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mardi 31 mars 2026
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dimanche 29 mars 2026
samedi 28 mars 2026
vendredi 27 mars 2026
Serigne Babacar Sy, une référence vivante, 69 ans après sa disparition
Article de Boubacar Kante
© Agence de Presse Senegalaise قدمت بواسطة
SENEGAL-RELIGION-SOUVENIRS
Tivaouane, 25 mars (APS) – Soixante-neuf ans après son rappel à Dieu, le 25 mars 1957 à Tivaouane, la figure de Serigne Babacar Sy (1885-1957) demeure d’une étonnante actualité, comme si le temps n’avait fait qu’amplifier l’écho de son œuvre et la profondeur de son héritage.
Héritier d’El Hadji Malick Sy (1855), un des propagateurs de la tidjaniya au Sénégal, il n’a pas seulement assuré une succession. Serigne Babacar Sy a incarné une continuité vivante, lucide et adaptée à son époque.
Il a su organiser, consolider et inscrire durablement la Tarîqa tidjane dans le tissu social sénégalais, à la suite de son père qui avait semé les bases d’une islamisation structurée et décentralisée.
Il apparaît ainsi comme un bâtisseur silencieux, un stratège spirituel qui avait compris que la foi devait aussi s’organiser pour durer.
Son génie réside notamment dans la création des “dahiras” (cercles de fidèles). Ce qui pouvait sembler être de simples regroupements religieux s’est révélé, avec le recul, comme une innovation majeure. Les “dahiras” ont en effet façonné des générations de disciples, structuré la solidarité et servi de socle à des dynamiques éducatives, sociales et même économiques. La vitalité de ces cercles témoigne encore aujourd’hui de la vision d’un homme ayant anticipé les besoins d’une communauté en mutation.
Mais réduire Serigne Babacar Sy à son rôle d’organisateur ne rendrait pas justice à son action.
Il fut aussi une véritable école de vie. Son humilité, sa rigueur, son élégance morale et physique, ce fameux “bonnet carré” devenu symbole, traduisent une cohérence rare entre l’être et le paraître. Son érudition n’était jamais ostentatoire, mais toujours au service de l’élévation spirituelle et de la transmission.
Serigne Babacar Sy, un architecte social
Sur le plan historique, son influence dépasse le cadre strictement religieux. Sa relation empreinte de respect et d’intelligence avec Léopold Sédar Senghor (1906-2001), premier président de la République du Sénégal, illustre un modèle sénégalais singulier : celui d’un dialogue fécond entre autorité spirituelle et pouvoir politique.
Dans un contexte de transition vers l’indépendance, cette entente a contribué à préserver la stabilité du pays et à forger une culture de concertation encore perceptible aujourd’hui.
Après près de sept décennies, son legs apparaît avec encore plus de clarté. Plus qu’un guide religieux, Serigne Babacar Sy était un architecte social, un éducateur, un homme de mesure et de vision. Son œuvre continue de vivre à travers les “dahiras”, dans les pratiques sociales et dans les valeurs de solidarité et de discipline qu’il a inculquées.
Aussi, loin d’être une figure du passé, reste-t-il une référence vivante : un repère pour comprendre comment concilier foi, organisation et engagement dans la cité. Un héritage qui, 69 ans après, continue d’éclairer les chemins de ceux qui cherchent à allier spiritualité et action sociale.
MKB/ASB/BK/HK
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jeudi 26 mars 2026
Oum Kalthoum, celle que De Gaulle considéra comme « la conscience d’une nation »
Article de Ghita Zine
© Fournis par Yabiladi
A la chute du régime monarchique en Egypte (1952), Oum Kalthoum fut perçue comme une chanteuse des temps révolus. Elle fut interdite de diffusion, ce qui la poussa à prendre sa retraite. Mais Gamal Abdelnasser intervint pour la convaincre de revenir sur sa décision. Le guide de la Révolution des officiers libres fit de la suite de son parcours artistique une véritable gloire du monde arabe.
De son vrai nom Fatima Ibrahim as-Sayed El-Beltagi, Oum Kalthoum s'est imposée comme l'une des voix emblématiques de l'Égypte et du monde arabe au XXe siècle. Les historiens ne s'accordent pas sur sa date de naissance, certains avançant le 21 décembre 1898, tandis que d'autres optent pour le 31 décembre 1908.
Surnommée l'«Astre d'Orient», sa musique a bercé des générations entières. Elle était également connue sous les noms de «la mère des peuples», «la quatrième pyramide» ou encore «el sett» (la dame). Dès son enfance, Oum Kalthoum s'est lancée dans la musique, et sa renommée a rapidement dépassé les frontières égyptiennes, faisant d'elle une icône dans tout le monde arabe.
Dans son livre «Oum Kalthoum, histoire d'une passion», Mohamed Ârad écrit qu'elle a «marqué les arts et la littérature par une tradition éthique de l'écoute et du respect du public, modifiant ainsi la perception des chanteurs à travers l'histoire de la culture et des beaux-arts».
Une ascension fulgurante
En 1928, alors qu'elle résidait au Caire depuis quatre ans, elle défia l'autorité parentale en portant des robes sobres à manches longues pour monter sur scène et interpréter «In kont assameh w ansa l’asseya». Ce titre connut un succès retentissant et révéla précocement son talent de diva à la voix puissante.
Le 31 mai 1934, Oum Kalthoum fut la première à chanter sur la nouvelle chaîne de radiodiffusion égyptienne. Chaque semaine, elle composait une nouvelle chanson qu'elle interprétait le jeudi, captivant des millions d'auditeurs et éclipsant toute autre programmation ce jour-là.
Son succès perdura pendant des années. Cependant, après la Révolution des officiers libres en juillet 1952, qui renversa la monarchie égyptienne, la situation changea. Le Conseil révolutionnaire la considérait comme la chanteuse du roi Farouk, désormais déchu. Ses chansons furent interdites de diffusion, et elle perdit son titre de majore des musiciens.
Oum Kalthoum envisagea de se retirer, mais Gamal Abdel Nasser, leader de la Révolution, intervint pour la convaincre de revenir sur sa décision. Leur amitié perdura jusqu'à la mort de Nasser, devenu le deuxième président d'Égypte et figure centrale du mouvement nassérien panarabe, de 1956 au 28 septembre 1970.
Une carrière musicale marquée par l'engagement
Ali Al-Samman Mansour s'est penché sur cette amitié dans son article «La place d'Oum Kalthoum auprès de Gamal Abdel Nasser», publié dans la revue Al Majalla à Londres. Il écrit que «la relation privilégiée qui la liait à Oum Kalthoum (...) était inoubliable (...) Elle reposait sur une pureté distinguée, nourrie par une appréciation notable pour son rôle artistique majeur qui a enchanté toute la nation arabe».
Oum Kalthoum était également dotée d'une grande conscience politique et s'intéressait aux questions cruciales concernant l'Égypte et le monde arabe. Elle dédia de nombreuses chansons à la Palestine et aux martyrs de cette cause.
Dans ses écrits, Muhammad Husayn Haykal rappelle que cet Astre d'Orient faisait partie des figures qui ont «transformé Le Caire à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle en une véritable capitale arabe, aux côtés des œuvres de poètes comme Gibran, Chaouqi et Matran».
Oum Kalthoum a également soutenu financièrement l'armée égyptienne à plusieurs reprises, ce qui lui valut les éloges de Gamal Abdel Nasser, qui lui adressa une lettre le 30 octobre 1955.
«À Madame Oum Kalthoum Ibrahim,
Vous avez fourni une contribution de mille livres pour armer nos soldats qui défendent. Acceptez mes sincères remerciements pour vos nobles sentiments et votre patriotisme.»
Lettre de Gamal Abdel Nasser
La musique au service des causes arabes
Après la défaite arabe face à Israël lors de la Guerre des Six Jours en 1967, le soutien d'Oum Kalthoum aux soldats égyptiens s'intensifia. Elle multiplia les concerts en Égypte et à l'étranger, reversant généreusement ses bénéfices à l'armée. Sa renommée artistique s'étendit jusqu'à Paris, où elle se produisit les 13 et 15 novembre 1967 à l'Olympia.
Ali Al-Samman Mansour rappelle que «la plupart des représentants arabes en France et en Europe assistèrent à sa réception, et d'infinies queues se formèrent à l'entrée de l'Olympia». Ayant lui-même assisté à cet événement inédit, il se souvient qu'«à son deuxième et dernier jour, Oum Kalthoum [lui] demanda de rédiger une lettre au général De Gaulle, président de la République française, pour le remercier de sa position juste concernant le conflit israélo-arabe». La réponse du général ne tarda pas : «Moins de vingt-quatre heures plus tard, il lui répondit, la décrivant en substance comme 'la conscience de toute une nation'.»
Le soutien d'Oum Kalthoum à l'armée égyptienne ne faiblit pas. Après la guerre d'octobre 1973, le président Anouar el-Sadate lui écrivit le 11 novembre de la même année : «J'ai reçu votre courrier exprimant vos nobles sentiments et votre patriotisme, un idéal fort à travers votre soutien au renforcement de nos armées pour défendre le territoire meurtri de notre tant aimée nation arabe.»
À l'aube du 3 février 1975, Oum Kalthoum s'éteignit au Caire, après avoir longtemps souffert d'une néphrite aiguë. Ses funérailles, parmi les plus grandes de l'histoire de l'Égypte, rassemblèrent des milliers de personnes en deuil.
mercredi 25 mars 2026
mardi 24 mars 2026
lundi 23 mars 2026
dimanche 22 mars 2026
samedi 21 mars 2026
vendredi 20 mars 2026
jeudi 19 mars 2026
COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 18 MARS 2026
CONSEIL DES MINISTRES - 18 MARS 2026
Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 18 mars 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :
Célébration de la fête de Korité
Le Président de la République, débutant sa communication par l’évocation du mois béni de Ramadan qui tire à sa fin, adresse ses félicitations et vœux à la Oumah islamique, à l’occasion de la célébration de la fête de Korité, prévue au cours de la présente semaine. Après avoir prié, avec l’ensemble de la Nation, pour un Sénégal prospère et solidaire dans un monde de paix, il demande au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique de veiller au déroulement adéquat des cérémonies de prières de l’Aïd El Fitr sur l’étendue du territoire national.
En outre, il demande au Gouvernement d’améliorer la fluidité de la circulation et de renforcer la sécurité des transports sur les différents axes routiers et autoroutiers.
Dans ce sillage, il présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes de l’accident survenu le lundi passé sur la route nationale N° 06 entre Tambacounda et Gouloumbou, avant de souhaiter prompt rétablissement aux blessés.
Il réitère également ses directives relatives aux mesures préventives, en vue d’assurer l’approvisionnement correct du pays en hydrocarbures, denrées et produits de consommation courante, tout en maintenant la stabilité des prix.
Accélération de la mise en œuvre de projets et programmes hydrauliques
Rappelant le caractère prioritaire de l’approvisionnement en eau potable des populations, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre et au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de veiller à l’accélération de la mise en œuvre de l’ensemble des projets et programmes hydrauliques dans les centres urbains et en milieu rural. Il indique l’importance d’élaborer et de déployer un nouveau schéma directeur hydraulique, assurant à la fois une complémentarité des projets et un maillage optimal du territoire national en réseaux, ouvrages et infrastructures hydrauliques fonctionnels.
Le Président de la République engage le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement à intensifier le processus d’évaluation et de révision des délégations de service public de l’eau potable, en veillant à la synergie des actions entre la SONES, l’OFOR et les concessionnaires, soutenue par des contrats de performance rénovés et exigeants. En outre, il souligne l’urgence de travailler à l’adaptation des règles d’organisation et de fonctionnement du sous-secteur de l’hydraulique urbaine, notamment avec la mise en service prochaine et le lancement des unités de dessalement.
Enfin, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre et au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de finaliser les études nécessaires à l’amorçage de l’exécution, avant la fin de l’année 2026, du Projet des Autoroutes de l’Eau et la révision du cadre juridique relatif au secteur de l’Eau et à sa régulation.
Préservation durable du patrimoine forestier national et revitalisation de la politique forestière
Le Président de la République fait observer que les forêts, représentant une composante essentielle de la biodiversité, constituent un patrimoine national inestimable, dont la préservation appelle l’exécution d’une politique d’encadrement et de valorisation. A cet effet, il demande d’intensifier la lutte contre les trafics de bois ainsi que les efforts de reboisement, de reforestation et de classement de nouvelles forêts dans toutes les zones éco-géographiques. Dans cette dynamique, il donne instruction au Gouvernement d’élargir le spectre d’intervention, de relever le niveau des objectifs de reboisement assignés à l’Agence sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille verte et de renforcer les ressources humaines et les moyens logistiques affectés aux directions nationales chargées des Eaux et Forêts et des Parcs nationaux.
Le Président de la République souligne l’urgence de réorganiser l’exploitation forestière, dans une perspective de renforcement de la stratégie nationale et des plans d’actions pour la conservation de la biodiversité et de définir une nouvelle politique de gouvernance des parcs nationaux visant l’entretien professionnel des espaces, la préservation de la faune et de la flore ainsi que l’amélioration de l’attrait touristique.
Pour finir, il prescrit au Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique de prendre les dispositions en vue d’accélérer l’exécution du Plan spécial de Sauvegarde et de Valorisation de la Forêt classée de Mbao.
Préparatifs de la fête nationale
Le Président de la République estime que la fête nationale est un moment de communion et d’exaltation de notre vivre ensemble dans la paix et la solidarité. Il rappelle que le projet collectif pour un Sénégal souverain, juste et prospère, appelle en permanence au sursaut national, à la consolidation de la cohésion sociale et de l’Etat de droit ainsi qu’au renforcement d’une citoyenneté active et constructive pour le développement, avec la mobilisation de la jeunesse et des forces de défense et de sécurité.
C’est dans cet esprit d’engagement patriotique, selon le Chef de l’Etat, que le Sénégal va célébrer, le 04 avril 2026, le 66ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale, dont il présidera le Grand défilé civil et militaire à Thiès, en présence de l’ensemble des corps constitués. Ainsi, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de veiller au bon déroulement des festivités, défilés et célébrations, à Thiès et dans les autres régions du Sénégal, avec la participation des populations, des élèves et de toutes les forces vives de la Nation.
Suivi de la décision du Jury d’Appel de la CAF concernant le titre de Champion d’Afrique du Sénégal
Le Président de la République affirme que le Sénégal constate avec regret et indignation la décision du Jury d’Appel de la CAF retirant le titre de Champion d’Afrique 2025 à l’équipe nationale de Football. Face à cette décision inédite, il demande au Gouvernement, notamment au Ministre chargé des Sports, de prendre toutes les dispositions rapides et indiquées, avec la Fédération sénégalaise de Football, afin de déposer les recours appropriés devant le Tribunal arbitral du Sport.
Agenda du Président de la République
Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il effectuera une visite officielle au Royaume d’Espagne, à l’invitation du Roi Felipe VI, du 24 au 26 mars 2026.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :
Gestion durable du secteur de l’Emploi
Pour le Premier Ministre, la gestion durable de l’emploi est essentielle dans la vie économique et sociale de la Nation, afin de garantir à chaque Sénégalais la possibilité d’accéder à un emploi décent et durable. Il a fait remarquer que le secteur de l’Emploi est confronté à des crises cycliques générées principalement par le problème d’insertion des demandeurs d’emplois. Il a mis en exergue le faible niveau de qualification des ressources humaines, découlant de l’insuffisance de l’offre du fait de la faiblesse des activités des entreprises et de la valorisation insuffisante de secteurs à fort potentiel, pourvoyeurs d’emploi.
Le Premier Ministre a également noté l’inadéquation entre la formation et l’emploi, la faible employabilité, l’inefficacité du dispositif de financement, d’encadrement et d’accompagnement et les contraintes liées au Code du Travail.
Il évoque les mesures prises par le Gouvernement, en initiant un processus inclusif d’élaboration d’une Politique nationale de l’Emploi, qui prendra en compte la rationalisation des structures de gouvernance, et en renforçant la Convention nationale État-Employeurs ainsi que les dispositions sur l’apprentissage et la formation duale.
Au demeurant, le Gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre le Pacte de Stabilité sociale, outre la signature du décret portant Statut général des fonctionnaires des Collectivités territoriales ainsi que celui fixant le montant de l’indemnité forfaitaire accordée aux agents non-fonctionnaires des collectivités territoriales. A cela s’ajoute la généralisation de l’indemnité de logement.
Le Premier Ministre a estimé que le renouveau de l’emploi sera porté par le développement des filières stratégiques, la relance des travaux de réalisation d’infrastructures, la mise en place des agropoles et le développement du tissu industriel. Dans ce cadre, le Gouvernement s’emploiera, notamment, à la finalisation et à l’adoption de la loi d’orientation sur l’emploi, à la réforme du Code du Travail et de la Sécurité sociale, à l’évaluation et au renforcement organisationnel et financier de la Convention nationale État-Employeurs et à la rationalisation des structures en charge de la promotion de l’emploi.
Le Premier Ministre a aussi annoncé le renforcement du lien emploi et formation, la mutualisation et l’optimisation des structures, interventions et ressources, la mise en place d’une grande coalition pour l’emploi, le développement de l’emploi local dans les pôles territoires, la mise en place de projets de travaux à haute intensité de main d’œuvre (HIMO).
Il a, enfin, indiqué le renforcement des Pôles Emploi et la mise en place des Centres d’Initiatives pour l’Emploi local (CIEL) au niveau de chaque département, ainsi que des Missions locales pour l’Emploi et l’Entrepreneuriat au niveau de chaque commune.
Redressement de la Compagnie Air Sénégal
Le Premier Ministre a rappelé des décisions arrêtées lors du Conseil interministériel du O3 avril 2025, sur la base desquelles a été élaboré le plan d’urgence de redressement global comprenant la reconstitution des fonds propres, la recapitalisation, le refinancement et la réalisation d’un audit financier et organisationnel complet.
Suite à la réunion qu’il a présidée le lundi 16 mars 2026, en présence des ministres concernés, il a annoncé les décisions qu’il a prises avant de réaffirmer la ferme volonté du Gouvernement de soutenir Air Sénégal SA et AIBD SA, dans leur redressement et leur repositionnement durable au cœur de la stratégie nationale du transport aérien.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur la réforme de troisième génération du service public de l’eau.
Le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a fait une communication sur l’organisation du 6ème Congrès mondial des Aires marines protégées.
Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a fait une communication sur la situation du marché et la commercialisation de l’arachide.
Le Ministre de la Jeunesse et des Sports a fait une communication sur la préparation de la Semaine nationale de la Jeunesse, édition 2026.
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil a examiné et adopté le projet de décret fixant les modalités relatives au découpage et à la nomenclature des blocs du bassin sédimentaire du Sénégal.
AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique
Monsieur Cyprien DIENE, Instituteur, matricule de solde n° 519 112/K, précédemment Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Sesséne, Département de Mbour, est nommé Adjoint au Sous-Préfet de l’Arrondissement de Jaxaay, Département de Keur Massar, en remplacement de Monsieur Kany Balla DOUMBIA, appelé à d'autres fonctions.
Au titre du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation :
Monsieur Insa SECK, Enseignant-Chercheur, matricule de solde n° 107 487/E, est nommé Directeur de l'Institut supérieur d'Enseignement professionnel (ISEP) de Mbacké.
Au titre du Ministère de l’Éducation nationale :
Madame Maïmouna Soude SOUARE, Inspectrice de l'Enseignement élémentaire, matricule de solde n° 631 504/E, est nommée Secrétaire général de la Commission nationale pour l'Unesco, en remplacement de Monsieur Aliou LY, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Monsieur Mansor FALL, Professeur de l'Enseignement secondaire, matricule de solde n° 637 272/M, précédemment Proviseur du Lycée de Dahra, est nommé Directeur des Equipements scolaires, en remplacement de Monsieur Abdoulaye SY.
Au titre du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique
Madame Bineta Diabel Bâ MBACKE, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Administration des Services de Santé, précédemment Directeur de l’Hôpital Ndamatou de Touba, est nommée Directeur du Centre Hospitalier National Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, en remplacement de Monsieur Mouhamadou Moustapha SOURANG, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Monsieur Ibrahima Tito TAMBA, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Administration des Services de Santé, est nommé Directeur de l’Hôpital Ndamatou de Touba, en remplacement de Madame Bineta Diabel Bâ MBACKE, appelée à d’autres fonctions ;
Monsieur Moustapha DIEDHIOU, Médecin Anesthésiste Réanimateur, Maître de Conférences Agrégé, est nommé Directeur du Service d’Assistance Médicale d’Urgence (SAMU), en remplacement de Monsieur Abdallah WADE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
Monsieur Fallou NIANG, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Administration des Services de Santé, précédemment Directeur du Centre Hospitalier Régional de Kolda, est nommé Directeur général des Établissements de Santé, en remplacement de Madame Fatou Mbaye SYLLA ;
Monsieur Makha DANFAKHA, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Santé Publique, est nommé Directeur du Centre Hospitalier Régional de Kolda, en remplacement de Monsieur Fallou NIANG, appelé à d’autres fonctions ;
Monsieur Abdou SARR, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Économie de la santé, est nommée Directeur du Centre Hospitalier National d’Enfants Albert Royer de Dakar, en remplacement de Madame Issa Tall DIOP ;
Monsieur Alassane TALL, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un diplôme en Santé Publique, est nommé Directeur de l’Institut d'Hygiène sociale ex-Polyclinique, en remplacement de Monsieur Abdoulaye KANE ;
Madame Aissatou SOUGOU, titulaire d’un diplôme de Doctorat en Pharmacie et d’un Master en Économie de la Santé et en Santé publique, est nommée Directeur Général de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP), en remplacement de Monsieur Alioune Ibnou Abou Talib DIOUF ;
Madame Fatou Bara NDIONE, Ingénieure biomédicale, matricule de solde n° 613 850/E, est nommée Directeur des Équipements et de la Maintenance au Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, poste vacant ;
Madame Henriette Cécile DIOP, titulaire d’un Doctorat en Médecine, Spécialiste en Santé publique, matricule de solde 713 134/G, est nommée Inspecteur technique de la Santé au Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique ;
Monsieur El Hadji Magatte SECK, titulaire d’un Doctorat en Médecine, Gestionnaire des Services de Santé, matricule de solde n° 609 547/G, est nommé Inspecteur technique de la Santé au Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
Au titre du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme
Monsieur Ousmane SANE, Diplômé en Informatique de Gestion, est nommé Président du Conseil d’Administration du Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose, en remplacement de Monsieur Landing Mbessane SECK.
Marie Rose Khady Fatou FAYE,
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement
mercredi 18 mars 2026
mardi 17 mars 2026
La Fondation LONASE octroie 18 millions de FCFA aux familles des supporters sénégalais détenus au Maroc
Article de khadidiatou Mendy
© Agence de Presse Senegalaise قدمت بواسطة
SENEGAL-SPORT-SOCIAL
Dakar, 17 mars (APS) – Les familles des dix-huit supporters sénégalais en détention au Royaume du Maroc depuis la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2026 ont reçu, mardi, de la Fondation de la Loterie nationale sénégalaise (LONASE), un soutien financier d’un montant de 18 millions de francs CFA.
“Ce geste entre dans le cadre global du soutien de l’Etat du Sénégal à l’endroit de ces braves supporters partis défendre les couleurs [nationales”], a déclaré le directeur général de la LONASE, Toussaint Manga.
Les familles des 18 supporteurs en détention au Maroc depuis bientôt deux mois vont recevoir chacune un million de francs CFA.
“De la même manière que nos soldats partent en mission et reviennent avec tous les honneurs, ces fils du Sénégal qui sont également partis en mission méritent tous les honneurs”, a souligné Toussaint Manga.
Il en appelle aux autres entités de l’Etat, les invitant à faire un geste allant dans le sens de réconforter les familles de ces supporters, tout en demandant au peuple sénégalais de leur réserver “un accueil digne” lorsqu’ils vont retrouver la liberté.
Ces 18 supporters sénégalais ont été incarcérés au Maroc depuis le 18 janvier 2026, suite à des incidents enregistrés lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) remportée par le Sénégal face au Maroc.
Ils ont été condamnés à des peines de 3 mois à 1 an de prison ferme le 19 février 2026 pour des violences, dégradations et envahissement de terrain lors de la finale de la CAN 2025. Leur procès en appel, ouvert lundi à Rabat, a été renvoyé au 30 mars prochain.
Ils appartiennent en majorité au “12e Gaïnde”, groupe de supporters officiels de l’équipe nationale du Sénégal, et à l’association sportive et culturelle (ASC) “Lebou Gui” du département de Rufisque.
KM/BK
La Fondation LONASE octroie 18 millions de FCFA aux familles des supporters sénégalais détenus au Maroc
La Fondation LONASE octroie 18 millions de FCFA aux familles des supporters sénégalais détenus au Maroc
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Can 2025 le Sénégal perd le trophée, le Maroc déclaré vainqueur
Article de Cochimau HOUNGBADJI
Le Sénégal perd la finale de la CAN 2025 sur tapis. C’est une décision prise ce mardi 17 mars par la CAF en réponse à la plainte de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). Selon l’instance africaine de football, le Sénégal est déclaré forfait et le Maroc remporte la finale par 3-0. La CAF brandit l’article 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF (CAN).
Can 2025 : incroyable ! Le Sénégal perd la finale sur tapis vert
Le Maroc obtient gain de cause dans son bras de fer avec le Sénégal dans le cadre de la CAN 2025. Suite à l’incident survenu lors de la finale, la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a porté plainte auprès de la CAF pour contester le sacre du Sénégal. Le Maroc a notamment mis en avant le fait que des joueurs sénégalais sont sortis du terrain en plein match. Pour la FRMF, c’est une manière de se déclarer forfait. Elle a donc invité la CAF à constater les faits et à déclarer le Maroc vainqueur par 3-0.
Lire aussi : Sanctions CAN 2025 : Le Maroc a fait appel
Après analyse de la plainte, la CAF a décidé de donner raison au Maroc. « La Commission d’appel de la Confédération Africaine de Football (« CAF ») a décidé aujourd’hui qu’en application de l’article 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF (CAN), l’équipe nationale du Sénégal est déclarée forfait pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies CAF (CAN) Maroc 2025 (« le Match »), le résultat du Match étant enregistré comme étant de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) », a indiqué l’instance dans un communiqué mis en ligne ce mardi 17 mars
lundi 16 mars 2026
dimanche 15 mars 2026
Laïlatou-Kadr Nuit du Destin Côte d’Ivoire jour férié Ramadan
Nuit du destin : le lundi 16 mars déclaré férié en Côte d’Ivoire
Article de Gary SLM
La Nuit du destin, la Laïlatou-Kadr, sera célébrée en Côte d’Ivoire le dimanche. Le lundi 16 mars 2026 est donc un jour chômé, d’après une décision du gouvernement ivoirien.
Pour la Nuit du destin, le lundi 16 mars décrété jour chômé payé
C’est à travers un communiqué du ministère de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle que le lundi 16 mars 2026 a été décrété jour chômé et payé par le gouvernement de Côte d’Ivoire. Ce jour arrive au lendemain de la Laïlatou-Kadr qui sera célébrée demain dimanche par les musulmans.
Cette disposition du gouvernement ivoirien s’appuie sur l’article 2 du décret n°96-205 du 7 mars 1996 qui décide des jours fériés en Côte d’Ivoire. Cet article repose sur la disposition modifiée qui, elle, date du 4 novembre 2011, numérotée 2011-371.
Lire aussi : Nuit du Destin : Jeudi 28 avril est jour férié en Côte d’Ivoire
Tous les ans, les fidèles musulmans, grâce à cette disposition, rallongent leur moment de recueillement et de prière dans ce mois spirituel du calendrier islamique. Par cette décision, la Côte d’Ivoire affirme son attachement au respect des traditions religieuses qui favorisent le vivre-ensemble.
Ramadan : pourquoi la Nuit du destin est une des nuits les plus sacrées
L’importance de la Laïlatou-Kadr, aussi appelée la Nuit du destin, vient du fait qu’elle correspond à la révélation des premiers versets du Coran, livre saint du prophète Mahomet. Sa particularité est qu’elle intervient une des nuits impaires de la dernière dizaine de jours restants avant la fin du Ramadan, donc dimanche 15 mars 2026.
Cette nuit est sacrée pour les croyants musulmans qui, durant le mois de Ramadan, multiplient les actes de dévotion. C’est une des périodes lors desquelles les mosquées en Côte d’Ivoire sont ouvertes jusque tard dans la nuit. Ainsi, les mosquées peuvent accueillir jusqu’à des heures tardives les musulmans qui participent aux prières collectives.
La Nuit du destin est un moment privilégié pour la prière, pour recueillir les bénédictions spirituelles mais aussi pour les fidèles de se repentir afin de bénéficier du pardon de leurs péchés.
La Côte d’Ivoire respecte la tradition musulmane
Comme plusieurs pays en Afrique qui reconnaissent les différentes religions, la Côte d’Ivoire respecte ces moments privilégiés des croyants. C’est l’occasion où les autorités permettent, sans arrêté particulier, les rassemblements religieux dans et autour des mosquées. Parfois, les fidèles ont le droit de barrer certaines ruelles des villes pour la prière.
Le fait de décréter un jour férié au lendemain de la Nuit du destin est dans la logique de permettre aux croyants d’aller au bout de leurs pratiques religieuses sans la pression du travail.
Comme la religion musulmane, la religion chrétienne bénéficie elle aussi des mêmes avantages à des moments clés. Ces dispositions favorisent la coexistence entre les communautés.
samedi 14 mars 2026
vendredi 13 mars 2026
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 11 MARS 2026.
CONSEIL DES MINISTRES - 11 MARS 2026
Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 11 mars 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :
Promotion de la production locale et du consommer local
Abordant sa communication, le Président de la République souligne que les performances de la production, dans le secteur agricole, appellent la mise en œuvre d’une vision systémique intégrant à la fois la restructuration des marchés et circuits de distribution des produits agricoles, la transformation des productions, la maitrise et la régulation de la demande ainsi que la promotion de la consommation des produits locaux. A cet effet, il demande au Gouvernement de veiller à l’encadrement et à la régulation de la commercialisation des produits agricoles et horticoles, et d’accélérer le déploiement du Programme national de réalisation d’infrastructures de stockage et de conservation des produits agricoles.
Dans ce sillage, le Chef de l’Etat instruit le Ministre de l’Industrie et du Commerce et le Ministre de l’Agriculture de travailler à la signature de conventions de commercialisation, afin d’assurer l’écoulement des productions agricoles à des prix rémunérateurs. Il insiste sur la nécessité d’accentuer les campagnes d’information et de promotion de la consommation de la production agricole nationale, en développant un label qualité « Sénégal », tout en renforçant les capacités de l’Institut de Technologie alimentaire (ITA), notamment dans ses missions de valorisation des recherches sur les céréales et productions horticoles.
Il souligne, enfin, l’attention particulière à accorder à la réalisation des stocks de sécurité pour les denrées stratégiques et produits de consommation courante et à la stabilité des prix, avant de demander de faire l’évaluation de l’état d’application de la loi sur les prix et la protection des consommateurs.
Développement de l’économie sociale et solidaire dans les territoires
Rappelant que l’année 2026 est dédiée à l’économie sociale et solidaire, le Président de la République indique l’importance et l’urgence de veiller à l’application intégrale des dispositifs et instruments prévus par la loi d’orientation relative à l’Economie sociale et solidaire. A cet effet, outre l’établissement du Fichier national de l’Economie sociale et solidaire, il demande au Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire d’accélérer la mise en place des mécanismes de l’Economie sociale et solidaire dans la dynamique de promotion d’un développement durable et participatif.
Pour le Chef de l’Etat, il convient de mobiliser les acteurs publics, le secteur privé, les structures de microfinance, les femmes, les jeunes et toutes les forces vives de la Nation autour d’une doctrine nationale de développement endogène de l’économie solidaire.
A cet égard, au-delà de l’intégration des initiatives des associations sportives et culturelles dans la nouvelle politique en matière d’économie sociale et solidaire, il demande d’améliorer les performances des projets de lutte contre la pauvreté, l’exclusion et les vulnérabilités, à travers la crédibilité du Registre national unique (RNU). En outre, le Président de la République fait observer la nécessité d’intensifier le processus de restructuration des programmes de protection sociale et de solidarité nationale, dans une optique d’asseoir la complémentarité et le soutien optimal de l’Etat aux initiatives de consolidation de l’économie sociale et solidaire.
Enfin, il demande au Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire de préparer la tenue, d’ici la fin du mois d’octobre 2026, de la première session du Conseil national de l’Economie sociale et solidaire.
Accélération de la mise en œuvre des programmes routiers
Considérant la construction, la réhabilitation et l’entretien des routes, autoroutes, pistes de production et ouvrages de franchissement comme des préoccupations majeures des populations et des acteurs économiques, le Président de la République demande d’intensifier l’exécution des projets d’infrastructures routières prioritaires validés et de mettre en œuvre un nouveau Schéma routier national optimisé, en cohérence avec l’urbanisation accélérée du territoire et le déploiement des Pôles de développement.
Agenda diplomatique et rayonnement international du Sénégal
Le Président de la République rappelle que le Sénégal reste un pays attaché à la paix, au multilatéralisme et à l’intégration africaine, avant de demander de veiller à la modernisation de notre réseau diplomatique et consulaire, en vue de renforcer l’efficacité de notre politique étrangère. Dans ce cadre, il informe le Conseil avoir convoqué, les 18 et 19 avril 2026, la Conférence des Ambassadeurs, Consuls généraux et Consuls du Sénégal.
Il annonce également que notre pays accueillera, les 20 et 21 avril 2026, la 10ème édition du Forum de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, qui enregistrera la participation de plusieurs décideurs et acteurs civils et militaires du continent africain.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :
Place du capital humain dans la stabilité sociale
Le Premier Ministre a rappelé que le capital humain est essentiel dans la vie économique et sociale de la Nation. Dès lors, le Gouvernement accorde une importance de premier ordre à tous les secteurs ayant un lien direct avec le développement humain et, en particulier, à ceux de l’Éducation et de la Santé. Il a fait un diagnostic du secteur de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, en proie à une crise lancinante due essentiellement à un déficit global en personnels, un manque d’infrastructures et d’équipements en nombre et en qualité, la détérioration de l’environnement scolaire, l’inadéquation des curricula d’enseignement et de formation, la faible promotion de filières scientifiques, la question récurrente des bourses des étudiants, le dérèglement du calendrier universitaire ainsi que l’instabilité chronique de l’espace scolaire et universitaire.
Le Premier Ministre a fait noter que pour le secteur de la Santé, les problèmes sont liés, entre autres, à la fragmentation des systèmes d’information de santé, au manque d’infrastructures et d’équipements modernes intégrant des solutions numériques et énergétiques, à l’insuffisance des ressources humaines et financières ainsi qu’au déficit d’entretien et de maintenance. Il s’y ajoute l’obsolescence du cadre institutionnel et juridique, la répartition inégale du personnel et des moyens, la dépendance structurelle aux importations de médicaments, de matériels et autres produits de santé, le sous-investissement dans la prévention ainsi que la faiblesse du plateau médical, rendant plus difficile l’accès à des soins de santé de qualité.
Pour le Premier Ministre, face à ce constat, l’Etat a déployé des efforts exceptionnels, dans un contexte général difficile, pour redresser ces secteurs vitaux. Ainsi, le Gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre le Pacte national de Stabilité sociale pour une Croissance inclusive et durable, signé le 1er mai 2025 entre le Gouvernement, les Syndicats et le Patronat.
Dans le secteur de l’Education et de l’Enseignement supérieur, le Gouvernement déroule son plan quinquennal de recrutement de personnels pour renforcer les effectifs des enseignants afin de couvrir, à terme, les besoins en encadrement pédagogique et garantir la continuité du service public de l’éducation. En outre, selon le Premier Ministre, des avancées significatives ont été notées dans l’intensification de l'accès, dans l'inclusion et l'équité sociale, dans l’amélioration de la gestion des carrières des personnels enseignants, dans la valorisation de la fonction enseignante, ainsi que dans le renforcement des capacités des enseignants par la formation diplômante universelle et la formation continue.
Le Premier Ministre a souligné que, dans le domaine de la Santé, le Gouvernement a engagé une réorganisation des programmes sectoriels, en mettant davantage l’accent sur les actions de prévention et de promotion de la santé. Cette orientation stratégique s’accompagne d’une révision de l’organigramme du ministère au niveau central ainsi que de plusieurs réformes structurantes en cours, notamment la révision du Code de la Santé publique, la réforme du cadre juridique relatif à la santé mentale ainsi que l’actualisation de la carte sanitaire nationale.
Le Premier Ministre a également souligné les résultats probants obtenus sur le plan des ressources humaines et des infrastructures sanitaires, avant de lancer un appel à tous les acteurs et partenaires des systèmes d’éducation et de santé à un sursaut dans l’intérêt exclusif de la Nation.
Enfin, il a invité les ministres à mettre un accent particulier sur les politiques publiques tournées vers la promotion du capital humain, à respecter les engagements pris au nom du Gouvernement, à faire preuve d’ouverture pour maintenir et consolider le dialogue pour la stabilité et la paix sociales et à ne ménager aucun effort pour prévenir et trouver des solutions aux difficultés qui surviennent dans les relations entre l’État et les acteurs sociaux.
Amélioration de la mise en œuvre de projets structurants
Le Premier Ministre a attiré l’attention du Gouvernement sur l’état d’avancement de trois projets structurants inscrits parmi les priorités nationales, à savoir le Programme national de Développement des Agropoles, le Projet d’aménagement de la Corniche Ouest de Dakar et le Projet d’électrification rurale.
S’agissant du Programme national de Développement des Agropoles, le Premier Ministre a rappelé qu’il constitue un levier majeur de notre ambition de souveraineté alimentaire, de transformation industrielle des territoires et de création d’emplois. Il a partagé avec le Conseil certaines difficultés rencontrées, liées au dispositif de gouvernance et à certaines contraintes opérationnelles et financières. Ainsi, il a demandé au Ministre des Finances et du Budget ainsi qu’au Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, de prendre les mesures requises pour accélérer les décaissements, apurer les situations les plus critiques, notamment les arriérés de salaires et conduire avec la Banque africaine de Développement une revue diligente des options relatives à l’Agropole Nord, en vue d’une décision rapide et soutenable. Il a demandé également au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, en relation avec le Ministre de l’Industrie et du Commerce, de finaliser le cadre opérationnel de sécurisation de la matière première agricole, afin de garantir un approvisionnement régulier, durable et conforme aux besoins des futures unités de transformation.
Concernant le Projet d’aménagement de la Corniche Ouest de Dakar, le Premier Ministre a rappelé son importance stratégique, notamment dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), Dakar 2026. Il a déploré son arrêt du fait de décomptes impayés, alors que l’échéance de mise à disposition du site s’approche. En conséquence, il a demandé aux Ministres des Finances et du Budget ainsi que des Infrastructures, de procéder, en urgence, à la régularisation des décomptes en instance, afin de permettre la reprise immédiate des travaux et d’assurer leur livraison dans les délais prescrits.
Pour le Projet d’électrification rurale porté par l’ASER, le Premier Ministre a rappelé qu’il participe directement à l’objectif d’accès universel à l’électricité et à la réduction des inégalités territoriales. Il a fait observer que les difficultés rencontrées dans l’admission et le dédouanement des équipements importés compromettent le calendrier d’exécution de ce projet et retardent l’amélioration attendue des conditions de vie des populations rurales concernées. Il a, à cet effet, demandé au Ministre de l'Energie, du Pétrole et des Mines, au Ministre des Finances et du Budget ainsi qu’au Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, de prendre toutes les dispositions utiles pour lever les blocages douaniers, mettre en place un dispositif accéléré de traitement des équipements destinés au Projet d’électrification rurale, dans le respect de la réglementation en vigueur et d’assurer un suivi rapproché de l’exécution dudit projet, jusqu’à la résorption complète des difficultés.
Le Premier Ministre a clos sa communication en informant le Conseil que le Gouvernement, sous sa conduite, entamera une série de communications publiques sur de grands dossiers, dont la première aura lieu cette semaine, portant sur le thème de la renégociation des conventions et contrats conclus dans les secteurs stratégiques.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation au Proche et Moyen-Orient.
Le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, chargé du Logement a fait une communication sur le Projet national de Logement : Les Cités de la Transformation.
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil a examiné et adopté le projet de décret fixant les modalités d’application de la loi n°2025-16 du 27 septembre 2025 portant Code des Investissements.
Marie Rose Khady Fatou FAYE,
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement
jeudi 12 mars 2026
mercredi 11 mars 2026
mardi 10 mars 2026
lundi 9 mars 2026
dimanche 8 mars 2026
samedi 7 mars 2026
jeudi 5 mars 2026
mercredi 4 mars 2026
COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU 4 MARS 2026.
CONSEIL DES MINISTRES - 04 MARS 2026
Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 04 mars 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :
Stabilité du système éducatif national
Le Président de la République débute sa communication en soulignant le caractère impératif du bon fonctionnement de l’Ecole, pilier du pacte républicain. A cet effet, il rappelle au Gouvernement et aux acteurs de la communauté éducative, l’importance de renforcer la culture d’excellence et du mérite, ainsi que la crédibilité du système éducatif. Il engage le Gouvernement et les personnels enseignants à asseoir la stabilité du climat social, afin d’assurer la continuité des activités pédagogiques et le bon déroulement des évaluations, examens et concours, à travers un sursaut républicain et patriotique.
Par ailleurs, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de veiller à l’amélioration du cadre de vie, dans les établissements scolaires publics, par l’accélération de la mise en œuvre du Programme national de Construction et de Réhabilitation d’écoles, de lycées et collèges, en intégrant les aménagements paysagers adaptés. Enfin, il instruit le Ministre de l’Education nationale et le Ministre de la Formation professionnelle et technique d’intensifier le rythme de révision des curricula pour les adapter davantage aux besoins de l’économie nationale et au renforcement de l’intégration du numérique dans les enseignements et apprentissages.
Politique d’amélioration de la condition de la femme
Le Président de la République salue l’organisation de la Semaine nationale de la Femme, dans le contexte de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, ce 08 mars 2026, sous le thème « Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles ».
Magnifiant les efforts consentis par le Gouvernement et l’ensemble des partenaires pour l’amélioration de la condition féminine, notamment en faveur des femmes résidant en milieu rural, le Chef de l’Etat souligne l’importance qu’il accorde à l’éducation des jeunes filles et à la préservation de l’égalité des genres et des droits des femmes. A cet effet, il indique au Gouvernement la nécessité d’accentuer la sensibilisation et la lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, et d’impliquer davantage les organisations féminines dans la mise en œuvre des politiques publiques, à travers le déploiement des projets et programmes de renforcement de l’autonomisation économique des femmes.
Le Président de la République demande, enfin, au Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités d’accélérer les réformes nécessaires à la promotion économique et à la protection sociale des femmes et d’organiser, avant la fin de l’année 2026, des concertations nationales inclusives sur la contribution des femmes à la réalisation de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050.
Renforcement du rôle de l’élevage et des productions animales dans la souveraineté alimentaire
Le Président de la République fait observer que le sous-secteur de l’élevage et des productions animales joue un rôle majeur dans l’économie nationale et la souveraineté alimentaire. A cet égard, il demande au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage et au Secrétaire d’Etat chargé des Coopératives et de l’Encadrement paysan d’intensifier, en liaison avec les différentes organisations d’éleveurs, les actions de modernisation de l’Elevage et d’amélioration des productions animales.
Le Chef de l’Etat indique au Gouvernement l’urgence d’accentuer les efforts de promotion de l’autosuffisance en viande, de mettre en place des coopératives communautaires et de travailler, avec les parties impliquées, à l’opérationnalisation d’un Fonds national de Développement de l’Elevage, instrument public de financement robuste, devant mobiliser des ressources endogènes issues de l’exploitation des filières du secteur. Il demande, également, d’engager les concertations en vue d’une modernisation du système de gestion des abattoirs, foirails, marchés de bétail et infrastructures pastorales.
Dans ce sillage, le Chef de l’Etat invite le Ministre chargé de l’Elevage et le Secrétaire d’Etat aux Coopératives à faire une évaluation de l’application du Code pastoral, à accentuer la mise en œuvre du plan de transformation du Ranch de Dolly et à renforcer les ressources du Haras national de Kébémer. Il demande aussi de développer les écoles nationales, instituts et centres de formation et de recherche dans les domaines liés à l’élevage et aux productions animales, d’impulser une stratégie avancée de lutte contre le vol de bétail et de préparer la prochaine édition de la Journée nationale de l’Elevage. Il rappelle, enfin, l’urgence de faire adopter, dans les meilleurs délais, le projet de loi d’orientation agrosylvopastorale et halieutique.
Suivi de la réception effective des infrastructures relatives aux JOJ Dakar 2026
Le Président de la République informe le Conseil de sa visite d’inspection de l’état d’avancement des chantiers et infrastructures d’accueil des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, effectuée le 1er mars 2026. Il demande au Ministre des Infrastructures de faire une évaluation du niveau d’exécution des différents travaux et de prise en charge des problématiques urgentes liées à leur réception effective à date. Enfin, le Chef de l’Etat souligne le prix qu’il attache à l’amélioration du cadre de vie dans les localités d’accueil, notamment l’accélération des aménagements et la réalisation des voiries d’accès aux sites de compétition et d’hébergement, sis dans les communes de Diamniadio et de Saly Portudal, en particulier.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :
Rationalisation du secteur parapublic
Le Premier Ministre a rappelé que lors de son passage à l’Assemblée nationale à propos de la séance relative à la question d’actualité le 21 février 2026, il avait dégagé les mesures conservatoires et correctives que le Gouvernement entend prendre pour renforcer la transparence dans la conduite et la gestion des affaires publiques. Parmi celles-ci, figure la rationalisation du secteur parapublic, dans une logique de modernisation de l’Administration, de réduction du train de vie de l’Etat et de rationalisation des dépenses publiques. Dans ce cadre, un Groupe de travail a été mis en place pour proposer un Plan de rationalisation du secteur parapublic, en mettant en lumière les chevauchements des missions, les meilleures synergies, l’exercice d’attributions similaires par l’Administration ainsi que les repositionnements pertinents. Ce Groupe a procédé à l’analyse de toutes les entités concernées et a proposé, à l’issue des travaux :
- la suppression de dix-neuf (19) entités, cumulant des dotations budgétaires de 28,051 milliards FCFA en 2025, une masse salariale annuelle estimée à 9,227 milliards FCFA, pour un effectif de 982 agents et une dette globale arrêtée à 2,6 milliards FCFA au 31 décembre 2024 ;
- le repositionnement de dix (10) entités, qui se traduirait notamment par la redéfinition des modèles d’intervention, une meilleure réaffirmation de leurs missions, par la révision ou l’actualisation de leur cadre juridique ainsi que de leur doctrine d’investissement.
Le Premier Ministre a fait noter que ce Groupe a souligné que dans certains secteurs, l’adoption d’une politique viable constitue un préalable à toute opération de rationalisation. Globalement, l’opération se traduirait par une optimisation de l’organisation du secteur parapublic et une économie budgétaire nette cumulée estimée, au moins, à 55 milliards FCFA sur les trois (03) prochaines années. Le Premier Ministre a abordé la dévolution du patrimoine ainsi que les mesures d’accompagnement sur le plan social, notamment le redéploiement des personnels et la gestion des contentieux. Dans cette perspective, il a engagé tous les ministres à se mobiliser pour une bonne mise en œuvre du Plan de rationalisation qui sera piloté par le comité interministériel qu’il mettra en place prochainement.
Le Premier Ministre a rappelé que ce Plan de rationalisation doit être accompagné par une dynamique d’amélioration de la gouvernance du secteur parapublic, axée en particulier sur la maitrise des salaires et des effectifs, l’harmonisation des grilles de rémunération, l’utilisation optimale des crédits budgétaires, l’actualisation du classement des structures, le respect des normes de création, le renforcement du contrôle et de l’évaluation ainsi que la capacitation des acteurs.
Dans cet esprit, il a demandé au Ministre des Finances et du Budget de veiller, en rapport avec le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, au strict respect des attributions de la Commission d’Evaluation des Agences d’exécution et du Comité de Suivi du Secteur parapublic. Il a instruit le Ministre des Finances et du Budget de les doter de ressources budgétaires appropriées, afin d’assurer leur fonctionnement optimal.
Nécessité de reformulation d’une nouvelle politique agricole et agro-industrielle
Le Premier Ministre a rappelé que les campagnes de production agricole 2024/2025 et 2025/2026 se sont déroulées dans le cadre d’un effort budgétaire renforcé, avec des subventions initiales respectives de 120 milliards et 130 milliards FCFA. Ces campagnes sont marquées par des innovations et réformes majeures dans la gestion des intrants, la digitalisation et la gouvernance des filières, auxquels il convient d’ajouter les conditions agro-climatiques favorables. Ainsi, la production a enregistré des résultats globalement satisfaisants, avec des hausses significatives sur les principales spéculations, malgré la persistance de certaines difficultés.
Le Premier Ministre a annoncé la finalisation d’un document qui, se conformant à la loi d’orientation agrosylvopastorale, constituera le référentiel de la nouvelle Politique agricole, alignée sur l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050. Il a également abordé la Note d’orientation sur les mesures et réformes pour accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires, initiée par le ministère en charge de l’Agriculture.
Ainsi, il a demandé au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, en rapport avec le Ministre de l’Industrie et du Commerce, le Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, le Ministre des Finances et du Budget et toutes les parties prenantes, de finaliser et de lui soumettre, d’ici le 30 avril 2026, la Nouvelle Politique agricole et agro-industrielle, axée sur la modernisation agricole, le développement durable et la souveraineté alimentaire.
Sécurisation de la souveraineté alimentaire par la résorption des pertes post-agricoles sur les filières oignon et pomme de terre
Le Premier Ministre a attiré l’attention du Gouvernement sur les pertes post-récoltes et les difficultés de commercialisation des produits agricoles liées au manque d'infrastructures adaptées. Il a exprimé son regret face aux pertes post-récoltes élevées, qui oscillent entre 30 et 40 %. Il a exposé les faiblesses de l’écosystème post-récoltes et a instruit le Ministre en charge du Commerce, en relation avec les Ministres en charge de l’Agriculture, des Collectivités territoriales, des Finances et de l’Economie, de lui soumettre, dans les meilleurs délais, une Stratégie d’absorption des besoins de stockages à travers les huit (08) pôles territoires.
Mesures préventives de protection macroéconomique, énergétique, logistique et sociale
Face à l’escalade militaire constatée sur la scène internationale, le Premier Ministre a exposé les risques de perturbations au niveau du Détroit d’Ormuz qui, au-delà de la fermeture physique, peuvent être combinés à un choc de prix, un renchérissement du fret et de l'assurance, et une tension sur les approvisionnements critiques.
Face à notre vulnérabilité, la doctrine pour le Sénégal consiste à protéger les flux essentiels, cibler le soutien public, prévenir la spéculation et centraliser les arbitrages. C’est pourquoi, le Premier Ministre a décidé de mettre en place, sous la supervision de la Primature, un dispositif de pilotage de cette crise. Une matrice hiérarchisée de décisions a été élaborée et des situations consolidées seront dressées à l’attention du Chef de l’État.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines a fait une communication sur l’harmonisation des prix des bouteilles de gaz butane et la gestion de l’orpaillage.
Le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a fait une communication sur l’état d’avancement du New Deal technologique, après un an de mise en œuvre.
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil a examiné et adopté le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’accord se rapportant à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (Accord BBNJ), adopté le 19 juin 2023 à New York.
AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Au titre du Ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur
• Monsieur Papa Mada NDOUR, Chancelier des Affaires étrangères, est nommé Ambassadeur, Secrétaire exécutif du Secrétariat permanent Sénégalo-Gambien, en remplacement de Monsieur El Hadji Ibou BOYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
Au titre du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines
• Monsieur Joseph Sambesene DIATTA, précédemment Président du Conseil d’Administration de la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN HOLDING), est nommé Président du Conseil d’Administration du Réseau gazier du Sénégal SA (RGS SA), en remplacement de Monsieur Alexandre NGOM ;
• Monsieur Tidjani NIASS, Ingénieur pétrolier, est nommé Président du Conseil d’administration de la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN HOLDING) en remplacement de Monsieur Joseph Sambesene DIATTA.
Au titre du Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique
• Monsieur Emmanuel DIEDHIOU, Administrateur civil principal, matricule de solde n° 611 535/A, est nommé Secrétaire général de l’Agence nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ) au Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, poste vacant ;
• Monsieur Cheikhna Saad-Bouh SECK, Instituteur principal de 1er échelon, matricule de solde n° 633 364/E, est nommé Président du Conseil d’Orientation du Programme de Formation Ecole-Entreprise (PF2E) au Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, en remplacement de Monsieur Mamadou MBATHIE, appelé à d’autres fonctions.
Au titre du Ministère des Infrastructures
• Monsieur Pape Gora CAMARA, titulaire d’un Master en Planification et Gestion de projets, matricule de solde n° 658 273/K, est nommé Directeur de l'Administration générale et de l'Équipement au Ministère des Infrastructures.
Au titre du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme
• Monsieur Ndéné NDAO, Administrateur civil, matricule de solde n° 696 212/Z, est nommé Directeur de la Réglementation touristique, en remplacement de Madame Ndèye Awa BADJI.
Au titre du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique
• Monsieur Amadou Djibril DIALLO, Président du Conseil Départemental de Matam, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier Abdoul Cissé Kane des Agnams, poste vacant ;
• Monsieur Elhadji Mbagnick NGOM, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Management des Établissements de la Santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Aristide Le DANTEC, en remplacement de Monsieur Cheikh Tidiane DIOP ;
• Monsieur Alé Badara BA, titulaire d’un Diplôme d’Infirmier d’Etat, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national de Pikine, en remplacement de Monsieur Falilou DIOP ;
• Monsieur Mohamed Tété DIEDHIOU, titulaire d’un Doctorat en Médecine, est nommé Président du Conseil d’Administration de l’Hôpital général Idrissa POUYE de Grand-Yoff, poste vacant ;
• Monsieur Cheikh Tacko DIOP, Professeur des Universités en Economie de la Santé et Administrateur de services de santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Matlaboul Fawzaïni de Touba, en remplacement de Monsieur Khadim Awa Balla MBACKE ;
• Monsieur Amadou Gallo DIOP, Professeur des Universités en Médecine à la retraite, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national de FANN, en remplacement de Monsieur Mame Abdoulaye GUEYE ;
• Monsieur Joseph Mané, Technicien supérieur en Santé à la retraite, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier d’Enfants Albert ROYER, en remplacement de Monsieur Lamine Cissé SARR ;
• Monsieur Mamadou DIOUF, titulaire d’un Doctorat en Pharmacie et d’un Master en Bio-toxicologie appliqué à l’Industrie, à l’Environnement et à la Santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national d’Enfants de Diamniadio, en remplacement de Monsieur Madické NDAO ;
• Monsieur Boundia DJIBA, Professeur des Universités en Médecine, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Dalal Jamm, en remplacement de Monsieur Mamadou NDIAYE ;
• Monsieur Algaye NGOM, titulaire d’un Doctorat en Médecine et d’un Master en Santé Publique, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, poste vacant ;
• Monsieur Arouna DIOP, Technicien Supérieur en Santé, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre national d’Appareillage Orthopédique (CNAO), en remplacement de Monsieur Pape Moussé TOURE ;
• Monsieur Mamadou BEYE, Professeur des Universités en Médecine, est nommé Président du Conseil d’Administration du Service d’Assistance Médicale d’Urgence (SAMU), en remplacement de Monsieur Jean François DIENE ;
• Monsieur Serigne Abdoul BA, Professeur des Universités en Médecine à la retraite, est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre hospitalier national Seydi Elhadji Malick Sy de Tivaouane, poste vacant.
Marie Rose Khady Fatou FAYE,
Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,
Chargée des Relations avec les Institutions,
Porte-parole du Gouvernement
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