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vendredi 5 septembre 2014


 Racisme à Tanger : Un Marocain égorge un Sénégalais à Boukhalef
Les actes de racisme se multiplient à Tanger. Il y a deux semaines à Boukhalef, des Subsahariens -dont une majorité de femmes et d'enfants- étaient victimes d'agressions commises par des jeunes. Cette fois, la tension a monté d'un cran. Aux premières heures de ce matin, un Marocain a égorgé un Sénégalais à l'arme blanche. En l'espace de neuf mois, c'est le deuxième décès de Subsahariens dans la banlieue tangeroise. En décembre dernier, un Camerounais est mort défenestré suite à une descente de police.
  De nombreux subsahariens blessés dans les affrontements à Boukhalef / Ph. Compte twitter de Helena Maleno
De nouveaux affrontements entre jeunes résidents du quartier Al Irfane, sis dans la banlieue de Boukhlaef à Tanger et des Subsahariens, se sont produis dans la nuit du vendredi au samedi. Tout a commencé par de vifs échanges de propos entre les deux parties avant que les choses ne dégénèrent en heurts sanglants.

Un Sénégalais égorgé

Un ressortissant sénégalais a été égorgé par un Marocain. Des sources locales avancent que l'assassinat s'est produit à la manière des terroristes de l'organisation de l'Etat islamique. Un autre citoyen camerounais a été grièvement blessé par une arme blanche. A ce sinistre bilan s'ajoute treize autres personnes blessés légèrement. Ces affrontements sanglants ont mobilisé l'envoi des forces de l'ordre sur les lieux.
Une présence qui n'a pas, pour autant, réussi à apaiser les tensions. Les Subsahariens ne décolèrent pas suite à la perte, une nouvelle fois après celle survenue en décembre dernier, d'un des leurs. Ils ont sillonné les rues du quartier Al Irfane portant le corps de la victime, réclamant justice et refusant de céder la dépouille aux agents du ministère de la Santé pour son transfert à la morgue.
9 personnes arrêtées
Mais la résistance des Subsahariens a finalement tourné à l'avantage des forces de l'ordre qui ont pu reprendre le cadavre du Sénégalais. Un bilan de la wilaya de Tanger fait état de l'arrestation de 9 personnes des deux côtés. Une enquête a été ordonnée en vue de déterminer les responsabilités.
Ces actes racistes subis par des ressortissants subsahariens sont de plus en plus fréquents à Boukhalef. Les jeunes de la banlieue bénéficiant du laxisme des autorités, multiplient les provocations en toute impunité. Le meurtre du Sénégalais est, malheureusement, la preuve d'un racisme déclaré et assumé qui commence à envahir tout le nord du Maroc, notamment à Nador et Tanger, les deux points de chute des candidats à l'immigration vers l'Europe. Ce matin un calme précaire régnait à Boukhalef.

SENENEWS.COM – La communauté Sénégalaise de l’extérieur est encore une fois en deuil. Un jeune Sénégalais a été tué au Maroc. Cela s’est passé à Tanger.
Une bataille rangée d’une rare violence a eu lieu la nuit dernière dans un quartier de Tanger, au Maroc opposant de jeunes autochtones, plus nombreux, à des Africains venus du Sud du Sahara, et qui seraient des candidats à l’immigration vers l’Europe. Opposant deux individus un marocain et un autre africain, la bagarre s’est généralisée pour se transformer en rixe.

La rixe qui aurait duré de longues heures s’est soldée d’un bilan macabre, côté candidats à l’immigration. Trois personnes, deux Camerounais et un Sénégalais, ont ainsi trouvé la mort de façon atroce, avec une dizaine d’autres personnes qui ont également été gravement blessées, selon un site marocain.

Les deux Camerounais sont décédés au cours de leur évacuation à l’hôpital alors que le Sénégalais est décédé sur place. Durant la bataille aucune force militaire, policière ni la gendarmerie n’a été aperçue. Et pourtant, non loin de là, logent les services de la police. Des témoins affirment même une complicité de la police avec les marocains.
 

SENENEWS.COM Trop c’est trop! Abdou Salam Cissé, Maodo Kane, Fodé Diouf, Charles Paul Alphonse Ndour etc. A qui le tour? Cette question a toute sa pertinence au regard de la tuerie de nos compatriotes à l’étranger. En Europe, en Amérique, en Afrique, les sénégalais se font abattre comme des mouches et pour la plupart des cas, aucune suite n’est donnée à ces injustices impardonnables. Jusque là, le Sénégal a laissé faire. On fait le deuil de ces pertes cruelles puis silence radio. Mais, trop c’est trop.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est l’affaire Charles Paul Alphonse Ndour. Ce jeune Sénégalais de 26 ans, a été abattu de la manière la plus atroce qu’il soit. Trouvé dans son appartement, le jeune originaire de Joal a été froidement égorgé comme un mouton. Cela s’est passé au Maroc un pays «frère» du Sénégal. Depuis très longtemps, les deux pays entretiennent des relations séculaires à travers les différents dirigeants qui se sont succédés. Hassan II puis son fils Mouhamed VI ont toujours eu d’excellentes relations de partenariat avec Léopold Sédar SENGHOR, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et aujourd’hui Macky Sall. Mais, depuis quelques temps, ces meurtres en série donnent un sacré coup à ces relations exemplaires entre le Sénégal et le Maroc.
Avant Charles Ndour, un autre jeune Sénégalais a été froidement abattu. Ismaïla Faye, âgé de 31 ans résidant à Khar Yalla (Dakar) a été tué à Fes. Tout est parti d’une altercation avec un marocain qui ne voulait pas accepter de voir le sénégalais se mettre à côté d’une marocaine dans le bus qui les emmenait à Fez pour les besoins d’un pèlerinage (ziar) . Et c’est sur ce différend que le marocain est parti pour revenir avec du renfort et c’est armé de couteau qu’il a sauvagement tué Ismaïla Faye.
Le même sort Charles Ndour le subira le même mois de Aout presque un an plus tard.

Le jeune homme de Joal, trouvé dans son appartement par un marocain est battu puis éliminé, en compagnie de deux Camerounais, à la suite d’une bagarre généralisée entre arabo-berbères et noirs africains (bagarre à laquelle il n’était pas mêlé).
Malgré cet effroi, la police locale n’en a cure. Après leur forfait, les jeunes Marocains se sont fondus dans la masse. Ils n’étaient pas inquiétés, alors que le quartier Boukhalef est à quelques mètres du Poste de Police. Comble de l’ironie ce sont des Sénégalais, dont le président de l’association des Sénégalais de Tanger, Monsieur Lô, qui sont arrêtés, pour avoir refusé de rendre le corps du défunt. Il a fallu après l’ébruitement et la médiatisation de cette affaire pour que les autorités marocaines activent la police pour l’arrestation des meurtriers.
Une situation plus que désolante, à la limite écoeurante qui renseigne sur la nonchalance des autorités sénégalais toujours impuissants face à cette barbarie qui a trop persisté. Et dire qu’au Sénégal «pays de la Teranga», une importante colonie marocaine vit en toute tranquillité depuis des décennies la plupart ayant même la nationalité sénégalais tandis que d’autres se marient avec des sénégalais.
Dés lors, les autorités, le chef de l’Etat sont directement interpellés pour non pas hausser le ton mais prendre les mesures qui s’imposent pour que nos compatriotes puissent vivre en paix dans la quiétude et la tranquillité, de la même façon que ces nombreux étrangers qui s’épanouissent au pays de la Teranga. Le cri du cœur est lancé. Basta!
Amadou Lamine Mbaye

UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR - Le campus social fermé dès samedi pour entretien


UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR - Le campus social fermé dès samedi pour entretien



Le campus social sera fermé à partir du samedi 6 septembre 2014, à 18 heures, informe un communiqué du Centre des œuvres universitaires de Dakar signé par le chef du département des « Œuvres sociales », Khalifa Babacar Diagne.
Cela, poursuit le document, afin de procéder à la désinfection, la désinsectisation ainsi qu’aux  travaux d’entretien. Aussi, les résidents sont-ils invités à ne laisser, dans les chambres, « aucun objet (matériels ou bagages) susceptible d’abriter des nids d’insectes ou de punaises.» 
« Le cas échéant, pour des raisons d’hygiène, il  peut être enlevé et jeté », avertit le Coud dont l’administration décline « toute responsabilité en cas de perte  d’objet de valeur conformément à l’alinéa 6 de l’article 17 du règlement intérieur du Coud ». Le communiqué poursuit que « la réouverture du campus social est fixée au mois d’octobre 2014 et les conventions d’hébergement resteront valables jusqu’à la fin des travaux de la commission d’attribution des lits au titre de l’année universitaires 2014/2015 ». C’est dire qu’en rapport avec les services des cités, « les étudiants et étudiantes, titulaires de convention d’hébergement (codifiés), pourront regagner leur chambre en continuant à payer les mensualités à partir du mois d’Octobre 2014 », note-t-on.

Use Ebola survivors' blood - WHO

Bag of blood Blood from people who had Ebola could be used as a treatment
The blood of patients who recover from Ebola should be used to treat others, the World Health Organization has announced.
West Africa is facing the largest Ebola outbreak in history and more than 2,000 people have died.
A global group of experts have been meeting to assess the experimental therapies that could contain Ebola.
The WHO also announced that Ebola vaccines could be used on the frontline by November.
Blood medicine People produce antibodies in the blood in an attempt to fight off an Ebola infection.
In theory, those antibodies can be transferred from a survivor into a sick patient to give their immune system a boost.
However, large scale data on the effectiveness of the therapy is lacking.
Studies on the 1995 outbreak of Ebola in Democratic Republic of Congo showed seven out of eight people survived after being given the therapy.
Dr Marie Paule Kieny, an assistant director general at WHO said: "We agreed that whole blood therapies may be used to treat Ebola virus and all efforts must be invested to help infected countries to use them.
"There is a real opportunity that a blood-derived product can be used now and this can be very effective in terms of treating patients."
She said that it was the one positive aspect of so many people being infected.
"There are also many people now who have survived and are doing well. They can provide blood to treat the other people who are sick."
Vaccines There is no clinically proven drug or vaccine to treat Ebola, but many are in the experimental stage.
Around 150 experts have spent the last two days investigating how to fast-track promising experimental drugs to make them available in West Africa as soon as possible.
Ebola vaccine trials started in the US this week and will be extended to centres in the UK, Mali and Gambia in the coming weeks.
First patient The first person to take part in a vaccine trial was a 39-year-old in the US
The WHO said safety data would be ready by November 2014 and, if it proved safe, would be used in West Africa immediately.
Healthcare workers and other frontline staff would be prioritised for vaccination, the WHO said.
Experimental drugs - such as ZMapp, which has been used in seven patients including a British volunteer nurse - were also assessed.
However, the supplies of all the experimental drugs are very limited, if not exhausted.
The WHO said efforts were underway to increase production, but it would take several months.
Dr Jesse Goodman, from Georgetown University Medical Center in the US, took part in the meeting.
He said: "This is a unique opportunity to identify what new treatments and vaccines can really help people and then potentially accelerate their use.
"We don't want to end up after this outbreak not knowing how best to prevent or treat the next one."
Yet the WHO warned that all the talk of experimental therapies must not detract from the proven methods of infection control which have defeated all previous outbreaks.
line
Ebola virus disease (EVD)
Ebola virus
  • Symptoms include high fever, bleeding and central nervous system damage
  • Spread by body fluids, such as blood and saliva
  • Fatality rate can reach 90% - but current outbreak has mortality rate of about 55%
  • Incubation period is two to 21 days
  • There is no proven vaccine or cure
  • Supportive care such as rehydrating patients who have diarrhoea and vomiting can help recovery
  • Fruit bats, a delicacy for some West Africans, are considered to be virus's natural host

jeudi 4 septembre 2014

Conseil des Ministres du 03 septembre 2014


Le Conseil des Ministres s’est réuni, le mercredi 03 septembre 2014, au Palais de la République, sous la présidence du Chef de l’Etat, son Excellence, Monsieur Macky SALL.

Abordant le premier point de sa communication, relatif à l’épidémie EBOLA, le Chef de l’Etat a lancé un appel à la sérénité, à la mobilisation nationale et au renforcement des mesures préventives pour une lutte efficace contre cette fièvre hémorragique.
A cet égard, il a invité les populations à respecter les règles d’hygiène prescrites en la matière et à éviter la stigmatisation, tout en faisant preuve de solidarité avec les autres pays voisins.
Le Chef de l’Etat a, en outre, demandé au Gouvernement, aux
services
de santé, aux forces de défense et de sécurité et à toute la population de renforcer la vigilance préventive vis-à-vis de la maladie, sur l’ensemble du territoire national et de ne ménager aucun effort et ni moyen pour préserver le Sénégal de cette maladie. A cet égard, le Chef de l’Etat, a adressé ses vives félicitations et ses encouragements aux personnels de santé et saluer l’engagement de tous les acteurs (agents et fonctionnaires des services de santé, d’hygiène, de sécurité, la presse, les chefs religieux et coutumiers, ainsi que les acteurs politiques et membres de la société civile) pour leur formidable mobilisation sociale en vue de faire face à cette menace.
Abordant le deuxième point de sa communication, axé sur l’impératif d’une mise en œuvre consensuelle des réformes de l’enseignement supérieur, le Chef de l’Etat réitère les condoléances de la Nation à la famille de l’étudiant Bassirou FAYE, et à la communauté universitaire, après les évènements regrettables du jeudi 14 août 2014 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Toujours sur ce point, Monsieur le Président de la République a réaffirmé l’engagement de l’Etat à prendre toutes les dispositions, avec les autorités académiques et les acteurs du système, pour la pacification de l’espace universitaire.
Il, a indiqué avoir, déjà, entamé, à cet effet, des consultations avec tous les acteurs de l’Université en vue d’évaluer les réformes mises en œuvre et de trouver des solutions concertées globales, indispensables, pour assurer la réussite de nos étudiants et la performance de notre système d’enseignement supérieur et de recherche.
Le Président de la République a, ensuite, exhorté, le Gouvernement à hâter la réalisation des travaux de réhabilitation et de construction d’infrastructures dans les universités, notamment, ceux prévus dans les nouvelles Universités de Diamniadio et du Sine Saloum de KaolacK.
Le Chef de l’Etat, a, également, invité le Gouvernement à mettre en œuvre, en rapport avec les établissements bancaires et financiers, des systèmes efficaces de paiement des bourses, à date due, à tous les étudiants- ayants-droit, sélectionnés dans la transparence et selon les critères arrêtés.
Abordant le troisième point de sa communication portant sur l’orientation prioritaire de la Loi de finances 2015, le Chef de l’Etat a indiqué que notre pays s’est résolument engagé à travers l’exécution du Plan Sénégal Emergent (P.S.E), dans une stratégie d’intensification des réalisations économiques et sociales.
A cet effet, le projet de loi de Finances 2015, outre la maîtrise des dépenses de fonctionnement de l’Etat, sera fondamentalement orienté vers l’investissement productif, afin de permettre l’atteinte des objectifs de croissance et de création d’emplois, liés à la première vague de projets du P.S.E.
Le Chef de l’Etat a insisté, par ailleurs, sur la nécessité de la prise en charge, dans les prévisions, des dotations destinées à la réalisation des programmes d’investissements publics validés lors des conseils des ministres délocalisés ainsi que de l’ensemble des programmes de protection sociale enclenchés, notamment le programme national de bourses de sécurité familiale (PNBSF) et de Couverture Maladie Universelle dont les allocations doivent être renforcées.
Il a, ainsi, rappelé que les résultats probants obtenus par le Gouvernement, à travers notamment l’octroi de bourses à 100 000 familles défavorisées sélectionnées dans des conditions de totale transparence, doivent être porté à 200.000 familles.
Concernant la promotion de l’emploi des jeunes, le Chef de l’Etat a souligné l’impératif d’assurer l’allocation des crédits nécessaires au déploiement effectif du programme des Domaines agricoles communautaires (PRODAC) sur les sites prioritaires arrêtés et de l’ANIDA.
Par ailleurs, Président de la République a demandé au Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan d’intensifier l’apurement de la dette publique intérieure, en privilégiant notamment les PME et les petits fournisseurs de l’Etat, rouages essentiels du dynamisme de l’activité économique et surtout les bailleurs qui ont loué leur patrimoine immobilier à l’Etat.
Au titre de son agenda, le Chef de l’Etat a informé le Conseil de l’audience qu’il a accordée l’Ambassadeur d’Inde à Dakar, venu officiellement annoncer, l’octroi au Sénégal par l’Inde d’une ligne de crédit de près de 35 milliards de F CFA pour le programme d’autosuffisance en riz, pour un total de 60 000 ha à aménager dans la Vallée du Fleuve Sénégal.
Il a enfin, informé, le Conseil de sa prochaine participation, du 7 au 11 septembre 2014, à Dubaï (Emirats Arabes Unis), au Forum « Investir dans l’UEMOA ».
Le Premier Ministre a fait au conseil une communication sur le renforcement du dispositif de mise en œuvre et de suivi des politiques publiques, l’exécution du budget 2014 et la préparation de celui de 2015 avant de rendre compte de ses activités.
Concernant les engagements budgétaires, il a rappelé, aux départements ministériels la nécessité d’accélérer le rythme de consommation des crédits et de veiller à l’exécution correcte des budgets, condition essentielle pour la réalisation des objectifs de développement.
Evoquant, à son tour, l’Épidémie Ebola, le Premier Ministre, a informé le Conseil des mesures prises pour renforcer le dispositif de surveillance et de riposte contre cette fièvre avec, entre autres, la mise en place d’un comité interministériel coordonné par Madame le Ministre de la Santé et de l’Action sociale et la mobilisation de ressources financières à cet effet.
Il a, également, informé des mesures prises en préparation de la tabaski ainsi que celles relatives à la situation de l’hivernage 2014.
Le Garde des Sceaux, Ministre de la
Justice
, a informé le Conseil de son élection comme Président de l’Assemblée générale des Etats-parties de la Cour Pénale Internationale (CPI), après avoir chaleureusement remercié le Président de la République pour avoir proposé sa candidature à ce poste. Sur ce sujet, le Président de la République l’a félicité pour le choix porté sur sa personne par la Communauté internationale, ce qui constitue une grande victoire pour notre pays, sa diplomatie ainsi que ses institutions et met en exergue la haute considération dont bénéficie notre système juridique et judiciaire incarné par des hommes et des femmes de grandes valeurs.
Madame le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a rappelé, relativement à la lutte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola, que le Sénégal avait pris, dès le mois de mars, les dispositions appropriées ainsi que des mesures de fermeture de ses frontières maritimes, aériennes et terrestres. Elle a, également, évoqué le traitement de l’étudiant guinéen dont le test s’est révélé positif en dépit de son état de santé qui s’est amélioré.
Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique internationale et nationale avant d’informer le Conseil sur le financement des projets phares du PSE dans le budget 2015 en cours d’élaboration.
Le Ministre auprès du Président de la République en charge du PSE a informé le Conseil sur les activités de suivi et l’état d’avancement des Projets et réformes phares du PSE.
Le Ministre de l’Industrie et des Mines a fait le compte rendu de sa mission en Chine, à la tête d’une importante délégation gouvernementale qui a abouti à la signature de protocoles d’accord portant sur des projets de construction du Parc industriel de Diamniadio et d’autres projets phares du PSE.
Le Ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a fait le compte rendu de sa visite en Corée qui lui a permis de procéder à la réception provisoire des navires « Aguene et Diambogne » qui permettront de renforcer le dispositif de désenclavement de la Casamance.
Le Ministre de l’Education nationale a informé le Conseil sur les assises de l’Education, tenues du 28 au 30 Août 2014, marquant un tournant décisif dans la refondation de l’école sénégalaise, dans un élan collectif, en vue de bâtir un consensus autour de la restauration de l’école de la République.
A sa suite, le Président de la République a engagé le Gouvernement à l’évaluation des recommandations des assises dans le cadre d’un conseil interministériel sur l’éducation nationale qui devrait être suivi d’un Conseil présidentiel.
Le Ministre de la Fonction Publique de la Rationalisation des Effectifs et du Renouveau du Service public a informé le Conseil de la feuille de route définie en vue de la rénovation de l’administration qui devrait évoluer d’une administration de gestion vers une administration de développement, afin de jouer pleinement son rôle dans la mise en œuvre du PSE et de l’Acte 3 de la décentralisation.
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :
 Monsieur Oumar NDIAYE, Ingénieur en Construction des Ports et Voies navigables, matricule de solde n°614 600/C, est nommé Secrétaire général du Ministère de la Pêche et de l’Economie maritime ;
 Monsieur Momath BA, Ingénieur de Conception en génie électromécanique, est nommé Directeur général de l’Agence d’Aménagement et de Promotion des Sites industriels (APROSI) au Ministère de l’Industrie et des Mines, en remplacement de Monsieur Cheikh Oumar ANNE ;
 Monsieur Cheikh Bécaye GAYE, Professeur titulaire de Classe exceptionnelle, précédemment en service au Département de Géologie de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, est nommé Directeur général de la Recherche ;
 Monsieur Ousmane DIALLO, Administrateur civil, matricule de solde n°517 911/B, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement (DAGE) du Ministère de la Pêche et de l’Economie maritime ;
 Monsieur Baba BA, Ingénieur en Génie civil, précédemment Directeur technique de l’Agence de Gestion du Patrimoine Bâti de l’Etat, est nommé Directeur de la Maintenance, des Constructions et des Equipements de l’Enseignement supérieur au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ;
 Monsieur Ousseynou SECK, Professeur technique, Formateur au Département d’Anglais de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, est nommé Directeur de l’Institut Sénégalo-britannique d’Enseignement de l’Anglais (ISBEA), en remplacement de Monsieur pierre Claver POUYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
 Monsieur Boubacar Siguine SY, Maître-assistant à la Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, est nommé Président du Conseil d’Administration de l’Institut Sénégalo-britannique d’Enseignement de l’Anglais (ISBEA), poste vacant ;
 Monsieur Leroux DRAME, Administrateur civil, matricule de solde n° 518 696/I, est nommé Secrétaire général de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, en remplacement de Monsieur Assane CISSE ;
 Monsieur Papa Makhtar NDIAYE, Administrateur civil matricule, matricule de solde n° 509 113/K, est nommé Secrétaire général de l’Université Alioune DIOP de Bambey en remplacement de Monsieur Cheikh Mbacké SENE, appelé à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
 Monsieur Mady BATHILY, Administrateur civil, 1ère classe, 1er échelon, matricule de solde n° 600 869/E, précédemment Secrétaire général de l’Université Assane SECK de Ziguinchor, est nommé Secrétaire général de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, en remplacement de Monsieur Papa Sékou SONKO

lundi 1 septembre 2014

Discours de clôture des Assises de l’Éducation et de la formation du Sénégal par le Premier ministre de la République du Sénégal

30 août 2014

Monsieur le Ministre de l’Education Nationale,
Monsieur le Ministre de la Formation Professionnelle, des Apprentissages et de l’Artisanat,

Mesdames, Messieurs les Ministres,
Honorables députés,
Excellences, Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames, Messieurs les représentants des partenaires techniques et financiers,
Monsieur le Président du Comité de Pilotage,
Madame, Messieurs les Gouverneurs,
Mesdames, Messieurs les Représentants des élus locaux,
Madame, Messieurs les Directeurs et chefs de services,
Madame, Messieurs les Inspecteurs d’Académie,
Mesdames, Messieurs les Partenaires sociaux,
Mesdames, Messieurs les membres des comités des assises,
Mesdames, Messieurs, les délégués aux Assises de l’Education et de la Formation,
Chers invités,
Mesdames, Messieurs,

Pendant trois jours, vous avez, à travers des discussions et des échanges fructueux, revisité intensément et avec objectivité, le système de l’éducation et de la formation de notre pays, à la suite des comités des Assises de l’Education et de la Formation.
Et c’est pourquoi, au nom de son Excellence Macky SALL, Président de la République, et au nom de la Nation toute entière, je voudrais vous remercier, toutes et tous de votre présence et de votre contribution inestimable aux travaux engagés durant ces trois jours.
La cérémonie qui nous réunit, en ce moment, est l’aboutissement de 12 mois de réflexion, de recherche, d’analyse, d’auditions, de dialogues social et technique directs, entre les membres des comités des Assises de l’Education et de la Formation et tous les segments de la société.
Le Professeur Abdou Salam SALL et tous les membres des Comités de ces concertations élargies, méritent nos félicitations pour leur dévouement et leur engagement.
Au Ministre de l’Education Nationale et à tous ses collaborateurs, nous adressons également nos félicitations pour avoir porté et accompagné efficacement les Assises de l’Education et de la Formation tout au long du processus.
Mesdames, Messieurs,
L’objectif principal des Assises de l’Education, était de permettre à la communauté éducative dans sa diversité, sa pluralité et dans une démarche inclusive, de “faire un diagnostic sans complaisance” de notre système éducatif mais également de “favoriser les consensus sur les politiques et les stratégies de développement du secteur et créer les conditions d’une pacification de l’espace scolaire et universitaire de façon durable”. Une telle démarche devait nous conduire, entre autres, à un système éducatif qui soit le reflet de nos valeurs culturelles, tout en s’ouvrant à la modernité fondée dans une large mesure sur la science et la technologie.
Pour ce faire, toutes les familles d’acteurs devraient s’accorder, d’une part, sur la centralité de l’élève en acceptant de consentir les efforts qu’une telle option induit pour sortir des crises récurrentes, et d’autre part, sur les rôles et responsabilités des différents acteurs afin de jeter des bases nouvelles permettant ainsi à notre pays d’atteindre l’émergence souhaitée par tous.
Mesdames, Messieurs,
Les présentations des recommandations et du pré rapport général sur les sept thématiques des Assises de l’Education et de la Formation, montrent le niveau et la profondeur de vos réflexions dans la recherche de rupture pour une école sénégalaise, une école de la réussite, un système d’éducation et de formation de qualité, performant et transparent, où les sciences et la technologie occupent une place centrale.
Nul doute que les conclusions de ces Assises de l’Education et de la Formation, au-delà des objectifs prescrits, conduiront à des réponses adéquates aux défis majeurs identifiés.
En tout état de cause, tous ces challenges exigent, vous l’avez déjà dit, et je le réaffirme fortement, la mise en place d’un système d’éducation et de formation équitable, efficace, efficient, conforme aux exigences d’une gouvernance partenariale transformationnelle, avec des financements innovants et des instruments fiables pour la stabilité et le respect de l’éthique et de la déontologie.
Vous êtes donc parvenus, au bout d’intenses réflexions, à finaliser des propositions et recommandations pour permettre au Chef de l’Etat et à son gouvernement de prendre les décisions idoines pour un renouveau du système éducatif.
Mesdames, Messieurs,
Le Gouvernement accordera un intérêt particulier à vos propositions, dont celle relative à la diffusion des valeurs de respect de l’intérêt général, de citoyenneté, de foi et de créativité. De même, les recommandations sur la gouvernance du système, le recrutement et la formation des enseignants et la stabilité du système seront prises en charge de manière particulière. Aussi, veillerons-nous à la mobilisation de ressources financières conséquentes en combinant les ressources publiques, privées et celles innovantes que vous avez suggérées. S’agissant du statut social des enseignants, nous le construirons ensemble parce qu’ils sont les piliers de l’école, principal creuset d’éducation de nos enfants, avenir de la nation. Nous avons donc le devoir de leur assurer la dignité et le respect.
Mesdames, Messieurs,
Comme vous le savez, le Président de la République a défini une vision et un projet à travers le Plan Sénégal Emergent. Dès lors, l’école à bâtir devra répondre aux besoins d’un Sénégal émergent car le développement économique et social du pays dépendra, principalement, de la qualité des ressources humaines formées par notre système éducatif.
A cet effet, il convient, comme vous l’avez suggéré, de mettre l’action sur la formation initiale et continue. D’emblée, nous veillerons à relever le défi de la pénurie générale d’enseignants qualifiés , notamment en sciences et technologie, à tous les niveaux du cursus éducatif, disposant de capacités pédagogiques pour établir les liens nécessaires entre les contenus des cours dispensés et les réalités du monde du travail.
S’agissant de la formation professionnelle à laquelle le Président de la République accorde une grande importance, il l’a d’ailleurs rappelé lors de la cérémonie d’ouverture, le gouvernement partage les recommandations y relatives.
En effet, il est important, pour redorer le blason de ce secteur, de renforcer ses capacités par la réhabilitation et le renforcement des équipements et méthodes pédagogiques, en vue de préparer les apprenants à développer l’esprit d’initiative et de créativité qui sont des qualités essentielles pour réussir dans un monde en mutation rapide.
Mesdames, Messieurs,
Son Excellence, Monsieur le Président de la République, convoquera très prochainement un Conseil présidentiel autour des recommandations issues de vos travaux. Ce sera l’occasion certainement de disposer d’une feuille de route et d’un dispositif institutionnel de suivi permettant de rendre compte de l’état d’exécution des directives du conseil présidentiel.
Je ne saurais terminer mon propos sans remercier les élèves qui ont participé activement au processus des Assises, et les différents partenaires de l’Ecole, je veux citer les parents d’élèves, les anciens élèves, les acteurs de la Société civile, les partenaires techniques et financiers ainsi que le patronat.
Je déclare closes les journées des Assises de l’Education et de la Formation et vous remercie de votre aimable attention.