afrique, qui donne l’information sur son site, « l’opération a été scellée le 31 juillet, mais elle n’a pas été encore rendue publique ».
« Via la SAUR, Bouygues était un actionnaire historique de cette entreprise, qui produit l’eau potable du Sénégal et la distribue à plus de 600 000 foyers à travers le pays, souligne l’hebdomadaire panafricain basé à Paris. D’après le procès-verbal du conseil d’administration que Jeune Afrique a pu consulter, le groupe français, qui cherchait à se retirer depuis plusieurs années, a cédé à trois filiales d’AXA (France, Suisse et Italie) les 18,63% qu’il détenait encore dans le holding Eranove (ex Finagestion), basé à Paris et détenteur de plusieurs actifs énergétiques en Afrique subsaharienne francophone, principalement au Sénégal (la SDE) et en Côte d’Ivoire (CIE, Ciprel et Sodeci) mais aussi au Mali et en RD Congo. »
Cette information tombe au moment où la distribution d’eau est perturbée depuis deux jours dans certains quartiers de Dakar. Une situation qui rappelle la pénurie de septembre 2013. La capitale sénégalaise était privée du liquide précieux pendant plusieurs semaines. Ce qui avait suscité la colère du Premier ministre de l’époque, Aminata Touré. Laquelle avait menacé de remettre en cause le contrat liant la SDE et l’État du Sénégal.
Il n’en fut rien. Le contrat d’affermage en question sera renouvelé pour 5 ans au mois de janvier 2014. Ainsi la SDE est chargée jusqu’au mois de décembre 2018 d’assurer la production et la distribution de l’eau au Sénégal.
Cette reconduction du bail n’a pas été du goût de tout le monde. Dans une étude publiée au mois de février 2014 et intitulée « La gouvernance de l’eau potable au Sénégal », le Forum civil plaidait pour l’appel à d’autres privés spécialisés. Soulignant qu’il y va même de l’intérêt de l’entreprise privée détenue alors majoritairement par Bouygues : « Même si la SDE souhaite garder ce monopole, elle gagnerait à aller en concurrence avec d’autres opérateurs tout en conservant ses acquis, mais l’absence de concurrence ne peut que nuire à la société qui verra sa légitimité contestée en cas d’accord tacite entre elle et l’Etat. »
Cet appel du Forum civil ne sera pas entendu. L’État renouvellera sa confiance à la SDE, qui vient de passer des mains de Bouygues à celles d’AXA.
À en croire un ancien cadre de la SDE, le départ de Bouygues pose question. Il dit : « Je me demande si la SDE va conserver le partenariat technique qui la lie avec le groupe Suez, via Ernove (ex-Finagestion), la filiale de Bouygues qui était majoritaire dans l’entreprise. Ce partenariat scellé après la grave pénurie de septembre 2013 devrait permettre à la SDE de faire face à d’éventuels soucis techniques complexes. »
Nous avons tenté de joindre en vain le directeur général de la SDE, Mamadou Dia, qui serait hors du Sénégal. Un de ses proches, joint par SenePlus.Com, se déclare « incapable de confirmer ou d’infirmer cette information »

seneplus.com


Attaque d’un contingent sénégalais au Mali : Trois blessés, dont un grave 

Trois blessés, dont un grave. C’est le bilan de l’attaque dont a été l’objet, hier, vendredi 11 septembre, aux environs de 8 heures du matin, au Nord du Mali, un détachement du contingent sénégalais de la Mission des Nations Unies au Mali (Munisma).   

Cette patrouille de «Diambars» était en mission d'escorte entre Gao et Anefis. Selon donc le Bureau des relations publiques des Armées (Dirpa), qui rapporte l’info dans un communiqué, «les troupes (sénégalaises) ont enregistré trois blessés légers et un grave, mais stable, évacué à l'hôpital de niveau 2 à Gao». 

 dakaractu

vendredi 11 septembre 2015

Coupure d’eau dans la capitale – Des robinets à sec depuis deux jours
Les Dakarois souffrent le martyr depuis maintenant deux jours. Et pour cause, les robinets sont à sac dans presque toute la capitale.
Depuis deux jours déjà, la capitale sénégalaise est confrontée à un problème d’alimentation en eau. Partout ou presque dans les quartiers de Dakar, notamment à la Patte d’Oie Builder’s, à la Cité des Impôts et Domaines, une partie des Parcelles assainies, les Maristes 1, la Cité Dalifort, au niveau de Guédiawaye comme à Hamo 6, à Keur Massar, mais aussi à Usine Ben Tally, Pikine Icotaf, entre autres, les populations sont sans le liquide précieux.
Rencontrée sur l’avenue Bourguiba, cette jeune dame sous le couvert de l’anonymat indique : «J’habite à la cité Hamo 6 à Guédiawaye, mais j’avoue que depuis deux jours, nous n’avons pas d’eau. Ce matin (hier), nous avons dû utiliser l’eau de la pluie pour faire les tâches ménagères. Je n’ai pas encore vu de camion citerne pour nous approvisionner en eau pour le moment».
Du côté de la Patte d’Oie Builder’s et de la Cité des Impôts et Domaines aussi, c’est le même son de cloche. «On ne doit pas nous priver du liquide précieux avec cette chaleur infernale. L’information est certes passée à la radio, mais beaucoup de monde n’était pas au courant qu’il y aurait coupure. Le peu de réserve que j’avais à la maison, je l’ai utilisé en attendant que les choses reviennent à la normale», lance Mme Sow, une mère de famille trouvée dans sa maison, à la Patte d’Oie qui souligne que «même si la Sde a passé l’information, personnellement, je n’ai pas entendu qu’il y aura coupure et je sais que je ne suis pas la seule victime».
Les ménages se rabattent sur l’eau de pluie
A la faveur de la pluie qui s’est abattue sur Dakar, hier matin, beaucoup de ménages se sont rabattues sur l’eau de pluie qu’ils ont recueilli dans des bassins pour faire face à certaines tâches ménagères. C’est le cas de la famille Sall, à Grand-Dakar. «Depuis mercredi, vers 20 heures, on n’a pas d’eau. Heureusement qu’il y a la pluie de ce matin (hier) qui nous a sauvés. On a recueilli cette eau pour effectuer certaines tâches, c’est-à-dire nettoyer les toilettes, laver les linges. Mais jusqu’à présent on est sans eau. L’eau était revenue à la normale tard dans la nuit d’avant-hier, mais ce n’était que pour 1 heure de temps, puis elle est repartie», explique Mlle Sall.
A la rue 6 de la Médina et à Usine Ben Tally, la situation est aussi la même. «Depuis avant–hier nuit, la pression est faible et l’eau est accompagnée de sable rouge, pour dire qu’elle n’est pas du tout potable. En plus de cela, nous n’avons pas vu de camion citerne pour nous ravitailler en eau. C’est vraiment pénible. Il faut que les autorités rétablissent cette situation le plus rapidement, sinon se sera la catastrophe», indique Fatou Kane qui habite la Médina.
Dans la banlieue dakaroise, à Pikine Icotaf, tout comme à Cambérène, et vers le rond-point «Case-bi» des Parcelles assainies, les femmes n’ont pas fini de râler à cause de cette coupure d’eau. «Depuis deux jours, le quartier est sans eau. Et cette situation ne nous arrange pas. Nous avons des enfants et beaucoup de tâches à effectuer avec de l’eau. Alors, si on est privé d’eau, ça devient la catastrophe. Heureusement que ce matin (hier matin), il y avait la pluie qui nous a vraiment été utile. Nous avons pu récupérer l’eau de pluie dans des bassines pour pouvoir l’utiliser ensuite», explique Awa, une mère de famille.
Selon elle, «en cette période de chaleur, la Sde n’a pas le droit de nous priver l’eau. Elle doit régler définitivement les travaux de l’usine Keur Momar Sarr. Car, il y a deux ans, nous avions eu le même problème et c’était déjà au mois de septembre».
Le Populaire





Santé : la grippe en questions et réponses