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Le couscous sénégalais « Thiéré » sacré meilleur couscous au monde en 2019 !
Photo de La Rédaction La Rédaction Suivre sur Twitter9 octobre 2019 Temps de lecture 1 minute
Les richesses du continent africain ont une fois de plus fait l’unanimité. Le thiéré, le couscous sénégalais est le meilleur au monde. C’est ce qui ressort de la 22e édition du concours « Cous Cous Fest », organisé en Italie.
Le thiéré a détrôné sans grande difficulté le Kousksi tunisien. Ce sacre a été possible grâce à l’ingéniosité de la cheffe sénégalaise originaire de Dakar, Marème Cissé, et de son fils Falilou Diouf. La famille tient un restaurant en Sicile, et a ébloui le jury avec une version au poulpe sur lit de mangue.
« Les couleurs du couscous, du poulpe et des légumes battus, distinctes et juxtaposées sans être confondues (…) font que la petite ‘nature morte’ représentée dans le plat du chef Marème Cissé est élégant et en même temps attrayant pour le palais », ont laissé entendre les membres du jury rapporte francetvinfo.
Pour réussir un bon thiéré renseigne RFI, la graine de mil doit être trempée, pilée, mélangée avec de l’eau, puis passée à la vapeur. Il faut ensuite la tamiser et ajouter une poudre à base de feuilles de baobab.
La préparation du thiéré serait une tradition et un met prisé lors des mariages et des grandes cérémonies. A part le Thiep, le Sénégal a d’autres mets succulent dans sa gastronomie diront certains.
« Cous Cous Fest » le festival du Couscous, il faut le souligner se tient chaque année en Sicile, à San Vito Lo Capo (nord-ouest). L’édition de cette année avait pour slogan « Faites du couscous, pas la guerre ».
Et le meilleur couscous du monde est… sénégalais
Image :
Traditional Moroccan homemade Couscous plate on a colorful table. Couscous is a semolina wheat dish with vegetables like cauliflower, carrots, turnip and meat with bones. It can be served with sauce.
photo de profil
Par Robin Panfili
Publié le 08/10/2019 à 11h20
Le thiéré, le couscous sénégalais, vient de remporter le prix tant convoité du meilleur couscous du monde en Sicile.
Chaque année, depuis vingt-deux ans désormais, la ville sicilienne de San Vito lo Capo organise un concours devenu une référence dans le monde de la gastronomie : le Cous Cous Fest. Une compétition qui décerne, à chaque édition, le titre de « meilleur couscous du monde ». Et cette année, c’est le Sénégal qui a remporté le gros lot.
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Au terme d’une âpre compétition qui a vu s’affronter des candidats venus de Tunisie, du Maroc, de Palestine, d’Italie, des États-Unis ou d’Israël, c’est le « Falilou Couscous » qui a séduit le jury, composé de journalistes, chefs, blogueurs et experts gastronomiques. De quoi s’agit-il ?
Couscous au poulpe et tartare de légumes
Tout simplement, « un couscous au poulpe mariné et poché selon la tradition sénégalaise, accompagné de tartare de légumes de potager du jardin et de mangue, servi sur une crème de carottes et de gingembre aux fines herbes et aux épices de Salamba ».
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Des souliers pour la montagne et d’autres pour le tapis rouge : les coups de cœur mode de la semaine de la rédaction La Tunisie détrônée Il s’agit là d’une première pour le Sénégal qui succède à la Tunisie, tenant du titre et vainqueur à cinq reprises du concours depuis sa création en 1998. Marème Cissé, accompagnée pour l’occasion de son fils Falilou Diouf (qui a donné son nom au plat vainqueur), est originaire de Dakar et tient aujourd’hui Ginger People & Food, un restaurant dans la ville d’Agrigente en Sicile. Le Cous Cous Fest, qui a récemment posé ses valises le temps d’un week-end à Paris, est un événement incontournable en Sicile. Et pour cause, au fil des années, celui-ci s’est imposé comme une célébration des échanges entre les populations et une mise en valeur de la transmission culturelle, notamment autour de la cuisine… et du couscous. À lire aussi : Après la Sicile, Alger et Marseille, le festival Kouss-Kouss débarque à Parisjeudi 16 avril 2026
mercredi 15 avril 2026
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 15 AVRIL 2026
CONSEIL DES MINISTRES - 15 AVRIL 2026
Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 15 avril 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :
Renforcement du dialogue social et évaluation du Pacte de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable
Le Président de la République considère la promotion et l’ancrage de la stabilité sociale comme une priorité de l’action gouvernementale. Il salue les efforts consentis par le Gouvernement pour matérialiser les engagements de l’Etat, notamment la régularisation exceptionnelle des situations administratives et statutaires, dans les secteurs de l’éducation et de la santé et assurer la signature du Pacte de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable, avec le Patronat et les Centrales syndicales. Le Chef de l’Etat indique l’importance d’un suivi permanent du baromètre social national relatif aux conflits sociaux et préavis de grève signalés. Il demande au Gouvernement de prendre les dispositions appropriées en vue de publier, avant le 30 avril 2026, un Livre blanc sur l’état de prise en charge des doléances des centrales syndicales et l’évaluation de la première année d’application dudit Pacte.
En outre, le Président de la République engage chaque ministre à faire la revue des revendications sociales sectorielles afin de concentrer les énergies vers le bon fonctionnement et la qualité du service public, la satisfaction des usagers, ainsi que l’amélioration de l’efficacité et de la productivité au travail.
Enfin, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre et au Ministre en charge du Travail de préparer l’organisation de la 5ème Conférence sociale portant sur le thème de la « Productivité au travail » et de veiller à la tenue, dans les meilleures conditions, le 1er mai 2026 au Palais de la République, de la cérémonie de réception des cahiers de doléances des centrales syndicales.
Transformation consensuelle du système de santé et souveraineté pharmaceutique
Le Président de la République fait observer que l’accès aux soins de santé de qualité, demeure une préoccupation majeure des populations. A cet effet, il demande d’engager une revue sociale en vue d’assurer la maitrise systématique de la gestion des personnels de santé et un fonctionnement de qualité des établissements et structures de santé.
Il indique au Gouvernement l’urgence d’accélérer l’adoption d’une nouvelle carte sanitaire devant assurer le maillage optimal du territoire national en infrastructures de santé, intégrant des personnels, services et plateaux techniques complémentaires et d’accorder une attention particulière à la finalisation des travaux, au lancement ainsi qu’à la mise en service des nouvelles infrastructures de santé.
Il demande, en outre, au Gouvernement, de préparer le déploiement consensuel, sous la supervision du Premier Ministre, d’un Plan spécial de formation et de renforcement des capacités de l’ensemble des personnels en service dans les structures de santé. Cet outil interministériel de pilotage devra intégrer la modernisation des facultés, instituts et écoles de formation du personnel médical et des agents techniques, et tenant compte de l’application du système LMD.
Au demeurant, après avoir souligné l’urgence de finaliser et déployer la nouvelle réforme des établissements publics de santé afin d’asseoir une gouvernance médicale, technique, administrative et financière exemplaire des structures de santé, le Chef de l’Etat demande au Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique :
- d’accomplir les diligences nécessaires à l’adoption prochaine du Code de la Santé ;
- d’engager la réorientation stratégique du système de santé vers une dynamique de promotion de la prévention médicale et de l’hygiène publique ;
- de renforcer les ressources humaines et les moyens d’intervention du Service national d’Hygiène ;
- et de préparer l’organisation inclusive de Concertations nationales sur la prévention médicale et l’hygiène publique, avant la fin du mois de septembre 2026.
Enfin, le Président de la République donne instruction au Premier Ministre d’engager, avec les ministres et acteurs impliqués, une réflexion stratégique sur la gouvernance de la Couverture sanitaire universelle (CSU) et les mécanismes de financement durable du système de santé, et de veiller au suivi adéquat du fonctionnement du secteur de la pharmacie et des projets de promotion de la souveraineté pharmaceutique du Sénégal.
Préparation de la campagne agricole 2026 et modernisation de l’agriculture et de l’élevage
Evoquant la visite qu’il a effectuée à la 26ème édition de la Foire internationale de l’Agriculture et des Ressources animales (FIARA) 2026, le Président de la République rappelle l’importance primordiale qu’il accorde aux secteurs vitaux de l’Agriculture et de l’Elevage. Après avoir félicité les organisateurs, il demande au Gouvernement de renforcer son accompagnement à cet évènement sous-régional et continental majeur, non sans lui rappeler que la modernisation et le développement du secteur agricole sont essentiels pour garantir la souveraineté alimentaire et le bien-être des populations.
Par ailleurs, abordant le début de l’hivernage, le Chef de l’Etat demande au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage et au Secrétaire d’Etat aux Coopératives et à l’Encadrement paysan de prendre toutes les dispositions idoines, sous la supervision du Premier Ministre, en vue d’une bonne préparation de la campagne de production agricole 2026, notamment la mise en place, à temps, des semences, intrants, matériels agricoles et financements destinés aux producteurs et autres opérateurs.
Il demande également au Premier Ministre et au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage :
- de prendre toutes les dispositions pour l’adoption, avant la fin du mois de mai 2026, en Conseil des Ministres, du projet de loi d’orientation agrosylvopastorale et halieutique et du projet de décret portant application du Code pastoral ;
- et d’assurer un approvisionnement correct du marché national en moutons, en perspective de la fête de la Tabaski.
Développement du sport scolaire et universitaire
Magnifiant la victoire du Sénégal à la Coupe d’Afrique des Nations U15 de Football scolaire, au Zimbabwe, le Chef de l’Etat félicite les joueurs, l’encadrement administratif et technique de l’équipe nationale de football pour cette performance exceptionnelle, qui confirme l’excellence du Football sénégalais, toutes catégories confondues.
Dans ce cadre, il demande au Premier Ministre de mettre en œuvre, avec les ministres et acteurs concernés, un Programme spécial inclusif de développement du sport à l’école, dans les universités publiques et établissements d’enseignement supérieur, afin de valoriser et de promouvoir, à la base, toutes les disciplines sportives.
Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats
Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il présidera, le 18 avril 2026, la Conférence des Ambassadeurs et Consuls généraux du Sénégal. Il annonce également qu’il présidera, le 20 avril 2026, la cérémonie d’ouverture de la 10ème édition du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, ayant pour thème : « l’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ».
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :
Réforme de l’Imprimerie nationale
Le Premier Ministre a estimé que, dans le cadre des réformes pour la mise en œuvre de la politique de souveraineté nationale, de rationalisation des dépenses publiques, de modernisation de l’État et de sécurisation des documents officiels, la mise en place d’une nouvelle Imprimerie nationale, moderne et performante est devenue un impératif de bonne gouvernance. Il a présenté l’historique, avant de faire un diagnostic de la situation actuelle de cette structure qui, au plan institutionnel, est un service public administratif placé sous la tutelle du Secrétariat général du Gouvernement, doté d’une autonomie financière partielle pour la perception des recettes propres.
Pour le Premier Ministre, malgré la faiblesse de l’effectif, l’Imprimerie nationale dispose d’un vivier de ressources humaines de qualité et d’un parc d’équipements constitué de machines de diverses générations, suite aux efforts consentis par l’État pour la modernisation de l’outil de production couvrant l'ensemble de la chaîne de production.
Relativement à la transformation numérique, le Premier Ministre rappelle que depuis la loi n°2021-21 introduisant un nouveau régime d'entrée en vigueur des textes, prévoyant la publication électronique du Journal officiel, l'Imprimerie nationale a développé l'application « Fatou », une avancée significative vers la dématérialisation.
Au total, estime le Premier Ministre, si l'Imprimerie nationale, dans sa mission de service public, repose sur un socle d’activités de base lui conférant un statut unique et un avantage concurrentiel indéniable, des faiblesses subsistent. Le Premier Ministre en conclut que la principale mission de l’Imprimerie se réduit à la publication des textes législatifs et réglementaires au Journal Officiel (J.O.), de sorte que ses performances sont en-deçà de son potentiel, du fait particulièrement de l’inadaptation de son statut juridique et de la faiblesse de ses capacités de production.
Face à ce constat, le Premier Ministre a proposé une réforme de l’Imprimerie nationale qui, outre le renforcement des capacités techniques et technologiques nationales, consistera, entre autres, en :
- la mise en place d’un nouveau cadre de gouvernance ;
- l’adoption d’un nouveau modèle économique adossé à des schémas de financement innovants ;
- la mise en place d’un partenariat structuré avec un partenaire stratégique disposé à renforcer les capacités de production par le biais d’investissements massifs ;
- la réduction progressive des coûts liés à l’externalisation ;
- l’adoption d’un plan robuste de digitalisation.
Situation internationale et discipline budgétaire
Le Premier Ministre a fait noter que la situation au Moyen-Orient, aggravée par les tensions géopolitiques autour de l’Iran, se dégrade de façon continue. Cette crise aux ramifications multiples, a-t-il souligné, impacte déjà les prix de l’énergie, la sécurité des chaînes d’approvisionnement ainsi que la stabilité des marchés financiers, et pèse lourdement sur les finances publiques.
Il a appelé les ministres à l’anticipation et à la préparation opérationnelle. Il a autorisé également les ministres de l’Energie et du Budget à lui proposer un calendrier pour l’opérationnalisation des mesures stabilisées. Le Premier Ministre a donné instructions aux ministres pour une meilleure rationalisation des dépenses et une discipline budgétaire. Il a demandé à chaque ministre de lui soumettre, dans un délai de quinze (15) jours, un ensemble de mesures concrètes d’économie et de redéploiement dans son secteur.
Le Conseil interministériel sur les infrastructures
Le Premier Ministre a annoncé la tenue, entre la fin du mois d’avril 2026 et la première quinzaine du mois de mai 2026, d’un Conseil interministériel consacré aux infrastructures. Cette initiative répond, selon lui, à une situation marquée par des investissements publics significatifs au cours des douze dernières années, dont une part importante, techniquement et financièrement achevée, demeure non mise en service, parfois depuis des années. Après en avoir identifié les causes, il a estimé que ces actifs dits « dormants » constituent un gaspillage financier et social, mais également un véritable potentiel de valorisation, notamment par des mécanismes de recyclage tels que la cession de droits d’usage, la concession, le bail emphytéotique ou le partenariat public-privé, permettant de mobiliser de nouvelles ressources d’investissement.
Le Premier Ministre a fait observer que les projets en cours doivent être finalisés dans les meilleurs délais et intégrés dès l’amont dans une logique durable d’exploitation et de maintenance. Il a souligné que la valorisation effective des investissements publics déjà engagés est une impérieuse nécessité au regard des coûts économiques et sociaux résultant des retards de mise en exploitation.
Partant, il a confié l’organisation du Conseil interministériel sur les infrastructures, dont il a indiqué les objectifs, au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, en liaison avec le Bureau opérationnel de Coordination et de Suivi des Projets et Programmes (BOSC), sous la coordination technique du Ministre des Infrastructures.
Dans cette optique, il a demandé à chaque ministre concerné de lui transmettre, dans un délai de quinze (15) jours, un inventaire exhaustif et certifié des infrastructures achevées, non mises en service et susceptibles de faire l’objet d’un recyclage. Sur cette base, le Conseil interministériel devra apprécier la maturité juridique de chaque actif, fixer un calendrier de mise en service dans les six (06) mois, assorti d’indicateurs de suivi, et identifier les blocages réglementaires appelant des mesures correctrices. Le Premier Ministre a demandé, enfin, qu’un rapport consolidé lui soit transmis.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités a fait une communication portant sur la Stratégie nationale de Développement de Mécanismes d’Adhésion systématique (obligation intelligente) à l’Assurance Maladie universelle.
Le Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique a fait une communication portant sur le Document de Politique nationale de l’Emploi (PNE) 2026-2034.
Le Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a fait une communication sur les états généraux de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil a examiné et adopté :
- le projet de loi portant Code du Travail ;
- le projet de loi portant Code de la Sécurité sociale ;
- le projet de décret relatif au Conseil présidentiel de l’Investissement (CPI).
AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique
• Monsieur Latyr NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 624 554/D, précédemment Préfet du Département de Kaolack, est nommé Préfet du Département de Ziguinchor, en remplacement de Monsieur Hamet Tidiane THIAW, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
• Monsieur Mamadou GUEYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 608 883/K, précédemment Préfet du Département de Tivaouane, est nommé Préfet du Département de Kaolack, en remplacement de Monsieur Latyr NDIAYE, appelé à d'autres fonctions ;
• Monsieur Abou SOW, Administrateur civil, matricule de solde n° 624 548/A, précédemment Préfet du Département de Saint-Louis, est nommé Préfet du Département de Tivaouane, en remplacement de Monsieur Mamadou GUEYE, appelé à d'autres fonctions ;
• Monsieur Maurice Latyre DIONE, Administrateur civil, matricule de solde n°611 935/E, précédemment Préfet du Département de Oussouye, est nommé Préfet du Département de Saint-Louis, en remplacement de Monsieur Abou SOW, appelé à d'autres fonctions ;
• Monsieur Modou Mamoune DIOP, Administrateur civil, matricule de solde n° 696 365/A, précédemment Préfet du Département de Médina Yoro Foulah, est nommé Préfet du Département de Oussouye, en remplacement de Monsieur Maurice Latyre DIONE, appelé à d'autres fonctions ;
• Monsieur Abdoul Wahab TALLA, Administrateur civil, matricule de solde n°517 781/K, précédemment Préfet du Département de Malem Hodar, est nommé Préfet du Département de Dagana, en remplacement de Monsieur Ibrahima Ismaël NDIAYE, appelé à d'autres fonctions ;
• Monsieur Ibrahima Ismaël NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 624 566/C, précédemment Préfet du Département de Dagana, est nommé Préfet du Département de Koungheul, en remplacement de Monsieur Souleymane NDIAYE, appelé à d'autres fonctions ;
• Monsieur Souleymane NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde n°604 925/B, précédemment Préfet du Département de Koungheul, est nommé Préfet du Département de Malem Hodar, en remplacement de Monsieur Abdoul Wahab TALLA, appelé à d'autres fonctions ;
• Monsieur Cheikh Ahmadou NDOYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 626 486/H, précédemment Préfet du Département de Kanel, est nommé Préfet du Département de Vélingara, en remplacement de Monsieur Thierno Souleymane SOW, appelé à d'autres fonctions ;
• Monsieur Thierno Souleymane SOW, Administrateur civil, matricule de solde n° 602 494 /I, précédemment Préfet du Département de Vélingara, est nommé Préfet du Département de Kanel, en remplacement de Monsieur Cheikh Ahmadou NDOYE, appelé à d'autres fonctions ;
• Madame Tening FAYE, Administrateur civil, matricule de solde n° 696 367/A, précédemment Préfet du département de Matam, est nommée Préfet du Département de Linguère, en remplacement de Monsieur Modou THIAM, appelé à d'autres fonctions ;
• Monsieur Modou THIAM, Administrateur civil, matricule de solde n°696 364/B, précédemment Préfet du Département de Linguère, est nommé Préfet du Département de Matam, en remplacement de Madame Tening FAYE, appelée à d'autres fonctions ;
• Madame Diégui NGOM, Administrateur civil, matricule de solde n° 681 538/K, précédemment Préfet du Département de Goudiry, est nommée Préfet du Département de Kaffrine, poste vacant ;
• Monsieur Alsény BANGOURA, Administrateur civil, matricule de solde n° 653 091/L, précédemment Adjoint au Gouverneur de la Région de Ziguinchor chargé du Développement, est nommé Préfet du Département de Goudiry, en remplacement de Madame Diégui NGOM, appelée à d'autres fonctions ;
• Monsieur Sidy Guissé DIONGUE, Administrateur civil, matricule de solde n°516 355/G, précédemment Adjoint au Gouverneur de la Région de Saint-Louis chargé des Affaires administratives, est nommé Préfet du Département de Médina Yoro Foulah, en remplacement de Monsieur Modou Mamoune DIOP, appelé à d'autres fonctions ;
Au titre du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
• Monsieur Cheikh DIOP, Expert des Sciences de l'Education, matricule de solde n° 514 074/K, précédemment Inspecteur technique, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, en remplacement de Monsieur El Hadj Ndiaga KANE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
Au titre du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique
• Monsieur Youssouph TINE, Titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Santé Publique, précédemment Directeur Régional de la Santé (DRS) de Ziguinchor, est nommé Directeur général de la Santé (DGS), en remplacement de Monsieur Ousmane CISSE.
Au titre du Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique
• Madame Rokhaya Daba DIOUF, Médiateur pédagogique, matricule de solde n° 667 097/I, est nommée Inspecteur technique au Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, poste vacant.
Au titre du Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires
• Madame Maria Marième CISSOKHO, Ingénieure des Travaux en Aménagement du Territoire, Environnement et Gestion urbaine, est nommée Directrice de la Planification urbaine et de la Réglementation au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, poste vacant ;
• Monsieur Mbade NGOM, Juriste spécialisé en droit de l’urbanisme et de la gouvernance territoriale, est nommé Directeur de la Réglementation de la Construction au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, poste vacant ;
• Madame Rama NDAO, Géographe-urbaniste, est nommée Directrice de la Régulation et du Suivi des Politiques de Logements au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, en remplacement de Monsieur Serigne Matar KA, appelé à d’autres fonctions.
Au titre du Ministère de l'Industrie et du Commerce
• Monsieur Abdoulaye FAYE, Titulaire d'un MBA en Gestion de Projet et Spécialiste en Développement du Secteur privé et Appui aux PME/PMI, est nommé Secrétaire général de l'Agence de Développement et d'Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME), en remplacement de Monsieur Jean Marie DIOUF, appelé à d'autres fonctions.
Au titre du Ministère des Infrastructures
• Monsieur Amadou Ciré SALL, Ingénieur ferroviaire, titulaire d'un Doctorat en conception mécanique, matricule de solde n° 672 833/G, est nommé Directeur des Infrastructures ferroviaires au Ministère des Infrastructures.
Au titre du Ministère de la Culture, de l'Artisanat et du Tourisme
• Monsieur Mohamed Lamine DIOP, Juriste, matricule de solde n° 720 774/A, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère de la Culture, de l'Artisanat et du Tourisme, en remplacement de Monsieur Baba NDOYE.
Marie Rose Khady Fatou FAYE,
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement
Sudan war three years on
Focus on Africa
It's three years today, April 15, since the war in Sudan erupted triggered by a power struggle between the army and paramilitary group, Rapid Support Forces - RSF. The fighting has led to a partitioning of the country and created the world’s largest humanitarian crisis. The number of women and girls needing support in Sudan following gender-based violence has nearly quadrupled since the start of the war, according to a new UN gender alert. We hear from the United Nations High Commissioner for Human Rights, Volker Türk.
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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 8 AVRIL 2026
CONSEIL DES MINISTRES - 08 AVRIL 2026
Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 08 avril 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
En introduction, le Chef de l’Etat réitère, dans le contexte des célébrations de la fête de Pâques, son message de félicitations et de solidarité, à l’endroit de la Communauté chrétienne, avant de poursuivre sa communication axée sur les points suivants :
Célébrations de la Fête nationale
Le Président de la République rappelle que le Sénégal a célébré, le 04 avril 2026, dans la communion et la fierté collective, le 66ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Il salue le succès retentissant des célébrations sur l’étendue du territoire national, marqué par la délocalisation, à Thiès, de la prise d’armes et du Grand défilé national sous sa présidence, en présence de son homologue de la République gabonaise, le Président Brice Clotaire Oligui NGUEMA, invité d’honneur de la manifestation.
Il remercie et félicite les populations de la Région de Thiès, les autorités administratives et l’ensemble des maires et élus locaux, pour leur accueil chaleureux et leur mobilisation remarquable, ayant permis la réussite de cet évènement exceptionnel de l’agenda républicain.
Le chef de l’Etat félicite également le Ministre des Forces armées, le Chef d’Etat-major général des Armées, le Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire et l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour la bonne organisation qui témoigne de leur professionnalisme et de leur exemplarité reconnus. Il exprime son engagement à renforcer la présence dans les territoires, l’équipement, la modernisation et l’excellence des FDS, pour asseoir un Sénégal souverain, dans un monde en pleine mutation.
Enfin, il rappelle au Gouvernement, dans l’optique de territorialisation de l’action de l’Etat, la nécessité de poursuivre la mise en application de la doctrine de délocalisation des activités de célébration, avec le déploiement maitrisé du Programme spécial de réalisation d’infrastructures dans les régions et chefs-lieux désignés hôtes.
Exploitation et régulation des autoroutes
Le Président de la République fait observer que la réalisation et l’exploitation des autoroutes participent au désenclavement des zones de production, à la qualité de l’aménagement du territoire, à l’accélération de l’urbanisation et à l’amélioration de la mobilité urbaine et interurbaine. Dans cette dynamique, il salue l’état d’avancement des travaux de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, exécutés à hauteur de 92%. Il demande, à cet effet, au Ministre des Infrastructures de prendre les dispositions pour la mise en service des axes entièrement achevés de la nouvelle Autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, la section Mbour-Thiadiaye en particulier. Au demeurant, le Chef de l’Etat prescrit d’accélérer les travaux du tronçon Thiadiaye-Kaolack et ceux relatifs à l’Autoroute Dakar-Tivaouane-Saint Louis et d’améliorer la circulation et la sécurité routière sur l’axe Dakar-Thiaroye-Rufisque-Toglou-Kirène-Malicounda-Mbour.
Enfin, il donne instruction au Ministre des Infrastructures de proposer un cadre intégré de gouvernance et de régulation des autoroutes en exploitation au Sénégal.
Gouvernance des transports terrestres
Le Président de la République souligne que la sécurité routière et la modernisation de la gestion des transports terrestres, doivent rester des priorités du Gouvernement, en relation avec les acteurs du sous-secteur, avant de constater une récurrence des grèves cycliques dans les transports routiers, qui entrave la circulation des personnes et des biens et freine les activités économiques.
Rappelant l’impératif de cultiver l’écoute, le dialogue et le sens élevé des responsabilités dans le respect des lois et règlements, il relève l’urgence de renforcer le dialogue social entre l’Etat et les acteurs des transports routiers, en vue de bâtir un pacte durable pour le retour immédiat au fonctionnement normal et intégral des transports routiers.
Réitérant son attachement à la bonne gouvernance des transports routiers, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre de veiller, avec le Ministre chargé des Transports terrestres, à l’application effective et inclusive des recommandations des états généraux des Transports.
Il souligne l’impératif d’assurer un contrôle routier optimal et de veiller au respect scrupuleux du Code de la Route et de la réglementation de la circulation des différentes catégories de véhicules de transport public. A cet égard, il rappelle au Gouvernement l’urgence d’accélérer la mise en œuvre des programmes de renouvellement des véhicules de transport et d’améliorer l’efficacité du système de transport collectif, avec le renforcement des parcs de la société « Dakar Dem Dik » et du Bus Rapid Transit (BRT), de même que ceux détenus par les associations et opérateurs privés agréés.
Le Président de la République demande au Gouvernement de veiller au fonctionnement performant du TER, des Chemins de Fer du Sénégal (CFS) et des Grands Trains du Sénégal (GTS), dans une perspective de développement optimal du transport urbain et interurbain multimodal.
Enfin, il donne instruction au Ministre des Transports terrestres de lui présenter, avant la fin du mois d’avril 2026, un Rapport exhaustif sur les contraintes et les perspectives de transformation inclusive des transports routiers au Sénégal, intégrant un calendrier précis.
Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats
Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il présidera, le jeudi 09 avril 2026, la Rentrée solennelle du Barreau, avant d’effectuer une tournée économique dans la Région de Kolda du 12 au 14 avril 2026.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :
Réforme de l’Ecole nationale d’Administration (ENA)
Abordant le rôle du capital humain dans la politique de transformation du Sénégal, le Premier Ministre a présenté le projet de réforme de l’École nationale d’Administration. Ce projet contribuera à la formation des ressources humaines, hautement qualifiées, susceptibles de conduire efficacement les politiques publiques arrimées à la Vision 2050 et à préserver la crédibilité de cette institution, véritable ascenseur social et levier de cohésion nationale et de démocratisation de l’accès aux hautes fonctions de l’État.
Face aux limites du décret n°2011-1704 du 06 octobre 2011 portant création de l’ENA et fixant ses règles d’organisation et de fonctionnement et aux impératifs de transformation systémique consistant à réinventer le profil adéquat du manager public, le Premier Ministre a proposé une réforme selon une approche globale, anticipative, inclusive et intégrée, favorisant une synergie d’actions pour des objectifs de modernité et de performance. Pour ce faire, il a annoncé la mise en place d’un Comité de pilotage, placé sous la supervision du Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, intégrant les acteurs clés, pour conduire ladite réforme. Ce Comité, cadre permanent de concertation, élargi à l’ensemble des acteurs concernés, engagera des concertations et formulera des propositions alignées aux politiques publiques des différents secteurs.
Le Premier Ministre a donné des indications non seulement relatives aux réformes juridiques et institutionnelles, mais également aux réformes pédagogiques et scientifiques, notamment l’élaboration d’un projet de décret abrogeant et remplaçant le décret régissant l’ENA, la modernisation des outils de gestion, l’augmentation des ressources financières et leur rationalisation, la nouvelle configuration des sections, la modernisation du matériel d’enseignement permettant de mettre le numérique au centre des enseignements, la mise en place de l’Institut de Formation à Distance (IFD) ainsi que l’adaptation au système LMD et l’ouverture d’un parcours doctoral.
Nouvelle doctrine du Secteur informel
Rappelant que l’économie informelle est une fragilité structurelle de notre modèle de développement, le Premier Ministre a estimé que la formalisation du secteur dit « informel » est à la fois une condition de notre compétitivité et un défi. Cette économie est caractérisée par une faible productivité, une assiette fiscale étroite, une couverture sociale insuffisante et un pilotage institutionnel fragmenté. Il s’y ajoute que la Stratégie nationale intégrée de Formalisation de l’Économie informelle (SNIFEI 2022-2026) n’a pas produit l’ensemble des résultats escomptés.
Par conséquent, le Premier Ministre a ordonné une évaluation indépendante rigoureuse de cette stratégie, devant conduire à une stratégie rénovée, reposant sur une nouvelle doctrine incitant fortement à la formalisation et sanctionnant les situations de fraude organisée. De ce point de vue, la formalisation ne sera plus une contrainte, a-t-il-estimé, mais un levier de compétitivité, de création d’emplois décents et de transformation structurelle de notre économie.
Le Premier Ministre a procédé à la typologie de l’informel en quatre (04) catégories, à savoir l’informel de survie, l’informel de transition, l’informel d’optimisation et l’informel illicite. Il a retenu l’alignement des dispositifs d’appui et l’approche interministérielle ainsi que des arbitrages stratégiques notamment l'opérationnalisation effective du statut de l'entreprenant, l’immatriculation comme condition d’accès aux avantages publics, une protection sociale visible et accessible et, enfin, une lutte renforcée contre la fraude organisée.
Dès lors, le Premier Ministre a demandé au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, de lui soumettre, dans un délai de quinze (15) jours, une proposition d’organisation d’un Conseil interministériel dédié à la formalisation. Ce Conseil devra permettre l’adoption d’une stratégie nationale rénovée, assortie d’une feuille de route opérationnelle, d’objectifs chiffrés par ministère et d’arbitrages budgétaires et réglementaires clairs.
Le projet de restructuration globale du Réseau de Transport en Commun (RTC)
Le Premier Ministre a annoncé que le projet de restructuration globale du Réseau de Transport en Commun de Dakar (RTC), d’un montant total de 267 milliards de FCFA et piloté par le Conseil exécutif des Transports urbains durables de Dakar (CETUD), est une initiative structurante pour la mobilité urbaine de la capitale. Il permettra de réorganiser le réseau de bus pour mieux connecter les usagers aux transports de masse, d’améliorer la desserte des zones périphériques et de déployer des bus à faible émission. Ce projet prévoit également le déploiement d’infrastructures modernes, l’acquisition d’un matériel roulant de qualité ainsi que la professionnalisation des opérateurs du secteur.
Pour le Premier Ministre, la mise en œuvre dudit projet exige une impulsion décisive pour lever les derniers obstacles. Après avoir identifié les blocages opérationnels qui freinent son démarrage effectif, le Premier Ministre a donné instruction au Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération et au Ministre des Finances et du Budget, de prendre, sans délai, toutes les dispositions nécessaires pour lever ces obstacles et permettre le démarrage effectif du projet.
Enfin, il a demandé au Ministre des Infrastructures, au Ministre des Transports terrestres et aériens, au Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du Territoire et au Ministre des Forces armées, après concertation, de lui présenter un avis sur la faisabilité du Stade de Ouakam sur le site de l’Ancienne Piste.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines et le Ministre des Finances et du Budget ont fait une communication conjointe sur l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur l’approvisionnement et l’évolution des prix des produits pétroliers et de l’électricité.
Le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public a fait une communication portant sur la présentation du projet de loi portant Code du Travail et du projet de loi portant Code de la Sécurité sociale.
Marie Rose Khady Fatou FAYE,
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement
mardi 7 avril 2026
lundi 6 avril 2026
Thiès : le camp GMI renommé « Camp des martyrs du 16 février 1994 »
Article de Alioune Diouf Agence de Presse Senegalaise
SENEGAL-SECURITE-INFRASTRUCTURES-DÉNOMINATION
Thiès, 6 avr (APS) – Le Camp du Groupement mobile d’intervention (GMI) de Thiès, communément appelé Camp Tropical a été rebaptisé du nom de Camp des Martyrs du 16 février 1994, en souvenir des six policiers morts lors des violences intervenues à cette date à Dakar.
”Le site où nous nous trouvons aujourd’hui, connu jusqu’à présent sous l’appellation de Camp Tropical, portera désormais officiellement le nom de Camp des Martyrs du 16 fevier 1994”, a dit samedi le directeur de police Mame Seydou Ndour, directeur général de la Police nationale.
Il prenait part à une cérémonie de rebaptisation de cette infrastructure et de remise de décorations à des agents de Police, après le défilé du 4 avril, marquant le 66-ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal, délocalisé dans la cité du rail, en présence du président de la République. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Bamba Cissé était présent à cette cérémonie.
”La célébration de notre indépendance est indissociable de notre devoir de mémoire envers ceux qui ont consacré leur vie à la défense de nos institutions”, a dit le directeur général de la Police nationale.
Mame Seydou Ndour a salué la ”décision hautement symbolique” de rebaptiser le Camp du GMI de la Police nationale, en mémoire aux policiers disparus le 16 février 1994, qui demeure une ”date marquante dans l’histoire de la Police nationale”.
”Ce jour-là, dans l’accomplissement de leur mission de maintien de l’ordre public, six de nos fonctionnaires de police ont perdu la vie, lors de violents affrontements”, a dit Mame Seydou Ndour. ”Ils sont tombés en défendant l’état de droit et la sécurité de nos concitoyens”, a-t-il poursuivi, ajoutant :
”ce geste témoigne de notre volonté de pérenniser la mémoire de nos collègues disparus”.
”Le Camp des martyrs du 16 février 1994 rappellera, de façon permanente à chaque fonctionnaire de police l’exigence de notre métier”, notamment le ”sens du sacrifice”, a-t-il déclaré. Aux membres des familles de policiers disparus, il a lancé : ”vous êtes les témoins du prix que notre pays a payé pour préserver l’ordre et la stabilité”.
Le directeur général de la Police nationale leur a assuré que ”l’institution policière ne [les] oubliera jamais”. Cet acte est une ”reconnaissance solennelle” du sacrifice ultime de ces agents, a-t-il dit, invitant les agents en activité à maintenir un ”niveau élevé de professionnalisme, de cohésion et d’intégrité”, tout en les exhortant à consolider leur ”relation de confiance” avec les populations par leur ”exemplarité quotidienne”.
Pour Mame Seydou Ndour, l’honneur fait au Sénégal d’accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse, ”événement international de première importance”, témoigne de la reconnaissance de la ”stabilité politique et sécuritaire” que le Sénégal a ”su construire et maintenir”.
”A cette occasion, les forces de défense et de sécurité, dont la Police nationale, constituent un pilier essentiel”, a assuré le responsable, non sans rassurer quant à l’engagement de la Police nationale à ”garantir la sécurité de tous les participants, des spectateurs et du public, tout en projetant une image positive de notre pays sur la scène mondiale”.
Ce sera, selon lui, ”une occasion de montrer au monde l’excellence de nos institutions sécuritaires et notre capacité à organiser des événements d’envergure internationale”.
Mame Seydou Ndour a saisi l’occasion, pour adresser ses félicitations aux défilants issus de la police, pour leur ”prestation de grande qualité” alliant ”rigueur discipline et prestance”.
Il y a eu au total 15 décorations, dont 12 médailles d’honneur de la Police décernées à des agents de police, à des sous-officiers et des officiers de police. Trois autres policiers ont été élevés au rang de chevalier.
MKB/ADI/ADC
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dimanche 5 avril 2026
samedi 4 avril 2026
vendredi 3 avril 2026
ADRESSE À LA NATION DE S.E.M BASSIROU DIOMAYE DIAKHAR FAYE – 03 AVRIL 2026
DISCOURS - 03 AVRIL 2026
Ce vendredi 3 avril 2026, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République, a adressé son traditionnel Message à la Nation à l’occasion du 66e anniversaire de l’Indépendance du Sénégal, dont les célébrations officielles auront lieu demain, samedi 4 avril, à Thiès, capitale du Rail.
Retrouvez ci-dessous l’intégralité de son discours :
Mes chers compatriotes,
Notre pays s’apprête à célébrer le soixante-sixième anniversaire de son accession à l’indépendance. Ce rendez-vous du 4 avril est plus qu’une simple commémoration. Il est un moment de rassemblement, un moment de fierté, un moment où la Nation mesure le chemin parcouru et se remet en marche, plus consciente de ce qui l’unit.
L’indépendance fut un acte fondateur. Elle a donné au Sénégal le droit de choisir, le devoir de décider et la responsabilité d’assumer son destin.
À l’heure où tant de peuples vivent l’épreuve de l’instabilité, où des conflits déchirent des régions entières et où les équilibres du monde se déplacent avec fracas, nous devons mesurer ce que nous avons de plus précieux : la République.
La République n’est pas seulement un acquis. Elle est le fruit d’un effort collectif permanent, d’une discipline civique et d’une fidélité profonde à l’État.
Dans ce contexte international particulièrement instable, marqué notamment par l’escalade des tensions au Moyen-Orient et la guerre en Iran, les équilibres économiques mondiaux demeurent exposés à des chocs imprévisibles.
Ces évolutions exercent déjà des pressions sur les chaînes d’approvisionnement, les coûts de transport et les prix de l’énergie, avec des effets qui peuvent se répercuter sur les économies, y compris la nôtre. Les efforts importants consentis ces derniers mois pour alléger le coût de la vie et améliorer les conditions des ménages doivent donc être consolidés avec vigilance.
C’est pourquoi nous devons rester lucides, anticiper ces évolutions et poursuivre, avec méthode et responsabilité, les réformes engagées afin de préserver durablement notre économie et le pouvoir d’achat des Sénégalais.
Mes chers compatriotes,
La stabilité que nous avons su préserver s’appuie, avant tout, sur l’engagement de nos Forces de Défense et de Sécurité. Elles sont le bouclier silencieux de notre stabilité. Elles veillent sur nos frontières, sur nos villes comme sur nos campagnes.
Elles protègent nos populations et leurs biens. Elles répondent aux menaces. Elles portent haut le drapeau du Sénégal, ici, et partout où le devoir les appelle.
La modernisation de nos Forces de Défense et de Sécurité, engagée ces dernières années, a permis de renforcer leurs capacités et d’adapter leur organisation aux défis contemporains.
Le déploiement stratégique à l’Est, l’implantation de nouvelles unités et la création d’une industrie de défense, traduisent une préparation minutieuse et lucide.
Cette année, la Fête nationale, dont le défilé se tiendra demain à Thiès, met à l’honneur la contribution des Forces de Défense et de Sécurité aux Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.
Ce choix exprime une vision claire de l’État.
En effet, nos Forces e Défense et de Sécurité ne se tiennent pas en retrait de la Nation. Elles en sont une composante vivante. À travers le concept Armée-Nation, elles transmettent aux jeunes les valeurs de civisme, de discipline et d’engagement. Elles démontrent ainsi que servir la patrie ne se limite pas seulement à la défense du territoire : c’est aussi construire, protéger et bâtir son avenir.
Mes chers compatriotes,
Dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse, la mobilisation des forces de Défense et de Sécurité est totale. La Gendarmerie et la Police nationales préparent un dispositif de sécurisation complet pour Dakar, Diamniadio et Saly.
Des milliers de personnels, appuyés par des moyens terrestres, maritimes et aériens, seront engagés afin de garantir la sérénité de cet événement historique.
Certes les JOJ Dakar 2026 seront un moment de rayonnement pour le Sénégal et pour l’Afrique. Mais au-delà, ces Jeux laisseront un héritage durable en matière d’infrastructures, d’équipements, d’organisation, de compétences et de confiance collective.
A six mois de leur ouverture, notre pays compte, en plus des Forces de Défense et de Sécurité, sur la mobilisation de sa jeunesse, du monde des arts et de la culture, ainsi que de nos partenaires extérieurs pour relever ce défi national et ce pari continental.
Outre les infrastructures de compétition en cours de finalisation, d’autres ouvrages sont en chantier dans plusieurs communes dans le cadre du programme quinquennal des Infrastructures Sportives de Proximité (ISP).
Le sport contribue à l’épanouissement des populations, au renforcement de l’unité national et au rayonnement international de notre pays. La Coupe d’Afrique des Nations remportée par l’équipe nationale de football, sa prochaine participation à la Coupe du Monde, les nombreux trophées gagnés par les différentes disciplines individuelles ainsi que celles par équipe, démontrent que le Sénégal est un pays de champions.
Mes chers compatriotes,
Un de nos grands défis est de former une jeunesse nourrie de discipline, d’excellence, d’amour de la patrie et profondément enracinée dans nos valeurs.
Les centres de formation de Thiempeng, Sébikotane et Ndouloumadji sont opérationnels. D’autres sont en cours d’achèvement à Touba, Diourbel et Linguère. Vingt-trois (23) centres départementaux supplémentaires sont programmés afin de rapprocher les opportunités de formation des terroirs.
La formation professionnelle et technique supérieure, de son côté, va connaître une impulsion inédite à travers la construction de huit (8) nouveaux Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) d’une capacité globale de vingt-quatre mille (24 000) apprenants à l’horizon 2029.
Mes chers compatriotes,
Les récents évènements douloureux survenus à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et marqués par le décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba, paix à son âme, renseignent sur les vulnérabilités de notre système d’enseignement supérieur.
L’université sénégalaise, malgré sa grande résilience démontrée à maintes reprises, doit être repensée.
Face aux fragilités du système d’enseignement supérieur du fait de la massification des effectifs d’étudiants, de l’insuffisance du nombre d’enseignants-chercheurs et des infrastructures, des corrections s’imposent pour un redressement de la situation.
Il est impératif de procéder à une refondation de l’enseignement supérieur.
C’est cette exigence qui m’avait amené à instruire la tenue d’assises dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur et l’élaboration de l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ANTESRI) dont l’adoption donnera une feuille de route pour une université pacifiée, compétitive et alignée sur les orientations de la vision Sénégal 2050.
La crise universitaire actuelle sur la question des allocations d’études, liée en partie au dérèglement du calendrier académique, a conduit l’État du Sénégal à conclure des contrats de performance avec toutes les universités publiques en vue d’un retour définitif à une année universitaire normale.
Au demeurant, les réformes systémiques engagées, dans le cadre de la refondation curriculaire, visent à repenser, dans son ensemble, notre modèle éducatif et de formation, afin qu’il soit d’une part, fondamentalement enraciné dans nos langues, notre culture, nos traditions et nos valeurs et d’autre part, qu’il prépare notre jeunesse à la maîtrise de compétences et de connaissances scientifiques et techniques notamment le numérique et l’intelligence artificielle.
Mes chers compatriotes,
La Vision Sénégal 2050 nous enseigne que le progrès véritable ne se mesure pas seulement à la croissance économique, mais aussi à la capacité d’un pays à prendre soin des plus vulnérables et à garantir à chacun sa dignité et sa place dans la communauté nationale.
C’est pourquoi, j’ai placé l’inclusion des personnes handicapées au cœur de l’action publique.
Plus de quinze mille (15 000) titulaires de la Carte d’Égalité des Chances sont déjà enrôlés dans le régime d’assurance maladie universelle, avec un objectif d’extension significatif en 2026.
L’accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat est renforcé : mille quatorze (1 014) projets portés par des personnes handicapées ont été financés, avec l’appui du FONGIP et de la DER/FJ pour un montant global de 1,37 milliards. Dans le cadre du PAVI II, au moins 5 % de l’enveloppe globale de 107 milliards sera réservé à leurs projets.
Le Programme national de Bourses de Sécurité familiale a été relancé et renforcé. Il est articulé avec la carte d’assurance maladie universelle et d’autres filets sociaux au profit des bénéficiaires. Les dispositifs de protection sociale adaptative soutiendront les familles affectées par les chocs économiques et climatiques.
Mes chers compatriotes,
Soixante-six ans après l’indépendance, le Sénégal demeure fidèle à son cap.
Le Sénégal est plus que jamais stable dans ses institutions, portées par une dynamique de réformes qui vise à consolider, dans la durée, les fondements de notre Pacte républicain.
Notre pays demeure confiant en sa jeunesse et profondément attaché à ses valeurs. Notre responsabilité c’est de préserver cet héritage, l’enrichir et le transmettre.
Demain, lorsque notre Drapeau s’élèvera, qu’il nous rappelle que l’indépendance est à la fois une mémoire et une exigence pour chaque Sénégalaise et chaque Sénégalais. Celle d’inscrire son action dans une dynamique collective où chaque geste, chaque engagement, contribue à renforcer la cohésion nationale et à ouvrir des perspectives nouvelles pour les générations futures.
C’est une fierté et un devoir.
C’est ensemble, dans l’unité, le travail et la discipline républicaine, que nous continuerons à écrire l’histoire du Sénégal.
Vive la République !
Vive le Sénégal !
jeudi 2 avril 2026
mercredi 1 avril 2026
COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 1ER AVRIL 2026
CONSEIL DES MINISTRES - 01 AVRIL 2026
Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 1er avril 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :
Célébration de la fête de Pâques
Le Président de la République entame sa communication en évoquant la Semaine Sainte, en prélude à la célébration de la fête de Pâques et adresse ses félicitations et vœux à la Communauté chrétienne, avant de prier, avec l’ensemble de la Nation, pour un Sénégal de paix et de prospérité dans la solidarité.
Il demande au Gouvernement de mettre en œuvre les mesures appropriées pour un bon déroulement des célébrations de la Pâques sur l’étendue du territoire national.
An II de l’accession à la Magistrature suprême et mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation
Rappelant sa prestation de serment devant la Nation, le 02 avril 2024, le Président de la République remercie le Peuple sénégalais pour sa confiance et son engagement pour la matérialisation du projet pour un Sénégal souverain, juste et prospère. A cet égard, il félicite le Premier Ministre, les ministres et secrétaires d’Etat, pour les efforts consentis, afin d’accélérer le redressement du pays, améliorer le bien-être des populations et impulser la transformation systémique du Sénégal, malgré la situation économique, financière et sociale sans précédent héritée de l’ancien régime.
Il souligne la délicatesse de la phase de correction et de restructuration engagée, enregistrant des avancées notables, parmi lesquelles la présentation de l’audit des finances publiques, la publication de la Vision « Sénégal 2050 » et la réalisation du Masterplan, de la Stratégie nationale de Développement (SND), du New Deal technologique et des états généraux sectoriels. Ces documents d’orientation et de cadrage de référence, estime le Président de la République, ont permis d’amorcer une transformation véritable du pays dans toutes ses dimensions et composantes.
Dans cette optique, il réitère sa volonté d’accentuer les réformes pour la modernisation de la Justice, la transparence dans la gouvernance publique et la reddition systématique des comptes, comme en attestent les lois sur l’OFNAC, la déclaration de patrimoine, les lanceurs d’alerte et l’accès à l’information.
Dans ce sillage, il donne instruction au Gouvernement d’accélérer l’exécution du Plan de Redressement économique et social (PRES), la mise en œuvre des nouvelles politiques agricole et industrielle, le développement de l’économie sociale et solidaire, et la régulation des prix sur les marchés. Il lui demande, également, de veiller au renforcement du dialogue social et à la stabilité des secteurs névralgiques ainsi qu’à l’amélioration de la qualité des services publics, dans le cadre d’une décentralisation intensive des projets et investissements publics, avec la mise en place progressive des pôles territoires.
Centralité de la jeunesse dans les politiques publiques
Après avoir présidé à Thiès, le 30 mars 2026, la cérémonie d’ouverture de la Semaine nationale de la Jeunesse, le Chef de l’Etat félicite le Ministre de la Jeunesse et des Sports, les autorités administratives et locales de cette région, les délégations de chaque région pour la qualité de l’organisation de cet évènement, marqué par la mobilisation massive des jeunes.
Partant de la place de la Jeunesse dans la mise en œuvre des politiques publiques et de son rôle primordial dans le développement national, il rappelle au Premier Ministre l’importance et l’urgence de renforcer l’éducation, l’encadrement, la formation professionnelle et technique et l’employabilité des jeunes. En outre, le Chef de l’Etat engage le Gouvernement à accentuer, dans chaque département, le développement des infrastructures sportives et de promotion de la Jeunesse et à assurer une mobilisation des jeunes à l’occasion des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ Dakar 2026). Il lui prescrit d’impliquer les jeunes dans la gouvernance publique, en activant les instances communales, départementales, régionales et nationales de consultation des jeunes. A ce titre, le Président de la République demande au Ministre de la Jeunesse et des Sports de préparer l’installation du Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal, qu’il présidera au plus tard en fin juin 2026.
Rôle majeur des daara dans la transformation du système éducatif national
A l’issue de la Journée nationale des Daara qu’il a présidée, avec la participation de toutes les parties prenantes, le Président de la République félicite le Ministre de l’Education nationale, les responsables, partenaires et acteurs des Daara, pour leur implication effective dans la bonne tenue des concertations organisées dans le cadre des Assises nationales des Daara, dont les conclusions ont été présentées lors de ladite journée.
Il demande au Gouvernement de poursuivre le dialogue permanent avec l’ensemble des acteurs des Daara, en vue d’une application effective des recommandations consensuelles issues des Assises nationales. Dès lors, le Ministre de l’Education nationale et le Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique mettront en œuvre un programme intégré de soutien aux Daara, afin d’asseoir leur place déterminante dans la consolidation du système éducatif et leur contribution au développement économique et social.
Renforcement de la transparence dans les industries extractives
Rappelant que la transparence dans la gestion des ressources naturelles demeure une priorité, le Chef de l’Etat félicite le Gouvernement, le Comité national ITIE et son Président, l’ensemble des acteurs publics et privés impliqués, dont le travail conjoint a permis d’améliorer le score global du Sénégal (89/100) avec la mention « Très bon », lors de l’exercice de validation 2025. Il demande au Premier Ministre de veiller, avec les ministères concernés, à consolider les acquis ainsi que l’impact positif du secteur extractif sur les communautés et l’engagement des parties prenantes, en exécutant les recommandations et les mesures de correction requises. A cet égard, il insiste sur le contrôle des ressources naturelles, la gouvernance des entreprises publiques des secteurs des hydrocarbures et des mines, les fonds destinés à la gestion environnementale et au développement des collectivités territoriales et des communautés de base concernées par l’exploitation minière ainsi que les moyens et ressources destinés au fonctionnement du Comité national ITIE.
Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats
Le Chef de l’Etat informe le Conseil avoir effectué une visite officielle au Royaume d’Espagne, du 24 au 26 mars 2026, sur invitation de Sa Majesté le Roi Felipe VI. Il renouvelle ses remerciements au Roi Felipe, au Président du Gouvernement espagnol, Pedro SANCHEZ, et à l’ensemble du peuple espagnol ami, pour l’accueil chaleureux et toutes les marques d’attention.
Ce déplacement, qui atteste de la qualité des relations entre les deux pays, a été principalement marqué par la réception au Palais royal et a abouti aux résultats appréciables dont l’élévation de la coopération au niveau de partenariat stratégique global et l’adoption du cadre de partenariat pour le développement durable Espagne-Sénégal 2026-2030, doté d’une enveloppe de 180 millions d’euros, l’alignement des investissements espagnols sur la Vision Sénégal 2050 et les projets prioritaires, l’accompagnement dans l’organisation des JOJ, la décision de renforcer la coopération dans des domaines clés et la signature de cinq (05) instruments juridiques de coopération.
En marge de cette visite, le Chef de l’Etat a présidé le Forum économique dédié au Sénégal et reçu des investisseurs et dirigeants d’Entreprises espagnoles, des hommes politiques dont le Président du Gouvernement de la région des Canaries ainsi que la communauté sénégalaise établie en Espagne.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :
Le rôle de la jeunesse dans la politique de transformation du Sénégal à travers le service civique national
Pour le Premier Ministre, l’encadrement et la mobilisation de la jeunesse en vue d’assurer sa contribution optimale à l’œuvre de construction nationale demeurent une priorité absolue pour le Gouvernement. Il estime que le développement durable d’une Nation repose autant sur ses performances économiques que sur la qualité de son capital humain et la solidité de ses valeurs civiques, piliers essentiels de la cohésion sociale et de la stabilité institutionnelle. A cet égard, le service civique et le volontariat apparaissent comme des instruments privilégiés de formation citoyenne, d’engagement collectif et de mobilisation des jeunes, en particulier, autour de projets utiles à la société.
Le Premier Ministre a rappelé les initiatives en cours de réalisation, dont l’érection d’un Centre de Transformation systémique à vocation africaine et des Centres civiques des Métiers dans les territoires. Il a également indiqué les actions de promotion du civisme et du volontariat, notamment l’instruction civique et patriotique, l’initiation au civisme et à la citoyenneté, la mobilisation des volontaires agricoles et de la consommation, la célébration de la Semaine nationale du Volontariat, l’appel à l’action pour l’année internationale des volontaires pour le développement durable et la Journée internationale des Volontaires, la tournée de sensibilisation à la citoyenneté active ainsi que les vacances agricoles citoyennes.
En outre, il a annoncé les mesures à mettre en œuvre, dont la mise en place d’un Programme de recours au volontariat des Séniors, le renforcement de l’éducation civique dans le cadre de la révision des curricula d’enseignement, l’élaboration de la documentation relative au cadre national de concertation sur le civisme et la citoyenneté active, la finalisation du décret d’application de la loi d’orientation générale sur le volontariat et du décret relatif à l’organisation et au fonctionnement de la Direction générale du Service civique national et du Volontariat (DGSCNV) et la mise en place du Comité national des Acteurs du Volontariat et du Guichet unique du volontariat, en associant les principaux acteurs non étatiques.
Refondation des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (STEM) dans le cadre de l’Agenda national de Transformation
Le Premier Ministre a fait observer que la transformation requiert un vivier conséquent de talents techniques et scientifiques, en soulignant les besoins en techniciens supérieurs, ingénieurs, chercheurs et professionnels capables de porter les grands projets structurants qui jalonnent la feuille de route de l’Agenda national de Transformation.
Or, selon lui, les résultats du baccalauréat 2025 révèlent une situation en défaveur des filières scientifiques. Ainsi, les séries littéraires concentrent à elles seules la quasi-totalité des candidats inscrits. Par ailleurs, des académies entières comme celle de Kaffrine, Louga, Matam et Sédhiou n’ont pu présenter de candidat au baccalauréat technique. De même, les séries scientifiques ne concernent qu’un nombre marginal d’élèves. Sur les 77 388 bacheliers admis en 2025, seuls 15 888 le sont dans la filière Sciences et Techniques, contre 59 575 dans les filières littéraires.
Déplorant cette inadéquation structurelle entre notre système éducatif et les besoins de notre économie et rappelant que l’Agenda national de Transformation exige des compétences techniques pointues dans des secteurs aussi vitaux que l’agriculture, la santé, l’innovation, l’énergie, les mines et la transformation industrielle, le Premier Ministre a donné instruction :
- au Ministre de l’Éducation nationale de procéder, dans les meilleurs délais, à une révision profonde des mécanismes d’orientation et de valorisation des filières S, S1 et S3 ;
- au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en lien avec le Ministre chargé de la Formation professionnelle, de restructurer l’offre de formation pour l’aligner sur les besoins de l’Agenda national de Transformation, l’objectif étant de faire passer le taux de candidats dans les filières techniques de 2,07 % à 15 %, au moins, d’ici cinq (05) ans ;
- au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de développer les Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).
Le Premier Ministre a souligné qu’il envisage l’organisation d’une tournée nationale des universités. Il a donné mandat au Ministre en charge de l’Enseignement supérieur, en liaison avec les services de la Primature, pour la préparation technique et logistique, la définition d’une trame nationale d’échanges et l’organisation, à l’issue de la tournée, d’une restitution stratégique assortie de recommandations opérationnelles et d’un plan de suivi.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur les développements économiques récents et les perspectives.
Le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a fait une communication sur le suivi des demandes sur e-Senegal.
Le Ministre de l’Education nationale a fait une communication sur les évolutions envisagées du concours d’entrée en classe de sixième du Moyen.
Marie Rose Khady Fatou FAYE,
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement
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