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samedi 11 avril 2026
vendredi 10 avril 2026
jeudi 9 avril 2026
mercredi 8 avril 2026
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 8 AVRIL 2026
CONSEIL DES MINISTRES - 08 AVRIL 2026
Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 08 avril 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
En introduction, le Chef de l’Etat réitère, dans le contexte des célébrations de la fête de Pâques, son message de félicitations et de solidarité, à l’endroit de la Communauté chrétienne, avant de poursuivre sa communication axée sur les points suivants :
Célébrations de la Fête nationale
Le Président de la République rappelle que le Sénégal a célébré, le 04 avril 2026, dans la communion et la fierté collective, le 66ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Il salue le succès retentissant des célébrations sur l’étendue du territoire national, marqué par la délocalisation, à Thiès, de la prise d’armes et du Grand défilé national sous sa présidence, en présence de son homologue de la République gabonaise, le Président Brice Clotaire Oligui NGUEMA, invité d’honneur de la manifestation.
Il remercie et félicite les populations de la Région de Thiès, les autorités administratives et l’ensemble des maires et élus locaux, pour leur accueil chaleureux et leur mobilisation remarquable, ayant permis la réussite de cet évènement exceptionnel de l’agenda républicain.
Le chef de l’Etat félicite également le Ministre des Forces armées, le Chef d’Etat-major général des Armées, le Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire et l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour la bonne organisation qui témoigne de leur professionnalisme et de leur exemplarité reconnus. Il exprime son engagement à renforcer la présence dans les territoires, l’équipement, la modernisation et l’excellence des FDS, pour asseoir un Sénégal souverain, dans un monde en pleine mutation.
Enfin, il rappelle au Gouvernement, dans l’optique de territorialisation de l’action de l’Etat, la nécessité de poursuivre la mise en application de la doctrine de délocalisation des activités de célébration, avec le déploiement maitrisé du Programme spécial de réalisation d’infrastructures dans les régions et chefs-lieux désignés hôtes.
Exploitation et régulation des autoroutes
Le Président de la République fait observer que la réalisation et l’exploitation des autoroutes participent au désenclavement des zones de production, à la qualité de l’aménagement du territoire, à l’accélération de l’urbanisation et à l’amélioration de la mobilité urbaine et interurbaine. Dans cette dynamique, il salue l’état d’avancement des travaux de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, exécutés à hauteur de 92%. Il demande, à cet effet, au Ministre des Infrastructures de prendre les dispositions pour la mise en service des axes entièrement achevés de la nouvelle Autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, la section Mbour-Thiadiaye en particulier. Au demeurant, le Chef de l’Etat prescrit d’accélérer les travaux du tronçon Thiadiaye-Kaolack et ceux relatifs à l’Autoroute Dakar-Tivaouane-Saint Louis et d’améliorer la circulation et la sécurité routière sur l’axe Dakar-Thiaroye-Rufisque-Toglou-Kirène-Malicounda-Mbour.
Enfin, il donne instruction au Ministre des Infrastructures de proposer un cadre intégré de gouvernance et de régulation des autoroutes en exploitation au Sénégal.
Gouvernance des transports terrestres
Le Président de la République souligne que la sécurité routière et la modernisation de la gestion des transports terrestres, doivent rester des priorités du Gouvernement, en relation avec les acteurs du sous-secteur, avant de constater une récurrence des grèves cycliques dans les transports routiers, qui entrave la circulation des personnes et des biens et freine les activités économiques.
Rappelant l’impératif de cultiver l’écoute, le dialogue et le sens élevé des responsabilités dans le respect des lois et règlements, il relève l’urgence de renforcer le dialogue social entre l’Etat et les acteurs des transports routiers, en vue de bâtir un pacte durable pour le retour immédiat au fonctionnement normal et intégral des transports routiers.
Réitérant son attachement à la bonne gouvernance des transports routiers, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre de veiller, avec le Ministre chargé des Transports terrestres, à l’application effective et inclusive des recommandations des états généraux des Transports.
Il souligne l’impératif d’assurer un contrôle routier optimal et de veiller au respect scrupuleux du Code de la Route et de la réglementation de la circulation des différentes catégories de véhicules de transport public. A cet égard, il rappelle au Gouvernement l’urgence d’accélérer la mise en œuvre des programmes de renouvellement des véhicules de transport et d’améliorer l’efficacité du système de transport collectif, avec le renforcement des parcs de la société « Dakar Dem Dik » et du Bus Rapid Transit (BRT), de même que ceux détenus par les associations et opérateurs privés agréés.
Le Président de la République demande au Gouvernement de veiller au fonctionnement performant du TER, des Chemins de Fer du Sénégal (CFS) et des Grands Trains du Sénégal (GTS), dans une perspective de développement optimal du transport urbain et interurbain multimodal.
Enfin, il donne instruction au Ministre des Transports terrestres de lui présenter, avant la fin du mois d’avril 2026, un Rapport exhaustif sur les contraintes et les perspectives de transformation inclusive des transports routiers au Sénégal, intégrant un calendrier précis.
Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats
Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il présidera, le jeudi 09 avril 2026, la Rentrée solennelle du Barreau, avant d’effectuer une tournée économique dans la Région de Kolda du 12 au 14 avril 2026.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :
Réforme de l’Ecole nationale d’Administration (ENA)
Abordant le rôle du capital humain dans la politique de transformation du Sénégal, le Premier Ministre a présenté le projet de réforme de l’École nationale d’Administration. Ce projet contribuera à la formation des ressources humaines, hautement qualifiées, susceptibles de conduire efficacement les politiques publiques arrimées à la Vision 2050 et à préserver la crédibilité de cette institution, véritable ascenseur social et levier de cohésion nationale et de démocratisation de l’accès aux hautes fonctions de l’État.
Face aux limites du décret n°2011-1704 du 06 octobre 2011 portant création de l’ENA et fixant ses règles d’organisation et de fonctionnement et aux impératifs de transformation systémique consistant à réinventer le profil adéquat du manager public, le Premier Ministre a proposé une réforme selon une approche globale, anticipative, inclusive et intégrée, favorisant une synergie d’actions pour des objectifs de modernité et de performance. Pour ce faire, il a annoncé la mise en place d’un Comité de pilotage, placé sous la supervision du Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, intégrant les acteurs clés, pour conduire ladite réforme. Ce Comité, cadre permanent de concertation, élargi à l’ensemble des acteurs concernés, engagera des concertations et formulera des propositions alignées aux politiques publiques des différents secteurs.
Le Premier Ministre a donné des indications non seulement relatives aux réformes juridiques et institutionnelles, mais également aux réformes pédagogiques et scientifiques, notamment l’élaboration d’un projet de décret abrogeant et remplaçant le décret régissant l’ENA, la modernisation des outils de gestion, l’augmentation des ressources financières et leur rationalisation, la nouvelle configuration des sections, la modernisation du matériel d’enseignement permettant de mettre le numérique au centre des enseignements, la mise en place de l’Institut de Formation à Distance (IFD) ainsi que l’adaptation au système LMD et l’ouverture d’un parcours doctoral.
Nouvelle doctrine du Secteur informel
Rappelant que l’économie informelle est une fragilité structurelle de notre modèle de développement, le Premier Ministre a estimé que la formalisation du secteur dit « informel » est à la fois une condition de notre compétitivité et un défi. Cette économie est caractérisée par une faible productivité, une assiette fiscale étroite, une couverture sociale insuffisante et un pilotage institutionnel fragmenté. Il s’y ajoute que la Stratégie nationale intégrée de Formalisation de l’Économie informelle (SNIFEI 2022-2026) n’a pas produit l’ensemble des résultats escomptés.
Par conséquent, le Premier Ministre a ordonné une évaluation indépendante rigoureuse de cette stratégie, devant conduire à une stratégie rénovée, reposant sur une nouvelle doctrine incitant fortement à la formalisation et sanctionnant les situations de fraude organisée. De ce point de vue, la formalisation ne sera plus une contrainte, a-t-il-estimé, mais un levier de compétitivité, de création d’emplois décents et de transformation structurelle de notre économie.
Le Premier Ministre a procédé à la typologie de l’informel en quatre (04) catégories, à savoir l’informel de survie, l’informel de transition, l’informel d’optimisation et l’informel illicite. Il a retenu l’alignement des dispositifs d’appui et l’approche interministérielle ainsi que des arbitrages stratégiques notamment l'opérationnalisation effective du statut de l'entreprenant, l’immatriculation comme condition d’accès aux avantages publics, une protection sociale visible et accessible et, enfin, une lutte renforcée contre la fraude organisée.
Dès lors, le Premier Ministre a demandé au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, de lui soumettre, dans un délai de quinze (15) jours, une proposition d’organisation d’un Conseil interministériel dédié à la formalisation. Ce Conseil devra permettre l’adoption d’une stratégie nationale rénovée, assortie d’une feuille de route opérationnelle, d’objectifs chiffrés par ministère et d’arbitrages budgétaires et réglementaires clairs.
Le projet de restructuration globale du Réseau de Transport en Commun (RTC)
Le Premier Ministre a annoncé que le projet de restructuration globale du Réseau de Transport en Commun de Dakar (RTC), d’un montant total de 267 milliards de FCFA et piloté par le Conseil exécutif des Transports urbains durables de Dakar (CETUD), est une initiative structurante pour la mobilité urbaine de la capitale. Il permettra de réorganiser le réseau de bus pour mieux connecter les usagers aux transports de masse, d’améliorer la desserte des zones périphériques et de déployer des bus à faible émission. Ce projet prévoit également le déploiement d’infrastructures modernes, l’acquisition d’un matériel roulant de qualité ainsi que la professionnalisation des opérateurs du secteur.
Pour le Premier Ministre, la mise en œuvre dudit projet exige une impulsion décisive pour lever les derniers obstacles. Après avoir identifié les blocages opérationnels qui freinent son démarrage effectif, le Premier Ministre a donné instruction au Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération et au Ministre des Finances et du Budget, de prendre, sans délai, toutes les dispositions nécessaires pour lever ces obstacles et permettre le démarrage effectif du projet.
Enfin, il a demandé au Ministre des Infrastructures, au Ministre des Transports terrestres et aériens, au Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du Territoire et au Ministre des Forces armées, après concertation, de lui présenter un avis sur la faisabilité du Stade de Ouakam sur le site de l’Ancienne Piste.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines et le Ministre des Finances et du Budget ont fait une communication conjointe sur l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur l’approvisionnement et l’évolution des prix des produits pétroliers et de l’électricité.
Le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public a fait une communication portant sur la présentation du projet de loi portant Code du Travail et du projet de loi portant Code de la Sécurité sociale.
Marie Rose Khady Fatou FAYE,
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement
mardi 7 avril 2026
lundi 6 avril 2026
Thiès : le camp GMI renommé « Camp des martyrs du 16 février 1994 »
Article de Alioune Diouf Agence de Presse Senegalaise
SENEGAL-SECURITE-INFRASTRUCTURES-DÉNOMINATION
Thiès, 6 avr (APS) – Le Camp du Groupement mobile d’intervention (GMI) de Thiès, communément appelé Camp Tropical a été rebaptisé du nom de Camp des Martyrs du 16 février 1994, en souvenir des six policiers morts lors des violences intervenues à cette date à Dakar.
”Le site où nous nous trouvons aujourd’hui, connu jusqu’à présent sous l’appellation de Camp Tropical, portera désormais officiellement le nom de Camp des Martyrs du 16 fevier 1994”, a dit samedi le directeur de police Mame Seydou Ndour, directeur général de la Police nationale.
Il prenait part à une cérémonie de rebaptisation de cette infrastructure et de remise de décorations à des agents de Police, après le défilé du 4 avril, marquant le 66-ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal, délocalisé dans la cité du rail, en présence du président de la République. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Bamba Cissé était présent à cette cérémonie.
”La célébration de notre indépendance est indissociable de notre devoir de mémoire envers ceux qui ont consacré leur vie à la défense de nos institutions”, a dit le directeur général de la Police nationale.
Mame Seydou Ndour a salué la ”décision hautement symbolique” de rebaptiser le Camp du GMI de la Police nationale, en mémoire aux policiers disparus le 16 février 1994, qui demeure une ”date marquante dans l’histoire de la Police nationale”.
”Ce jour-là, dans l’accomplissement de leur mission de maintien de l’ordre public, six de nos fonctionnaires de police ont perdu la vie, lors de violents affrontements”, a dit Mame Seydou Ndour. ”Ils sont tombés en défendant l’état de droit et la sécurité de nos concitoyens”, a-t-il poursuivi, ajoutant :
”ce geste témoigne de notre volonté de pérenniser la mémoire de nos collègues disparus”.
”Le Camp des martyrs du 16 février 1994 rappellera, de façon permanente à chaque fonctionnaire de police l’exigence de notre métier”, notamment le ”sens du sacrifice”, a-t-il déclaré. Aux membres des familles de policiers disparus, il a lancé : ”vous êtes les témoins du prix que notre pays a payé pour préserver l’ordre et la stabilité”.
Le directeur général de la Police nationale leur a assuré que ”l’institution policière ne [les] oubliera jamais”. Cet acte est une ”reconnaissance solennelle” du sacrifice ultime de ces agents, a-t-il dit, invitant les agents en activité à maintenir un ”niveau élevé de professionnalisme, de cohésion et d’intégrité”, tout en les exhortant à consolider leur ”relation de confiance” avec les populations par leur ”exemplarité quotidienne”.
Pour Mame Seydou Ndour, l’honneur fait au Sénégal d’accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse, ”événement international de première importance”, témoigne de la reconnaissance de la ”stabilité politique et sécuritaire” que le Sénégal a ”su construire et maintenir”.
”A cette occasion, les forces de défense et de sécurité, dont la Police nationale, constituent un pilier essentiel”, a assuré le responsable, non sans rassurer quant à l’engagement de la Police nationale à ”garantir la sécurité de tous les participants, des spectateurs et du public, tout en projetant une image positive de notre pays sur la scène mondiale”.
Ce sera, selon lui, ”une occasion de montrer au monde l’excellence de nos institutions sécuritaires et notre capacité à organiser des événements d’envergure internationale”.
Mame Seydou Ndour a saisi l’occasion, pour adresser ses félicitations aux défilants issus de la police, pour leur ”prestation de grande qualité” alliant ”rigueur discipline et prestance”.
Il y a eu au total 15 décorations, dont 12 médailles d’honneur de la Police décernées à des agents de police, à des sous-officiers et des officiers de police. Trois autres policiers ont été élevés au rang de chevalier.
MKB/ADI/ADC
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dimanche 5 avril 2026
samedi 4 avril 2026
vendredi 3 avril 2026
ADRESSE À LA NATION DE S.E.M BASSIROU DIOMAYE DIAKHAR FAYE – 03 AVRIL 2026
DISCOURS - 03 AVRIL 2026
Ce vendredi 3 avril 2026, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République, a adressé son traditionnel Message à la Nation à l’occasion du 66e anniversaire de l’Indépendance du Sénégal, dont les célébrations officielles auront lieu demain, samedi 4 avril, à Thiès, capitale du Rail.
Retrouvez ci-dessous l’intégralité de son discours :
Mes chers compatriotes,
Notre pays s’apprête à célébrer le soixante-sixième anniversaire de son accession à l’indépendance. Ce rendez-vous du 4 avril est plus qu’une simple commémoration. Il est un moment de rassemblement, un moment de fierté, un moment où la Nation mesure le chemin parcouru et se remet en marche, plus consciente de ce qui l’unit.
L’indépendance fut un acte fondateur. Elle a donné au Sénégal le droit de choisir, le devoir de décider et la responsabilité d’assumer son destin.
À l’heure où tant de peuples vivent l’épreuve de l’instabilité, où des conflits déchirent des régions entières et où les équilibres du monde se déplacent avec fracas, nous devons mesurer ce que nous avons de plus précieux : la République.
La République n’est pas seulement un acquis. Elle est le fruit d’un effort collectif permanent, d’une discipline civique et d’une fidélité profonde à l’État.
Dans ce contexte international particulièrement instable, marqué notamment par l’escalade des tensions au Moyen-Orient et la guerre en Iran, les équilibres économiques mondiaux demeurent exposés à des chocs imprévisibles.
Ces évolutions exercent déjà des pressions sur les chaînes d’approvisionnement, les coûts de transport et les prix de l’énergie, avec des effets qui peuvent se répercuter sur les économies, y compris la nôtre. Les efforts importants consentis ces derniers mois pour alléger le coût de la vie et améliorer les conditions des ménages doivent donc être consolidés avec vigilance.
C’est pourquoi nous devons rester lucides, anticiper ces évolutions et poursuivre, avec méthode et responsabilité, les réformes engagées afin de préserver durablement notre économie et le pouvoir d’achat des Sénégalais.
Mes chers compatriotes,
La stabilité que nous avons su préserver s’appuie, avant tout, sur l’engagement de nos Forces de Défense et de Sécurité. Elles sont le bouclier silencieux de notre stabilité. Elles veillent sur nos frontières, sur nos villes comme sur nos campagnes.
Elles protègent nos populations et leurs biens. Elles répondent aux menaces. Elles portent haut le drapeau du Sénégal, ici, et partout où le devoir les appelle.
La modernisation de nos Forces de Défense et de Sécurité, engagée ces dernières années, a permis de renforcer leurs capacités et d’adapter leur organisation aux défis contemporains.
Le déploiement stratégique à l’Est, l’implantation de nouvelles unités et la création d’une industrie de défense, traduisent une préparation minutieuse et lucide.
Cette année, la Fête nationale, dont le défilé se tiendra demain à Thiès, met à l’honneur la contribution des Forces de Défense et de Sécurité aux Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.
Ce choix exprime une vision claire de l’État.
En effet, nos Forces e Défense et de Sécurité ne se tiennent pas en retrait de la Nation. Elles en sont une composante vivante. À travers le concept Armée-Nation, elles transmettent aux jeunes les valeurs de civisme, de discipline et d’engagement. Elles démontrent ainsi que servir la patrie ne se limite pas seulement à la défense du territoire : c’est aussi construire, protéger et bâtir son avenir.
Mes chers compatriotes,
Dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse, la mobilisation des forces de Défense et de Sécurité est totale. La Gendarmerie et la Police nationales préparent un dispositif de sécurisation complet pour Dakar, Diamniadio et Saly.
Des milliers de personnels, appuyés par des moyens terrestres, maritimes et aériens, seront engagés afin de garantir la sérénité de cet événement historique.
Certes les JOJ Dakar 2026 seront un moment de rayonnement pour le Sénégal et pour l’Afrique. Mais au-delà, ces Jeux laisseront un héritage durable en matière d’infrastructures, d’équipements, d’organisation, de compétences et de confiance collective.
A six mois de leur ouverture, notre pays compte, en plus des Forces de Défense et de Sécurité, sur la mobilisation de sa jeunesse, du monde des arts et de la culture, ainsi que de nos partenaires extérieurs pour relever ce défi national et ce pari continental.
Outre les infrastructures de compétition en cours de finalisation, d’autres ouvrages sont en chantier dans plusieurs communes dans le cadre du programme quinquennal des Infrastructures Sportives de Proximité (ISP).
Le sport contribue à l’épanouissement des populations, au renforcement de l’unité national et au rayonnement international de notre pays. La Coupe d’Afrique des Nations remportée par l’équipe nationale de football, sa prochaine participation à la Coupe du Monde, les nombreux trophées gagnés par les différentes disciplines individuelles ainsi que celles par équipe, démontrent que le Sénégal est un pays de champions.
Mes chers compatriotes,
Un de nos grands défis est de former une jeunesse nourrie de discipline, d’excellence, d’amour de la patrie et profondément enracinée dans nos valeurs.
Les centres de formation de Thiempeng, Sébikotane et Ndouloumadji sont opérationnels. D’autres sont en cours d’achèvement à Touba, Diourbel et Linguère. Vingt-trois (23) centres départementaux supplémentaires sont programmés afin de rapprocher les opportunités de formation des terroirs.
La formation professionnelle et technique supérieure, de son côté, va connaître une impulsion inédite à travers la construction de huit (8) nouveaux Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) d’une capacité globale de vingt-quatre mille (24 000) apprenants à l’horizon 2029.
Mes chers compatriotes,
Les récents évènements douloureux survenus à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et marqués par le décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba, paix à son âme, renseignent sur les vulnérabilités de notre système d’enseignement supérieur.
L’université sénégalaise, malgré sa grande résilience démontrée à maintes reprises, doit être repensée.
Face aux fragilités du système d’enseignement supérieur du fait de la massification des effectifs d’étudiants, de l’insuffisance du nombre d’enseignants-chercheurs et des infrastructures, des corrections s’imposent pour un redressement de la situation.
Il est impératif de procéder à une refondation de l’enseignement supérieur.
C’est cette exigence qui m’avait amené à instruire la tenue d’assises dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur et l’élaboration de l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ANTESRI) dont l’adoption donnera une feuille de route pour une université pacifiée, compétitive et alignée sur les orientations de la vision Sénégal 2050.
La crise universitaire actuelle sur la question des allocations d’études, liée en partie au dérèglement du calendrier académique, a conduit l’État du Sénégal à conclure des contrats de performance avec toutes les universités publiques en vue d’un retour définitif à une année universitaire normale.
Au demeurant, les réformes systémiques engagées, dans le cadre de la refondation curriculaire, visent à repenser, dans son ensemble, notre modèle éducatif et de formation, afin qu’il soit d’une part, fondamentalement enraciné dans nos langues, notre culture, nos traditions et nos valeurs et d’autre part, qu’il prépare notre jeunesse à la maîtrise de compétences et de connaissances scientifiques et techniques notamment le numérique et l’intelligence artificielle.
Mes chers compatriotes,
La Vision Sénégal 2050 nous enseigne que le progrès véritable ne se mesure pas seulement à la croissance économique, mais aussi à la capacité d’un pays à prendre soin des plus vulnérables et à garantir à chacun sa dignité et sa place dans la communauté nationale.
C’est pourquoi, j’ai placé l’inclusion des personnes handicapées au cœur de l’action publique.
Plus de quinze mille (15 000) titulaires de la Carte d’Égalité des Chances sont déjà enrôlés dans le régime d’assurance maladie universelle, avec un objectif d’extension significatif en 2026.
L’accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat est renforcé : mille quatorze (1 014) projets portés par des personnes handicapées ont été financés, avec l’appui du FONGIP et de la DER/FJ pour un montant global de 1,37 milliards. Dans le cadre du PAVI II, au moins 5 % de l’enveloppe globale de 107 milliards sera réservé à leurs projets.
Le Programme national de Bourses de Sécurité familiale a été relancé et renforcé. Il est articulé avec la carte d’assurance maladie universelle et d’autres filets sociaux au profit des bénéficiaires. Les dispositifs de protection sociale adaptative soutiendront les familles affectées par les chocs économiques et climatiques.
Mes chers compatriotes,
Soixante-six ans après l’indépendance, le Sénégal demeure fidèle à son cap.
Le Sénégal est plus que jamais stable dans ses institutions, portées par une dynamique de réformes qui vise à consolider, dans la durée, les fondements de notre Pacte républicain.
Notre pays demeure confiant en sa jeunesse et profondément attaché à ses valeurs. Notre responsabilité c’est de préserver cet héritage, l’enrichir et le transmettre.
Demain, lorsque notre Drapeau s’élèvera, qu’il nous rappelle que l’indépendance est à la fois une mémoire et une exigence pour chaque Sénégalaise et chaque Sénégalais. Celle d’inscrire son action dans une dynamique collective où chaque geste, chaque engagement, contribue à renforcer la cohésion nationale et à ouvrir des perspectives nouvelles pour les générations futures.
C’est une fierté et un devoir.
C’est ensemble, dans l’unité, le travail et la discipline républicaine, que nous continuerons à écrire l’histoire du Sénégal.
Vive la République !
Vive le Sénégal !
jeudi 2 avril 2026
mercredi 1 avril 2026
COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 1ER AVRIL 2026
CONSEIL DES MINISTRES - 01 AVRIL 2026
Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 1er avril 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :
Célébration de la fête de Pâques
Le Président de la République entame sa communication en évoquant la Semaine Sainte, en prélude à la célébration de la fête de Pâques et adresse ses félicitations et vœux à la Communauté chrétienne, avant de prier, avec l’ensemble de la Nation, pour un Sénégal de paix et de prospérité dans la solidarité.
Il demande au Gouvernement de mettre en œuvre les mesures appropriées pour un bon déroulement des célébrations de la Pâques sur l’étendue du territoire national.
An II de l’accession à la Magistrature suprême et mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation
Rappelant sa prestation de serment devant la Nation, le 02 avril 2024, le Président de la République remercie le Peuple sénégalais pour sa confiance et son engagement pour la matérialisation du projet pour un Sénégal souverain, juste et prospère. A cet égard, il félicite le Premier Ministre, les ministres et secrétaires d’Etat, pour les efforts consentis, afin d’accélérer le redressement du pays, améliorer le bien-être des populations et impulser la transformation systémique du Sénégal, malgré la situation économique, financière et sociale sans précédent héritée de l’ancien régime.
Il souligne la délicatesse de la phase de correction et de restructuration engagée, enregistrant des avancées notables, parmi lesquelles la présentation de l’audit des finances publiques, la publication de la Vision « Sénégal 2050 » et la réalisation du Masterplan, de la Stratégie nationale de Développement (SND), du New Deal technologique et des états généraux sectoriels. Ces documents d’orientation et de cadrage de référence, estime le Président de la République, ont permis d’amorcer une transformation véritable du pays dans toutes ses dimensions et composantes.
Dans cette optique, il réitère sa volonté d’accentuer les réformes pour la modernisation de la Justice, la transparence dans la gouvernance publique et la reddition systématique des comptes, comme en attestent les lois sur l’OFNAC, la déclaration de patrimoine, les lanceurs d’alerte et l’accès à l’information.
Dans ce sillage, il donne instruction au Gouvernement d’accélérer l’exécution du Plan de Redressement économique et social (PRES), la mise en œuvre des nouvelles politiques agricole et industrielle, le développement de l’économie sociale et solidaire, et la régulation des prix sur les marchés. Il lui demande, également, de veiller au renforcement du dialogue social et à la stabilité des secteurs névralgiques ainsi qu’à l’amélioration de la qualité des services publics, dans le cadre d’une décentralisation intensive des projets et investissements publics, avec la mise en place progressive des pôles territoires.
Centralité de la jeunesse dans les politiques publiques
Après avoir présidé à Thiès, le 30 mars 2026, la cérémonie d’ouverture de la Semaine nationale de la Jeunesse, le Chef de l’Etat félicite le Ministre de la Jeunesse et des Sports, les autorités administratives et locales de cette région, les délégations de chaque région pour la qualité de l’organisation de cet évènement, marqué par la mobilisation massive des jeunes.
Partant de la place de la Jeunesse dans la mise en œuvre des politiques publiques et de son rôle primordial dans le développement national, il rappelle au Premier Ministre l’importance et l’urgence de renforcer l’éducation, l’encadrement, la formation professionnelle et technique et l’employabilité des jeunes. En outre, le Chef de l’Etat engage le Gouvernement à accentuer, dans chaque département, le développement des infrastructures sportives et de promotion de la Jeunesse et à assurer une mobilisation des jeunes à l’occasion des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ Dakar 2026). Il lui prescrit d’impliquer les jeunes dans la gouvernance publique, en activant les instances communales, départementales, régionales et nationales de consultation des jeunes. A ce titre, le Président de la République demande au Ministre de la Jeunesse et des Sports de préparer l’installation du Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal, qu’il présidera au plus tard en fin juin 2026.
Rôle majeur des daara dans la transformation du système éducatif national
A l’issue de la Journée nationale des Daara qu’il a présidée, avec la participation de toutes les parties prenantes, le Président de la République félicite le Ministre de l’Education nationale, les responsables, partenaires et acteurs des Daara, pour leur implication effective dans la bonne tenue des concertations organisées dans le cadre des Assises nationales des Daara, dont les conclusions ont été présentées lors de ladite journée.
Il demande au Gouvernement de poursuivre le dialogue permanent avec l’ensemble des acteurs des Daara, en vue d’une application effective des recommandations consensuelles issues des Assises nationales. Dès lors, le Ministre de l’Education nationale et le Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique mettront en œuvre un programme intégré de soutien aux Daara, afin d’asseoir leur place déterminante dans la consolidation du système éducatif et leur contribution au développement économique et social.
Renforcement de la transparence dans les industries extractives
Rappelant que la transparence dans la gestion des ressources naturelles demeure une priorité, le Chef de l’Etat félicite le Gouvernement, le Comité national ITIE et son Président, l’ensemble des acteurs publics et privés impliqués, dont le travail conjoint a permis d’améliorer le score global du Sénégal (89/100) avec la mention « Très bon », lors de l’exercice de validation 2025. Il demande au Premier Ministre de veiller, avec les ministères concernés, à consolider les acquis ainsi que l’impact positif du secteur extractif sur les communautés et l’engagement des parties prenantes, en exécutant les recommandations et les mesures de correction requises. A cet égard, il insiste sur le contrôle des ressources naturelles, la gouvernance des entreprises publiques des secteurs des hydrocarbures et des mines, les fonds destinés à la gestion environnementale et au développement des collectivités territoriales et des communautés de base concernées par l’exploitation minière ainsi que les moyens et ressources destinés au fonctionnement du Comité national ITIE.
Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats
Le Chef de l’Etat informe le Conseil avoir effectué une visite officielle au Royaume d’Espagne, du 24 au 26 mars 2026, sur invitation de Sa Majesté le Roi Felipe VI. Il renouvelle ses remerciements au Roi Felipe, au Président du Gouvernement espagnol, Pedro SANCHEZ, et à l’ensemble du peuple espagnol ami, pour l’accueil chaleureux et toutes les marques d’attention.
Ce déplacement, qui atteste de la qualité des relations entre les deux pays, a été principalement marqué par la réception au Palais royal et a abouti aux résultats appréciables dont l’élévation de la coopération au niveau de partenariat stratégique global et l’adoption du cadre de partenariat pour le développement durable Espagne-Sénégal 2026-2030, doté d’une enveloppe de 180 millions d’euros, l’alignement des investissements espagnols sur la Vision Sénégal 2050 et les projets prioritaires, l’accompagnement dans l’organisation des JOJ, la décision de renforcer la coopération dans des domaines clés et la signature de cinq (05) instruments juridiques de coopération.
En marge de cette visite, le Chef de l’Etat a présidé le Forum économique dédié au Sénégal et reçu des investisseurs et dirigeants d’Entreprises espagnoles, des hommes politiques dont le Président du Gouvernement de la région des Canaries ainsi que la communauté sénégalaise établie en Espagne.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :
Le rôle de la jeunesse dans la politique de transformation du Sénégal à travers le service civique national
Pour le Premier Ministre, l’encadrement et la mobilisation de la jeunesse en vue d’assurer sa contribution optimale à l’œuvre de construction nationale demeurent une priorité absolue pour le Gouvernement. Il estime que le développement durable d’une Nation repose autant sur ses performances économiques que sur la qualité de son capital humain et la solidité de ses valeurs civiques, piliers essentiels de la cohésion sociale et de la stabilité institutionnelle. A cet égard, le service civique et le volontariat apparaissent comme des instruments privilégiés de formation citoyenne, d’engagement collectif et de mobilisation des jeunes, en particulier, autour de projets utiles à la société.
Le Premier Ministre a rappelé les initiatives en cours de réalisation, dont l’érection d’un Centre de Transformation systémique à vocation africaine et des Centres civiques des Métiers dans les territoires. Il a également indiqué les actions de promotion du civisme et du volontariat, notamment l’instruction civique et patriotique, l’initiation au civisme et à la citoyenneté, la mobilisation des volontaires agricoles et de la consommation, la célébration de la Semaine nationale du Volontariat, l’appel à l’action pour l’année internationale des volontaires pour le développement durable et la Journée internationale des Volontaires, la tournée de sensibilisation à la citoyenneté active ainsi que les vacances agricoles citoyennes.
En outre, il a annoncé les mesures à mettre en œuvre, dont la mise en place d’un Programme de recours au volontariat des Séniors, le renforcement de l’éducation civique dans le cadre de la révision des curricula d’enseignement, l’élaboration de la documentation relative au cadre national de concertation sur le civisme et la citoyenneté active, la finalisation du décret d’application de la loi d’orientation générale sur le volontariat et du décret relatif à l’organisation et au fonctionnement de la Direction générale du Service civique national et du Volontariat (DGSCNV) et la mise en place du Comité national des Acteurs du Volontariat et du Guichet unique du volontariat, en associant les principaux acteurs non étatiques.
Refondation des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (STEM) dans le cadre de l’Agenda national de Transformation
Le Premier Ministre a fait observer que la transformation requiert un vivier conséquent de talents techniques et scientifiques, en soulignant les besoins en techniciens supérieurs, ingénieurs, chercheurs et professionnels capables de porter les grands projets structurants qui jalonnent la feuille de route de l’Agenda national de Transformation.
Or, selon lui, les résultats du baccalauréat 2025 révèlent une situation en défaveur des filières scientifiques. Ainsi, les séries littéraires concentrent à elles seules la quasi-totalité des candidats inscrits. Par ailleurs, des académies entières comme celle de Kaffrine, Louga, Matam et Sédhiou n’ont pu présenter de candidat au baccalauréat technique. De même, les séries scientifiques ne concernent qu’un nombre marginal d’élèves. Sur les 77 388 bacheliers admis en 2025, seuls 15 888 le sont dans la filière Sciences et Techniques, contre 59 575 dans les filières littéraires.
Déplorant cette inadéquation structurelle entre notre système éducatif et les besoins de notre économie et rappelant que l’Agenda national de Transformation exige des compétences techniques pointues dans des secteurs aussi vitaux que l’agriculture, la santé, l’innovation, l’énergie, les mines et la transformation industrielle, le Premier Ministre a donné instruction :
- au Ministre de l’Éducation nationale de procéder, dans les meilleurs délais, à une révision profonde des mécanismes d’orientation et de valorisation des filières S, S1 et S3 ;
- au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en lien avec le Ministre chargé de la Formation professionnelle, de restructurer l’offre de formation pour l’aligner sur les besoins de l’Agenda national de Transformation, l’objectif étant de faire passer le taux de candidats dans les filières techniques de 2,07 % à 15 %, au moins, d’ici cinq (05) ans ;
- au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de développer les Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).
Le Premier Ministre a souligné qu’il envisage l’organisation d’une tournée nationale des universités. Il a donné mandat au Ministre en charge de l’Enseignement supérieur, en liaison avec les services de la Primature, pour la préparation technique et logistique, la définition d’une trame nationale d’échanges et l’organisation, à l’issue de la tournée, d’une restitution stratégique assortie de recommandations opérationnelles et d’un plan de suivi.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur les développements économiques récents et les perspectives.
Le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a fait une communication sur le suivi des demandes sur e-Senegal.
Le Ministre de l’Education nationale a fait une communication sur les évolutions envisagées du concours d’entrée en classe de sixième du Moyen.
Marie Rose Khady Fatou FAYE,
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement
mardi 31 mars 2026
lundi 30 mars 2026
dimanche 29 mars 2026
samedi 28 mars 2026
vendredi 27 mars 2026
Serigne Babacar Sy, une référence vivante, 69 ans après sa disparition
Article de Boubacar Kante
© Agence de Presse Senegalaise قدمت بواسطة
SENEGAL-RELIGION-SOUVENIRS
Tivaouane, 25 mars (APS) – Soixante-neuf ans après son rappel à Dieu, le 25 mars 1957 à Tivaouane, la figure de Serigne Babacar Sy (1885-1957) demeure d’une étonnante actualité, comme si le temps n’avait fait qu’amplifier l’écho de son œuvre et la profondeur de son héritage.
Héritier d’El Hadji Malick Sy (1855), un des propagateurs de la tidjaniya au Sénégal, il n’a pas seulement assuré une succession. Serigne Babacar Sy a incarné une continuité vivante, lucide et adaptée à son époque.
Il a su organiser, consolider et inscrire durablement la Tarîqa tidjane dans le tissu social sénégalais, à la suite de son père qui avait semé les bases d’une islamisation structurée et décentralisée.
Il apparaît ainsi comme un bâtisseur silencieux, un stratège spirituel qui avait compris que la foi devait aussi s’organiser pour durer.
Son génie réside notamment dans la création des “dahiras” (cercles de fidèles). Ce qui pouvait sembler être de simples regroupements religieux s’est révélé, avec le recul, comme une innovation majeure. Les “dahiras” ont en effet façonné des générations de disciples, structuré la solidarité et servi de socle à des dynamiques éducatives, sociales et même économiques. La vitalité de ces cercles témoigne encore aujourd’hui de la vision d’un homme ayant anticipé les besoins d’une communauté en mutation.
Mais réduire Serigne Babacar Sy à son rôle d’organisateur ne rendrait pas justice à son action.
Il fut aussi une véritable école de vie. Son humilité, sa rigueur, son élégance morale et physique, ce fameux “bonnet carré” devenu symbole, traduisent une cohérence rare entre l’être et le paraître. Son érudition n’était jamais ostentatoire, mais toujours au service de l’élévation spirituelle et de la transmission.
Serigne Babacar Sy, un architecte social
Sur le plan historique, son influence dépasse le cadre strictement religieux. Sa relation empreinte de respect et d’intelligence avec Léopold Sédar Senghor (1906-2001), premier président de la République du Sénégal, illustre un modèle sénégalais singulier : celui d’un dialogue fécond entre autorité spirituelle et pouvoir politique.
Dans un contexte de transition vers l’indépendance, cette entente a contribué à préserver la stabilité du pays et à forger une culture de concertation encore perceptible aujourd’hui.
Après près de sept décennies, son legs apparaît avec encore plus de clarté. Plus qu’un guide religieux, Serigne Babacar Sy était un architecte social, un éducateur, un homme de mesure et de vision. Son œuvre continue de vivre à travers les “dahiras”, dans les pratiques sociales et dans les valeurs de solidarité et de discipline qu’il a inculquées.
Aussi, loin d’être une figure du passé, reste-t-il une référence vivante : un repère pour comprendre comment concilier foi, organisation et engagement dans la cité. Un héritage qui, 69 ans après, continue d’éclairer les chemins de ceux qui cherchent à allier spiritualité et action sociale.
MKB/ASB/BK/HK
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jeudi 26 mars 2026
Oum Kalthoum, celle que De Gaulle considéra comme « la conscience d’une nation »
Article de Ghita Zine
© Fournis par Yabiladi
A la chute du régime monarchique en Egypte (1952), Oum Kalthoum fut perçue comme une chanteuse des temps révolus. Elle fut interdite de diffusion, ce qui la poussa à prendre sa retraite. Mais Gamal Abdelnasser intervint pour la convaincre de revenir sur sa décision. Le guide de la Révolution des officiers libres fit de la suite de son parcours artistique une véritable gloire du monde arabe.
De son vrai nom Fatima Ibrahim as-Sayed El-Beltagi, Oum Kalthoum s'est imposée comme l'une des voix emblématiques de l'Égypte et du monde arabe au XXe siècle. Les historiens ne s'accordent pas sur sa date de naissance, certains avançant le 21 décembre 1898, tandis que d'autres optent pour le 31 décembre 1908.
Surnommée l'«Astre d'Orient», sa musique a bercé des générations entières. Elle était également connue sous les noms de «la mère des peuples», «la quatrième pyramide» ou encore «el sett» (la dame). Dès son enfance, Oum Kalthoum s'est lancée dans la musique, et sa renommée a rapidement dépassé les frontières égyptiennes, faisant d'elle une icône dans tout le monde arabe.
Dans son livre «Oum Kalthoum, histoire d'une passion», Mohamed Ârad écrit qu'elle a «marqué les arts et la littérature par une tradition éthique de l'écoute et du respect du public, modifiant ainsi la perception des chanteurs à travers l'histoire de la culture et des beaux-arts».
Une ascension fulgurante
En 1928, alors qu'elle résidait au Caire depuis quatre ans, elle défia l'autorité parentale en portant des robes sobres à manches longues pour monter sur scène et interpréter «In kont assameh w ansa l’asseya». Ce titre connut un succès retentissant et révéla précocement son talent de diva à la voix puissante.
Le 31 mai 1934, Oum Kalthoum fut la première à chanter sur la nouvelle chaîne de radiodiffusion égyptienne. Chaque semaine, elle composait une nouvelle chanson qu'elle interprétait le jeudi, captivant des millions d'auditeurs et éclipsant toute autre programmation ce jour-là.
Son succès perdura pendant des années. Cependant, après la Révolution des officiers libres en juillet 1952, qui renversa la monarchie égyptienne, la situation changea. Le Conseil révolutionnaire la considérait comme la chanteuse du roi Farouk, désormais déchu. Ses chansons furent interdites de diffusion, et elle perdit son titre de majore des musiciens.
Oum Kalthoum envisagea de se retirer, mais Gamal Abdel Nasser, leader de la Révolution, intervint pour la convaincre de revenir sur sa décision. Leur amitié perdura jusqu'à la mort de Nasser, devenu le deuxième président d'Égypte et figure centrale du mouvement nassérien panarabe, de 1956 au 28 septembre 1970.
Une carrière musicale marquée par l'engagement
Ali Al-Samman Mansour s'est penché sur cette amitié dans son article «La place d'Oum Kalthoum auprès de Gamal Abdel Nasser», publié dans la revue Al Majalla à Londres. Il écrit que «la relation privilégiée qui la liait à Oum Kalthoum (...) était inoubliable (...) Elle reposait sur une pureté distinguée, nourrie par une appréciation notable pour son rôle artistique majeur qui a enchanté toute la nation arabe».
Oum Kalthoum était également dotée d'une grande conscience politique et s'intéressait aux questions cruciales concernant l'Égypte et le monde arabe. Elle dédia de nombreuses chansons à la Palestine et aux martyrs de cette cause.
Dans ses écrits, Muhammad Husayn Haykal rappelle que cet Astre d'Orient faisait partie des figures qui ont «transformé Le Caire à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle en une véritable capitale arabe, aux côtés des œuvres de poètes comme Gibran, Chaouqi et Matran».
Oum Kalthoum a également soutenu financièrement l'armée égyptienne à plusieurs reprises, ce qui lui valut les éloges de Gamal Abdel Nasser, qui lui adressa une lettre le 30 octobre 1955.
«À Madame Oum Kalthoum Ibrahim,
Vous avez fourni une contribution de mille livres pour armer nos soldats qui défendent. Acceptez mes sincères remerciements pour vos nobles sentiments et votre patriotisme.»
Lettre de Gamal Abdel Nasser
La musique au service des causes arabes
Après la défaite arabe face à Israël lors de la Guerre des Six Jours en 1967, le soutien d'Oum Kalthoum aux soldats égyptiens s'intensifia. Elle multiplia les concerts en Égypte et à l'étranger, reversant généreusement ses bénéfices à l'armée. Sa renommée artistique s'étendit jusqu'à Paris, où elle se produisit les 13 et 15 novembre 1967 à l'Olympia.
Ali Al-Samman Mansour rappelle que «la plupart des représentants arabes en France et en Europe assistèrent à sa réception, et d'infinies queues se formèrent à l'entrée de l'Olympia». Ayant lui-même assisté à cet événement inédit, il se souvient qu'«à son deuxième et dernier jour, Oum Kalthoum [lui] demanda de rédiger une lettre au général De Gaulle, président de la République française, pour le remercier de sa position juste concernant le conflit israélo-arabe». La réponse du général ne tarda pas : «Moins de vingt-quatre heures plus tard, il lui répondit, la décrivant en substance comme 'la conscience de toute une nation'.»
Le soutien d'Oum Kalthoum à l'armée égyptienne ne faiblit pas. Après la guerre d'octobre 1973, le président Anouar el-Sadate lui écrivit le 11 novembre de la même année : «J'ai reçu votre courrier exprimant vos nobles sentiments et votre patriotisme, un idéal fort à travers votre soutien au renforcement de nos armées pour défendre le territoire meurtri de notre tant aimée nation arabe.»
À l'aube du 3 février 1975, Oum Kalthoum s'éteignit au Caire, après avoir longtemps souffert d'une néphrite aiguë. Ses funérailles, parmi les plus grandes de l'histoire de l'Égypte, rassemblèrent des milliers de personnes en deuil.
mercredi 25 mars 2026
mardi 24 mars 2026
lundi 23 mars 2026
dimanche 22 mars 2026
samedi 21 mars 2026
vendredi 20 mars 2026
jeudi 19 mars 2026
COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 18 MARS 2026
CONSEIL DES MINISTRES - 18 MARS 2026
Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 18 mars 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :
Célébration de la fête de Korité
Le Président de la République, débutant sa communication par l’évocation du mois béni de Ramadan qui tire à sa fin, adresse ses félicitations et vœux à la Oumah islamique, à l’occasion de la célébration de la fête de Korité, prévue au cours de la présente semaine. Après avoir prié, avec l’ensemble de la Nation, pour un Sénégal prospère et solidaire dans un monde de paix, il demande au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique de veiller au déroulement adéquat des cérémonies de prières de l’Aïd El Fitr sur l’étendue du territoire national.
En outre, il demande au Gouvernement d’améliorer la fluidité de la circulation et de renforcer la sécurité des transports sur les différents axes routiers et autoroutiers.
Dans ce sillage, il présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes de l’accident survenu le lundi passé sur la route nationale N° 06 entre Tambacounda et Gouloumbou, avant de souhaiter prompt rétablissement aux blessés.
Il réitère également ses directives relatives aux mesures préventives, en vue d’assurer l’approvisionnement correct du pays en hydrocarbures, denrées et produits de consommation courante, tout en maintenant la stabilité des prix.
Accélération de la mise en œuvre de projets et programmes hydrauliques
Rappelant le caractère prioritaire de l’approvisionnement en eau potable des populations, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre et au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de veiller à l’accélération de la mise en œuvre de l’ensemble des projets et programmes hydrauliques dans les centres urbains et en milieu rural. Il indique l’importance d’élaborer et de déployer un nouveau schéma directeur hydraulique, assurant à la fois une complémentarité des projets et un maillage optimal du territoire national en réseaux, ouvrages et infrastructures hydrauliques fonctionnels.
Le Président de la République engage le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement à intensifier le processus d’évaluation et de révision des délégations de service public de l’eau potable, en veillant à la synergie des actions entre la SONES, l’OFOR et les concessionnaires, soutenue par des contrats de performance rénovés et exigeants. En outre, il souligne l’urgence de travailler à l’adaptation des règles d’organisation et de fonctionnement du sous-secteur de l’hydraulique urbaine, notamment avec la mise en service prochaine et le lancement des unités de dessalement.
Enfin, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre et au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de finaliser les études nécessaires à l’amorçage de l’exécution, avant la fin de l’année 2026, du Projet des Autoroutes de l’Eau et la révision du cadre juridique relatif au secteur de l’Eau et à sa régulation.
Préservation durable du patrimoine forestier national et revitalisation de la politique forestière
Le Président de la République fait observer que les forêts, représentant une composante essentielle de la biodiversité, constituent un patrimoine national inestimable, dont la préservation appelle l’exécution d’une politique d’encadrement et de valorisation. A cet effet, il demande d’intensifier la lutte contre les trafics de bois ainsi que les efforts de reboisement, de reforestation et de classement de nouvelles forêts dans toutes les zones éco-géographiques. Dans cette dynamique, il donne instruction au Gouvernement d’élargir le spectre d’intervention, de relever le niveau des objectifs de reboisement assignés à l’Agence sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille verte et de renforcer les ressources humaines et les moyens logistiques affectés aux directions nationales chargées des Eaux et Forêts et des Parcs nationaux.
Le Président de la République souligne l’urgence de réorganiser l’exploitation forestière, dans une perspective de renforcement de la stratégie nationale et des plans d’actions pour la conservation de la biodiversité et de définir une nouvelle politique de gouvernance des parcs nationaux visant l’entretien professionnel des espaces, la préservation de la faune et de la flore ainsi que l’amélioration de l’attrait touristique.
Pour finir, il prescrit au Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique de prendre les dispositions en vue d’accélérer l’exécution du Plan spécial de Sauvegarde et de Valorisation de la Forêt classée de Mbao.
Préparatifs de la fête nationale
Le Président de la République estime que la fête nationale est un moment de communion et d’exaltation de notre vivre ensemble dans la paix et la solidarité. Il rappelle que le projet collectif pour un Sénégal souverain, juste et prospère, appelle en permanence au sursaut national, à la consolidation de la cohésion sociale et de l’Etat de droit ainsi qu’au renforcement d’une citoyenneté active et constructive pour le développement, avec la mobilisation de la jeunesse et des forces de défense et de sécurité.
C’est dans cet esprit d’engagement patriotique, selon le Chef de l’Etat, que le Sénégal va célébrer, le 04 avril 2026, le 66ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale, dont il présidera le Grand défilé civil et militaire à Thiès, en présence de l’ensemble des corps constitués. Ainsi, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de veiller au bon déroulement des festivités, défilés et célébrations, à Thiès et dans les autres régions du Sénégal, avec la participation des populations, des élèves et de toutes les forces vives de la Nation.
Suivi de la décision du Jury d’Appel de la CAF concernant le titre de Champion d’Afrique du Sénégal
Le Président de la République affirme que le Sénégal constate avec regret et indignation la décision du Jury d’Appel de la CAF retirant le titre de Champion d’Afrique 2025 à l’équipe nationale de Football. Face à cette décision inédite, il demande au Gouvernement, notamment au Ministre chargé des Sports, de prendre toutes les dispositions rapides et indiquées, avec la Fédération sénégalaise de Football, afin de déposer les recours appropriés devant le Tribunal arbitral du Sport.
Agenda du Président de la République
Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il effectuera une visite officielle au Royaume d’Espagne, à l’invitation du Roi Felipe VI, du 24 au 26 mars 2026.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :
Gestion durable du secteur de l’Emploi
Pour le Premier Ministre, la gestion durable de l’emploi est essentielle dans la vie économique et sociale de la Nation, afin de garantir à chaque Sénégalais la possibilité d’accéder à un emploi décent et durable. Il a fait remarquer que le secteur de l’Emploi est confronté à des crises cycliques générées principalement par le problème d’insertion des demandeurs d’emplois. Il a mis en exergue le faible niveau de qualification des ressources humaines, découlant de l’insuffisance de l’offre du fait de la faiblesse des activités des entreprises et de la valorisation insuffisante de secteurs à fort potentiel, pourvoyeurs d’emploi.
Le Premier Ministre a également noté l’inadéquation entre la formation et l’emploi, la faible employabilité, l’inefficacité du dispositif de financement, d’encadrement et d’accompagnement et les contraintes liées au Code du Travail.
Il évoque les mesures prises par le Gouvernement, en initiant un processus inclusif d’élaboration d’une Politique nationale de l’Emploi, qui prendra en compte la rationalisation des structures de gouvernance, et en renforçant la Convention nationale État-Employeurs ainsi que les dispositions sur l’apprentissage et la formation duale.
Au demeurant, le Gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre le Pacte de Stabilité sociale, outre la signature du décret portant Statut général des fonctionnaires des Collectivités territoriales ainsi que celui fixant le montant de l’indemnité forfaitaire accordée aux agents non-fonctionnaires des collectivités territoriales. A cela s’ajoute la généralisation de l’indemnité de logement.
Le Premier Ministre a estimé que le renouveau de l’emploi sera porté par le développement des filières stratégiques, la relance des travaux de réalisation d’infrastructures, la mise en place des agropoles et le développement du tissu industriel. Dans ce cadre, le Gouvernement s’emploiera, notamment, à la finalisation et à l’adoption de la loi d’orientation sur l’emploi, à la réforme du Code du Travail et de la Sécurité sociale, à l’évaluation et au renforcement organisationnel et financier de la Convention nationale État-Employeurs et à la rationalisation des structures en charge de la promotion de l’emploi.
Le Premier Ministre a aussi annoncé le renforcement du lien emploi et formation, la mutualisation et l’optimisation des structures, interventions et ressources, la mise en place d’une grande coalition pour l’emploi, le développement de l’emploi local dans les pôles territoires, la mise en place de projets de travaux à haute intensité de main d’œuvre (HIMO).
Il a, enfin, indiqué le renforcement des Pôles Emploi et la mise en place des Centres d’Initiatives pour l’Emploi local (CIEL) au niveau de chaque département, ainsi que des Missions locales pour l’Emploi et l’Entrepreneuriat au niveau de chaque commune.
Redressement de la Compagnie Air Sénégal
Le Premier Ministre a rappelé des décisions arrêtées lors du Conseil interministériel du O3 avril 2025, sur la base desquelles a été élaboré le plan d’urgence de redressement global comprenant la reconstitution des fonds propres, la recapitalisation, le refinancement et la réalisation d’un audit financier et organisationnel complet.
Suite à la réunion qu’il a présidée le lundi 16 mars 2026, en présence des ministres concernés, il a annoncé les décisions qu’il a prises avant de réaffirmer la ferme volonté du Gouvernement de soutenir Air Sénégal SA et AIBD SA, dans leur redressement et leur repositionnement durable au cœur de la stratégie nationale du transport aérien.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur la réforme de troisième génération du service public de l’eau.
Le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a fait une communication sur l’organisation du 6ème Congrès mondial des Aires marines protégées.
Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait une communication sur la situation du marché et la commercialisation de l’arachide.
Le Ministre de la Jeunesse et des Sports a fait une communication sur la préparation de la Semaine nationale de la Jeunesse, édition 2026.
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil a examiné et adopté le projet de décret fixant les modalités relatives au découpage et à la nomenclature des blocs du bassin sédimentaire du Sénégal.
AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique
Monsieur Cyprien DIENE, Instituteur, matricule de solde n° 519 112/K, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Sesséne, Département de Mbour, est nommé Adjoint au Sous-Préfet de l’Arrondissement de Jaxaay, Département de Keur Massar, en remplacement de Monsieur Kany Balla DOUMBIA, appelé à d'autres fonctions.
Au titre du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation :
Monsieur Insa SECK, Enseignant-Chercheur, matricule de solde n° 107 487/E, est nommé Directeur de l'Institut supérieur d'Enseignement professionnel (ISEP) de Mbacké.
Au titre du Ministère de l’Éducation nationale :
Madame Maïmouna Soude SOUARE, Inspectrice de l'Enseignement élémentaire, matricule de solde n° 631 504/E, est nommée Secrétaire général de la Commission nationale pour l'Unesco, en remplacement de Monsieur Aliou LY, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Monsieur Mansor FALL, Professeur de l'Enseignement secondaire, matricule de solde n° 637 272/M, précédemment Proviseur du Lycée de Dahra, est nommé Directeur des Equipements scolaires, en remplacement de Monsieur Abdoulaye SY.
Au titre du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique
Madame Bineta Diabel Bâ MBACKE, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Administration des Services de Santé, précédemment Directeur de l’Hôpital Ndamatou de Touba, est nommée Directeur du Centre Hospitalier National Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, en remplacement de Monsieur Mouhamadou Moustapha SOURANG, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Monsieur Ibrahima Tito TAMBA, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Administration des Services de Santé, est nommé Directeur de l’Hôpital Ndamatou de Touba, en remplacement de Madame Bineta Diabel Bâ MBACKE, appelée à d’autres fonctions ;
Monsieur Moustapha DIEDHIOU, Médecin Anesthésiste Réanimateur, Maître de Conférences Agrégé, est nommé Directeur du Service d’Assistance Médicale d’Urgence (SAMU), en remplacement de Monsieur Abdallah WADE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Monsieur Fallou NIANG, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Administration des Services de Santé, précédemment Directeur du Centre Hospitalier Régional de Kolda, est nommé Directeur général des Établissements de Santé, en remplacement de Madame Fatou Mbaye SYLLA ;
Monsieur Makha DANFAKHA, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Santé Publique, est nommé Directeur du Centre Hospitalier Régional de Kolda, en remplacement de Monsieur Fallou NIANG, appelé à d’autres fonctions ;
Monsieur Abdou SARR, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Économie de la santé, est nommée Directeur du Centre Hospitalier National d’Enfants Albert Royer de Dakar, en remplacement de Madame Issa Tall DIOP ;
Monsieur Alassane TALL, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un diplôme en Santé Publique, est nommé Directeur de l’Institut d'Hygiène sociale ex-Polyclinique, en remplacement de Monsieur Abdoulaye KANE ;
Madame Aissatou SOUGOU, titulaire d’un diplôme de Doctorat en Pharmacie et d’un Master en Économie de la Santé et en Santé publique, est nommée Directeur Général de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP), en remplacement de Monsieur Alioune Ibnou Abou Talib DIOUF ;
Madame Fatou Bara NDIONE, Ingénieure biomédicale, matricule de solde n° 613 850/E, est nommée Directeur des Équipements et de la Maintenance au Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, poste vacant ;
Madame Henriette Cécile DIOP, titulaire d’un Doctorat en Médecine, Spécialiste en Santé publique, matricule de solde 713 134/G, est nommée Inspecteur technique de la Santé au Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique ;
Monsieur El Hadji Magatte SECK, titulaire d’un Doctorat en Médecine, Gestionnaire des Services de Santé, matricule de solde n° 609 547/G, est nommé Inspecteur technique de la Santé au Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
Au titre du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme
Monsieur Ousmane SANE, Diplômé en Informatique de Gestion, est nommé Président du Conseil d’Administration du Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose, en remplacement de Monsieur Landing Mbessane SECK.
Marie Rose Khady Fatou FAYE,
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement
mercredi 18 mars 2026
mardi 17 mars 2026
La Fondation LONASE octroie 18 millions de FCFA aux familles des supporters sénégalais détenus au Maroc
Article de khadidiatou Mendy
© Agence de Presse Senegalaise قدمت بواسطة
SENEGAL-SPORT-SOCIAL
Dakar, 17 mars (APS) – Les familles des dix-huit supporters sénégalais en détention au Royaume du Maroc depuis la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2026 ont reçu, mardi, de la Fondation de la Loterie nationale sénégalaise (LONASE), un soutien financier d’un montant de 18 millions de francs CFA.
“Ce geste entre dans le cadre global du soutien de l’Etat du Sénégal à l’endroit de ces braves supporters partis défendre les couleurs [nationales”], a déclaré le directeur général de la LONASE, Toussaint Manga.
Les familles des 18 supporteurs en détention au Maroc depuis bientôt deux mois vont recevoir chacune un million de francs CFA.
“De la même manière que nos soldats partent en mission et reviennent avec tous les honneurs, ces fils du Sénégal qui sont également partis en mission méritent tous les honneurs”, a souligné Toussaint Manga.
Il en appelle aux autres entités de l’Etat, les invitant à faire un geste allant dans le sens de réconforter les familles de ces supporters, tout en demandant au peuple sénégalais de leur réserver “un accueil digne” lorsqu’ils vont retrouver la liberté.
Ces 18 supporters sénégalais ont été incarcérés au Maroc depuis le 18 janvier 2026, suite à des incidents enregistrés lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) remportée par le Sénégal face au Maroc.
Ils ont été condamnés à des peines de 3 mois à 1 an de prison ferme le 19 février 2026 pour des violences, dégradations et envahissement de terrain lors de la finale de la CAN 2025. Leur procès en appel, ouvert lundi à Rabat, a été renvoyé au 30 mars prochain.
Ils appartiennent en majorité au “12e Gaïnde”, groupe de supporters officiels de l’équipe nationale du Sénégal, et à l’association sportive et culturelle (ASC) “Lebou Gui” du département de Rufisque.
KM/BK
La Fondation LONASE octroie 18 millions de FCFA aux familles des supporters sénégalais détenus au Maroc
La Fondation LONASE octroie 18 millions de FCFA aux familles des supporters sénégalais détenus au Maroc
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