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vendredi 3 mars 2017
jeudi 2 mars 2017
Entrepreneuriat ou entreprenariat ?
Entrepreneuriat
ou entreprenariat ?
Ce matin en regardant les informations à la télévision
(je ne citerai pas la chaîne mais quoi qu’il en soit, on voit aussi des horreurs
ailleurs, sur Internet par exemple…), j’ai eu les yeux écorchés (aïe, oui ça
fait mal mais on s’en remet !) par une annonce écrite (vous savez, tout en bas
de l’écran) concernant, je cite, ‘ l’entreprenAriat ‘. Eh bien voilà, ce mot a
été mal écrit ! On écrit ENTREPRENEURIAT, avec EU et pas A, et les
dictionnaires Larousse et Robert, pas toujours en harmonie sur certains mots,
s’accordent bien sur cette orthographe. Le nom entrepreneuriat, créé
récemment pour une utilisation dans le domaine de l’économie parallèlement à
des noms comme partenariat ou actionnariat, vient d’entrepreneur,
avec EU. Or, les deux exemples donnés ci-dessus viennent de noms prenant un A
(partenAire et actionnAire), et l’analogie pourrait bien être une des causes
expliquant la faute consistant à écrire ‘ entreprenariat ‘ au lieu de ‘
entrepreneuriat ‘. Phonétiquement, c’est assez proche aussi, et si on parle
vite, il est assez difficile de faire la différence… ASTUCE pour ne plus se tromper : si vous hésitez,
pensez à ENTREPRENEUR (il ne viendrait à l’idée de personne de dire
ENTREPRENAIRE ou ENTREPRENARE… enfin j’espère !), et ajoutez IAT, ce qui donne
‘ entrepreneuriat ‘. La seule orthographe qui aurait été possible (mais ce
n’est pas le cas) en dehors de l’orthographe officielle ENTREPRENEURIAT aurait
été ENTREPRENEURAT, sans le ‘ i ‘ comme docteur-doctorat,
professeur-professorat par exemple, mais ceux-ci prennent un ’ o ‘ et non
pas ‘ eu ‘ alors ne compliquons pas les choses, un autre article expliquera
éventuellement l’origine de ces différences. Donc on écrit bien
ENTREPRENEURIAT, c’est cela qu’il faut retenir.
http://alorthographe.unblog.fr
Conseil des Ministres du 1er mars 2017
Conseil des Ministres du 1er mars 2017
Le Président
Macky SALL a réuni le Conseil des Ministres, mercredi 1er mars 2017, à 10
heures, au Palais de la République.
Le Président de la République entame sa communication
en exprimant la solidarité de la Nation à la communauté chrétienne, à
l’occasion de ce saint temps de carême, période de pénitence, de partage, de
pardon et de prière. Il réitère également son attachement à la cohabitation
pacifique entre les communautés religieuses du Sénégal, ainsi qu’à la
consolidation dynamique du dialogue Islamo- chrétien.
Rappelant la mission régalienne de l’Etat, d’assurer
la sécurisation des personnes et des biens, le Chef de l’Etat demande au
Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, au Ministre des Forces
armées, de déployer,dans toutes les localités du Sénégal, les stratégies
adéquates ainsi que les moyens de prévention et d’intervention nécessaires,
afin de juguler la recrudescence de la délinquance.
Dès lors, le Président de la République demande au
Gouvernement de développer, en relation avec les acteurs économiques et
sociaux, des actions significatives de présence sur le terrain et une
communication de proximité, en vue d’améliorer la couverture sécuritaire,
notamment des établissements financiers, des pharmacies, des marchés, des
centres commerciaux et artisanaux, des boutiques et autres magasins de produits
et d’articles de luxe.
Le Chef de l’Etat invite enfin, le Gouvernement à
renforcer le cadre d’exercice et de contrôle des entreprises de sécurité privée
et à mettre en œuvre, sans délai, un plan national consensuel de lutte contre
la délinquance.
Par ailleurs, saisissant l’occasion de la célébration,
le 1er mars, de la Journée mondiale de la Protection civile, le Chef de l’Etat
rappelle au Gouvernement l’impératif de promouvoir une culture de prévention en
matière de protection civile,d’assurer l’actualisation et l’opérationnalisation
du dispositif national d’organisation des secours ainsi que le fonctionnement
régulier des Commissions supérieure, régionales et auxiliaires de protection
civile.
Dans ce cadre, Il convient de renforcer la
sensibilisation des acteurs économiques et des populations, sur le respect des
normes de construction et de sécurité civile, en matière d’édification de
bâtiments, d’unités industrielles, d’établissements recevant du public et
d’accorder une attention particulière à la surveillance des sites sensibles
ainsi qu’à la qualité de l’air et de l’eau.
Appréciant la nouvelle dynamique de la politique de promotion
de l’emploi des jeunes,une des priorités de son mandat, dans le cadre d’un
développement durable, équitable et inclusif, le Chef de l’Etat demande au
Gouvernement de veiller à la mise en œuvre d’initiatives volontaristes et
ambitieuses, saisissant toute l’urgence de l’action, pour apporter une réponse
appropriée à l’attente des jeunes demandeurs d’emplois.
Dans cette perspective, le Président de la République
invite le Gouvernement à développer une formation professionnelle rapide pour
les jeunes sans métiers ou sortis prématurément du système éducatif classique,
pour les préparer à entrepreneuriat et faciliter leur insertion
socio-économique dans des secteurs porteurs et fortement créateurs d’emplois.
En outre, le Chef de l’Etat indique au Gouvernement
l’impératif de mieux encadrer et d’accélérer le processus de préparation des
projets des jeunes, à travers les mécanismes publics de financement et
l’accompagnement efficace des structures de l’Etat chargés de l’emploi, en
veillant à l’accroissement des financements destinés, notamment aux jeunes des
territoires périurbains.
Enfin, après avoir informé le Conseil de la mise en
place à la Présidence de la République, d’un mécanisme de suivi-évaluation de
la politique nationale de l’emploi, le Président de la République invite le
Gouvernement à mettre en œuvre, dans les meilleurs délais, un plan d’action
opérationnel pour l’emploi des jeunes (2017-2019), sous le mode de gestion
« Formation rapide - Financements - Emplois ».
Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur son
agenda diplomatique, en informant le Conseil qu’il effectuera du 5 au 9 mars
2017, une tournée économique, dans les régions de Louga, Saint Louis et Matam.
Il a également informé le Conseil de la visite d’amitié et de travail que Son Excellence
Monsieur Adama BARROW, Président de la République de Gambie effectuera au
Sénégal, du 2 au 4 mars 2017.
Le Premier Ministre a axé sa communication sur les
initiatives prises par les services de police et de gendarmerie pour assurer la
protection des citoyens et des biens, avant de rendre compte du suivi et de la
coordination de l’activité gouvernementale.
Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais
de l’Extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale.
Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a
fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.
Le Ministre de la Formation professionnelle, de
l’Apprentissage et de l’Artisanat a rendu compte de l’état d’avancement de la
préparation du Salon International de l’Artisanat de Dakar (SIAD) prévu au mois
de mai 2017.
Le Ministre auprès du Président de la République en
charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent a rendu compte de l’état d’avancement
des différents projets et réformes.
Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a adopté :
- le projet de loi portant création de la Société nationale dénommée « Société de Gestion et d’Exploitation de la Télédiffusion numérique au Sénégal ».
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :
- Monsieur Papa Talam DIAO, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ministre-conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Pretoria, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de son Excellence Monsieur Joseph Kabila KABANGE, Président de la République démocratique du Congo ;
- Madame Amy Mbacké DIAW, spécialiste en gestion des ressources humaines, est nommée Directeur de l’Assistance et de la Promotion des Sénégalais de l’Extérieur, au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, poste vacant.
mercredi 1 mars 2017
Découverte de gaz à Cayar: les 590 milliards de M3 sur toutes les lèvres
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Dans le cadre du projet Ford «publiez ce que vous payez», le collège de
veille d’alerte et d’action de Cayar (covaac) a organisé un forum populaire
sur les enjeux de l’exploitation de la découverte de gaz dont la réserve est
estimée à 590 milliards de m3. La rencontre a été l’occasion de disséminer le
rapport 2014 de l’initiative pour la transparence dans les industries
extractives (itie)
Le Sénégal a découvert d’importantes ressources en hydrocarbures en 2014, dans le bloc de Sangomar, avec une réserve estimée à 473 millions de barils et en 2015, du gaz classé au rang mondial dont la réserve est estimée à 590 milliards de m3, à cheval entre la Mauritanie et le Sénégal, dans les blocs de Cayar et de Saint-Louis. De telles découvertes ont suscité un débat sans précédent dans le pays. Et pour anticiper sur les évènements et dans le cadre du projet Ford, « Publiez Ce Que Vous Payez », le Collège de Veille d’Alerte et d’Action de Cayar (Covaac) a organisé un forum communautaire regroupant les décideurs locaux, les acteurs de la pêche et de l’agriculture, les Associations sportives et culturelles (Asc) et tous les pans de la société. Selon Abdoul Aziz Diop, coordonnateur de la coalition «Publiez ce que vous payez», par ailleurs coordonnateur régional du Forum civil, c’est le moment de poser le débat public informel, car il s’agit de ressources qui appartiennent au peuple sénégalais et que l’Etat devrait gérer au bénéfice de ce peuple. Mais pour que les populations puissent en bénéficier, il faut trois leviers. Il s’agit de la transparence dans toute la chaîne des valeurs depuis l’octroi des licences, des contrats, des conventions, etc. L’autre aspect c’est la gestion responsable, respectueuse de tous les droits des communautés, des populations impactées. Et le troisième levier, c’est la répartition équitable des ressources générées par l’exploitation. Pour le cas du pétrole, dit-il, Kayar est actuellement dans une posture d’attente et c’est légitime. «Kayar était connue pour la pêche, le maraîchage dans la zone des Niayes. Si maintenant le pétrole et le gaz sont bien gérés, ils peuvent devenir une bénédiction non seulement pour les populations locales, mais aussi pour l’ensemble du pays. C’est pourquoi, nous sommes venus à Kayar poser ce débat de façon publique. Il y aura à coup sûr des impacts négatifs et positifs, mais aussi des opportunités et c’est le moment de s’organiser, dans la perspective de conventions locales de développement, l’Etat n’ayant pas transféré les compétences sur les mines, le pétrole, le gaz. Ainsi, il sera créé les conditions pour dépasser les logiques contradictoires notées souvent entre les emprises pétrolières ou gazières et les populations locales. Il s’agit d’entreprises qui sont venues pour faire des bénéfices face à des populations qui sont dans une logique de survie. Donc, il appartient à l’Etat, chargé de gérer ces ressources au profit de ces populations, de jouer la carte des équilibres, pour que tout le monde y trouve son compte», affirme-t-il. Abdoulaye Guèye coordonnateur de Kayar Développement Durable et Démocratique souligne que les populations n’ont pas voulu attendre la mise en route effective du projet, pour porter des brassards rouges et dénoncer à tout vente. «C’est pourquoi, nous avons invité la société civile, la coalition Publiez Ce que Vous Payez pour recueillir le maximum d’informations qui nous permettront demain de savoir où mettre les pieds. Nous sommes dans une position de prospérité avec la pêche et il est clair que l’exploitation du gaz aura son impact négatif sur cette situation. La plateforme d’exploitation sera à 69 kilomètres de Kayar et il y aura un périmètre de sécurité où les pêcheurs ne pourront plus avoir accès. Notre souhait est que cette découverte au large de nos côtes puissent apporter un plus au développement local. Cette rencontre est initiée pour montrer aux populations que le secteur de l’emploi qui pourrait connaître un essor. Des groupements d’intérêt économique (Gie) pourraient naître partout pour proposer des services afin de capter les retombées de cette nouvelle donne économique». «LA CONTRIBUTION GLOBALE DU SECTEUR DES MINES EST DE 117 MILLIARDS EN 2014» Pour Abdoul Aziz Diop le Cospetrogaz doit prendre en charge aussi bien les questions stratégiques que les aspects communautaires. Il souhaite également que la société civile spécialisée sur ces secteurs soit incluse. «Que l’État évite la symétrie de l’information et que la loi sur l’accès à l’information soit accélérée, sinon les populations traduiront toujours leurs préoccupations en connaissances. Le forum communautaire de Kayar a également été l’occasion de la dissémination du rapport de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie)». Ce rapport, selon Abdoul Aziz Diop, a permis d’avoir toutes les informations contextuelles sur les revenus générés par les secteurs géostratégiques, en l’occurrence les ressources minières, pétrolières et gazières. «Le premier rapport sorti en 2013 avait parlé de 46 milliards dont 43 milliards pour le secteur minier et 3 milliards pour le secteur des hydrocarbures. Le rapport de 2014 qui vient d’être publié indique que la contribution globale du secteur est de 117 milliards dont 49 milliards qui constituent un paiement exceptionnel d’Arcelor Mittal suite au contentieux avec l’Etat du Sénégal. Aujourd’hui, nous ne sommes pas encore un pays minier. Si nous voyons la contribution du secteur, c’est 2% du Produit Intérieur Brut (PIB). Les ressources minérales de façon globale, c’est 0,22% de la population active. Elles enrôlent 6.271 emplois sur toute l’étendue du territoire nationale». |
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