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mercredi 31 octobre 2018

Rufisque : Ngoné Ndoye fait le procès du Ter



 pressafrik

Le Train express régional (Ter) est en train de ravager Rufisque. C’est du moins ce que soutient Ngoné Ndoye, le numéro 2 du parti Démocratie et République. A l’en croire, ce projet tant vanté par le chef de l’Etat est en réalité sur le point de dévaster la ville de Mame Coumba Lamb avec tous les torts qu’il cause à l’économie locale.

«Le Ter a balafré notre ville», a-t-elle expliqué. Et de poursuivre : «Nous avons des problèmes. On ne peut plus avoir de maraichages, la pêche n’en parlons pas parce que tous les produits impactent sur la mer…»

Selon l’ancienne ministre des Sénégalais de l’extérieur, la circulation aussi a été négativement impactée par le tracé de la ligne ferroviaire, laquelle fait qu’«il n’est même plus possible de circuler à Rufisque d’un bout à l’autre».

La santé aussi est dans une mauvaise passe car relève-t-elle,  «les plateaux techniques n’existent plus».
Et ce sont quelques-unes des raisons qui auraient poussé les Rufisquois à aller à la rencontre de Cheikh Hadjibou Soumaré pour le parrainer afin qu’il solutionne leurs problèmes, s’il gagne l’élection présidentielle du 24 février prochain.

Ngoné Ndoye qui a présenté sa liste à son leader le mardi 30 octobre a affirmé avoir engrangé plus de 24 000 signatures dans son fief de Rufisque.

Revue de presse Fabrice Nguéma du 31 octobre 2018

Ce bébé a été laissé dans un carton dans la rue… Mais un chat s’est appr...

Revue de presse du Mercredi 31 Octobre 2018

Revue de presse Ahmed Aidara du 31 Octobre 2018

Voici la chronique du 31 octobre 2018

vendredi 19 octobre 2018

Conseil des ministres du 17 octobre 2018



Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 17 octobre 2018 à 10 heures, au Palais de la République.
Entamant sa communication autour de la désignation du Sénégal pour accueillir la 4e édition des Jeux olympiques de la Jeunesse en 2022 lors de la 133e session du Comité international olympique (CIO) tenue à Buenos Aires en Argentine, le 8 octobre 2018, le Chef de l’Etat se réjouit du choix porté sur le Sénégal pour abriter cet évènement sportif mondial, pour la première fois en terre africaine.  
Au-delà de la pertinence du Plan Sénégal Emergent (PSE), comme composante essentielle de la crédibilité et de la confiance élevée dont bénéficie notre pays à l’échelle internationale, ce choix illustre également, la place primordiale accordée par le Chef de l’Etat, à la jeunesse dans le développement économique et social national.
Ainsi, le Président de la République félicite chaleureusement le Gouvernement, le ministre des Sports notamment, ainsi que le Président et les membres du Comité National Olympique et demande au Premier ministre de veiller à la mise en place du Comité national préparatoire de cet important événement, en vue de la validation de ses travaux au cours d’un Conseil présidentiel.
En outre, le chef de l’Etat adresse ses chaleureuses félicitations aux Lions du Football, à leur encadrement technique et administratif pour la qualification du Sénégal à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, prévue au Cameroun.
Poursuivant sa communication autour de la célébration du Grand Magal de Touba prévue le 28 octobre prochain, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions logistiques, hydrauliques, sécuritaires et sanitaires appropriées, en relation avec la communauté mouride et le Comité d’organisation, afin d’assurer une parfaite organisation de cette manifestation religieuse d’envergure internationale.
A cet effet, le Président de la République invite le Gouvernement à intensifier le programme de modernisation de l’agglomération Touba – Mbacké et à prendre toutes les dispositions requises, pour l’ouverture temporaire au public, durant la période du Magal, de la nouvelle autoroute à péage « ILA TOUBA »
Abordant la préparation la prochaine campagne de commercialisation agricole 2018-2019, le Chef de l’Etat demande au Ministre de l’Agriculture de faire le point exhaustif de la campagne en cours et rappelle également au premier ministre, la nécessité d’engager, dans le cadre d’un Conseil interministériel, le processus de fixation des prix au producteur, en vue d’assurer une commercialisation optimale, soutenue par un dispositif de financement adapté et performant.
Par ailleurs, appréciant la consolidation des programmes d’infrastructures dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche, le Président de la République rappelle au Gouvernement, la nécessité de veiller au suivi permanent de l’exécution, dans les délais contractuels, des programmes de construction d’infrastructures pédagogiques et sociales dans l’ensemble des universités et établissements publics d’enseignement supérieur.
Ainsi, dans cette dynamique d’amélioration des conditions d’enseignement et de recherche, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement à accélérer le processus de règlement des factures relatives à la prise en charge des étudiants orientés dans les établissements privés d’enseignement supérieur.
Le Chef de l’Etat a terminé sa communication sur son agenda diplomatique marqué par sa participation les 11 et 12 octobre 2018, au 17e Sommet Francophone à Erevan en Arménie, sa tournée économique dans la région naturelle de la Casamance, du 18 au 22 octobre 2018 et son voyage à Ryad, le 24 octobre 2018, à l’invitation du Roi Salman Ben Abdelaziz al Saoud, pour participer à la Conférence sur l’investissement, organisée par le Royaume d’Arabie Saoudite.    
Le Premier ministre a axé sa communication autour de la sécurisation des populations dans leur cadre de vie, en insistant sur les efforts importants réalisés par l’Etat depuis 2012, notamment en matière de recrutement de personnel, de renforcement de capacités, d’équipements, de matériels, de maillage du territoire en infrastructures, et sur les perspectives. Il a ensuite rendu compte de la coordination de l’activité gouvernementale.
Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation africaine et internationale
Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte de l’état de préparation de la campagne de commercialisation agricole
Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :
  • le projet de loi d’orientation relatif aux Petites et Moyennes Entreprises ;
  • le projet de décret portant organisation du ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des Effectifs et du Renouveau du Service public.
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :
  • Monsieur Amadou Tidiane FALL, Administrateur civil, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement en remplacement de Madame Mame Khady Sidy Ali BADJI, appelée à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Djibril THIAW, Maître de Conférences assimilé à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, est nommé Directeur du Centre de Formation et de Perfectionnement des Travaux publics au ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement ;
  • Monsieur Jean Louis Marcelin DACOSTA, Inspecteur de l’Education populaire, de la Jeunesse et des Sports, précédemment Inspecteur régional de la Jeunesse de Ziguinchor, est nommé Inspecteur technique au ministère de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du Volontariat en remplacement de Monsieur Mohamed DIENG, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Mohamed DIENG, Inspecteur de l’Education populaire, de la Jeunesse et des Sports, précédemment Inspecteur technique, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières au ministère de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du Volontariat en remplacement de Monsieur Abdoulaye SOW, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Expressions Françaises Typiques

LEBOUGUI VS NGAGNE SAMB ouverture du stade ngalandou diouf de rufisque 6...

Senflash Café du 19 octobre

Revue de presse de Fabrice Nguéma du 19 octobre

Revue de presse Wolof de la Zik Fm

samedi 13 octobre 2018

Revue de presse (Wolof) Sud fm du samedi 13 octobre 2018 par Habsa Elima...

Senflash Café du 12 octobre

Conseil des Ministres du 05 octobre 2018



Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, vendredi 05 octobre 2018 à 10 h, au Palais de la République.
Entamant sa communication autour des enjeux et défis du Plan Sénégal Emergent, le Chef de l’Etat rappelle aux membres du Conseil, que l’émergence demeure une conquête au prix de choix bien pensés, de projets et programmes bien préparés, de ressources optimisées et de réformes bien menées.
En effet, rappelant les impératifs de la transformation structurelle de l’économie, de l’inclusion sociale, du renforcement du capital humain, de la paix, de la bonne gouvernance, de la démocratie et de la sécurité, le Président de la République réitère ses directives au gouvernement, pour une mise en œuvre efficiente des politiques publiques et leur suivi-évaluation sans complaisance.
Ainsi, poursuivant sa communication autour des orientations majeures de la loi de finances 2019, le Président de la République indique que, comme pour les exercices précédents depuis 2014, le projet de budget 2019 s’inscrit, dans la stratégie globale du Plan Sénégal Emergent (PSE), articulée autour de la consolidation des performances économiques se traduisant par l’amélioration du niveau de vie des populations. 
Dans cette perspective, le projet de Loi de finances initiale 2019 intègre les engagements pris par le Gouvernement du Sénégal et la poursuite des programmes phares du PSE, notamment le PUDC, le Programme des bourses de sécurité familiale, le PUMA, Promovilles , la déserte ferroviaire Dakar – AIBD, le projet de construction du stade olympique de 50 000 places, le programme spécial d’amélioration de l’alimentation en eau potable de Dakar (PSDAK), le fonds d’entreprenariat rapide pour les femmes et les jeunes ainsi que tous les projets et programmes d’équipement des forces de défense et de sécurité.  
Par ailleurs, le Chef de l’Etat indique que le Projet loi de finances initiale 2019 reste principalement marqué par, le renforcement de la transparence budgétaire et du contrôle parlementaire avec le rapatriement dans le budget de l’Etat de toutes les taxes parafiscales, une orientation des ressources budgétaires vers les dépenses sociales, une stratégie de maîtrise de l’endettement, d’assainissement des finances publiques et de consolidation du taux de croissance, ressorti à plus de 6,5 % consécutivement sur les 3 dernières années.
En effet, pour l’année 2018, caractérisée par les travaux d’élaboration du Plan d’Actions Prioritaires (PAP 2019 – 2023) de la phase II du PSE, des résultats probants et significatifs ont été enregistrés au cours de la première phase du PSE, suite à la mise en œuvre projets et réformes.
A l’issue du débat général, le Conseil des ministres a adopté le projet de loi de finances initiale pour l’année 2019, arrêté à de plus 4.000 milliards de francs CFA.
Le Secrétaire général du Gouvernement,
                      Porte-parole


Revue de presse (Wolof) Zik fm du samedi 13 octobre 2018 par Mantoulaye ...

samedi 6 octobre 2018

Le prix Nobel de la paix est attribué à Denis Mukwege et Nadia Murad

Revue de presse (Wolof) Zik fm du samedi 06 octobre 2018 par Mantoulaye ...

Charles Aznavour en 5 chansons inoubliables

Charles Aznavour - La Mamma(1963)

wikipedia


 Charles Aznavour (en arménien : Շառլ Ազնաւուր), né Shahnourh Varinag Aznavourian (en arménien : Շահնուր Վաղինակ Ազնաւուրեան) le à Paris et mort le à Mouriès (Bouches-du-Rhône), est un auteur-compositeur-interprète, acteur et écrivain franco-arménien.
Au cours d'une carrière commencée en 1946, il a enregistré près de mille deux cents chansons interprétées en plusieurs langues : en français, anglais, italien, espagnol, allemand, arménien (Yes kou rimet'n tchim kidi), napolitain (Napule amica mia), russe et dernièrement en kabyle. Il a écrit ou coécrit plus de mille chansons, que ce soit pour lui-même ou d'autres artistes.
Il est l'un des chanteurs français les plus connus en dehors du monde francophone. Décrit comme « la divinité de la pop française » par le critique musical Stephen Holden, Charles Aznavour a été consacré « chanteur de variété le plus important du XXe siècle » par CNN et Time devant Bob Dylan, Frank Sinatra et même Elvis Presley.
Sans renier sa culture française, il représente l'Arménie dans plusieurs instances diplomatiques internationales à partir de 1995N 1 et obtient la nationalité arménienne en 2008. Il est nommé au poste d'ambassadeur d'Arménie en Suisse, son pays de résidence, et en 1995 ambassadeur et délégué permanent de l’Arménie auprès de l’UNESCO


 Naissance
Paris, Drapeau de la France France
Décès (à 94 ans)
Mouriès, Drapeau de la France France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Activités annexes Acteur, écrivain, ambassadeur
Genre musical Chanson française
Variété française
Ballade
Années actives 1946 - 2018
Labels EMI

Denis Mukwege: ce prix est «un pas important vers la question des réparations»

rfi





Denis Mukwege, gynécologue congolais de 63 ans, a obtenu vendredi 5 octobre le prix Nobel de la paix. Un prix attribué également à Nadia Murad, une jeune irakienne de la minorité yazidie qui, après avoir été esclave du groupe Etat islamique, milite aujourd'hui contre les violences sexuelles. Denis Mukwege, lui, soutient depuis plus de 20 ans les femmes violées de l'est de la République démocratique du Congo. Il a créé un hôpital et une fondation pour prendre en charge ces femmes horriblement mutilées, plus de 40 000 depuis la création de son hôpital de Panzi. Ce prix, c'est une reconnaissance pour Denis Mukwege, qui à fait part à RFI de ses premières réactions au micro d'Anne Cantener.
RFI : Docteur Mukwege, ce prix, qu’est-ce qu’il représente pour vous ?
Docteur Denis Mukwege : Ce prix représente pour moi une reconnaissance de la souffrance des victimes des violences sexuelles, surtout. Je crois que c’est un pas important vers la question des réparations puisque je crois que ces femmes qui ont tant souffert, malheureusement, souvent même, si elles vont en justice, il n’y a pas une réparation qui suit. Je trouve que c’est un manque pour le processus de guérison.
Qu’est-ce qu’il manque encore pour que cela puisse être le cas ?
Je pense que c’est cette mobilisation, cette compréhension du processus de guérison puisque ces femmes, on les soigne physiquement. Il y a des psychologues qui font leur travail, nous avons des économistes ruraux qui les aident à s'intégrer dans la société. Les juristes travaillent sur les dossiers.
Malheureusement, je crois que lorsqu’on dit à une femme qu’elle a gagné un procès - des procès qui sont déjà rares -, mais qu’après il n’y a rien qui suit en termes de réparation… J’ai pu rencontrer des femmes qui demandaient cette réparation et j’ai été très étonné de voir que la réparation qu’elles demandaient c’était qu’on puisse ériger, par exemple, un monument dans leur village, qu’on puisse ériger une école pour que leurs enfants soient éduqués et qu’ils ne puissent plus subir ce qu’elles ont subi. Je pense que ces types de réparations collectives sont des reparations accessibles.
Mais malheureusement on y pense très peu et donc les femmes continuent à considérer qu’elles n'ont pas obtenu réparation. En fait, la communauté n’a pas reconnu le fait qu’elles soient victimes. Je pense que c’est un effort qu’il faut absolument faire.
Et pensez-vous que ce prix puisse y contribuer en donnant une visibilité supplémentaire au combat que vous menez depuis des années ?
Il semble que oui, quand je vois toutes les questions que je peux recevoir. C’est vrai que beaucoup, malheureusement, continuent à penser que le viol dans une guerre c’est juste une conséquence collatérale, alors que c’est un crime. Et j’espère que ce prix peut permettre à ce que les belligérants puissent rendre compte que la communauté internationale refuse cette façon de traiter les femmes dans les conflits, que violer une femme en période de conflit c’est un crime, que ce crime est punissable par la loi.
Je crois que c’est une étape où il faut vraiment mobiliser, sensibiliser à tous les niveaux. Je crois que les viols qui se commettent dans des conflits, en fait, c’est tout simplement l’image de la société où la femme n’est pas souvent considérée comme égale à l’homme. Et quand il n’y a plus ni loi, ni foi, malheureusement, ce concept d’inférioriser la femme, tout cela fait que les gens puissent commettre ce que nous voyons dans des zones de conflit.
Pour moi, c’est très important de faire cette sensibilisation à tous les niveaux. Aux enfants, aux jeunes, aux soldats, aux dirigeants, aux belligérants dans les conflits, pour que chacun puisse intégrer la notion que le viol n’est pas acceptable. J’ai toujours dit que si nous avions pu tracer la ligne rouge contre les armes chimiques, les mines antipersonnelles, je crois que le monde est capable aussi de tracer une ligne rouge contre les violences sexuelles dans les conflits.
Actuellement, le viol est toujours très largement répandu lors de conflits et notamment dans la région dans laquelle vous travaillez, dans l’est de la République démocratique du Congo, où il est utilisé quasiment systématiquement comme arme de guerre. Vous ne vous découragez jamais ?
Il y a des moments où on se dit qu’on ne voit pas le bout du tunnel. Mais ce qui est vrai, les femmes que je reçois ici à l’hôpital, quand je les vois venir, moi-même je suis désespéré. Je me sens découragé. Mais quand elles passent par les quatre piliers qui nous utilisons, c’est-à-dire le pilier médical – on donne le traitement médical, mais aussi un traitement chirurgical. Le deuxième pilier c’est le pilier psychologique. Nous avons des psychologues, nous avons des assistantes sociales qui accompagnent les victimes de violences sexuelles. Et après ces deux volets, normalement, lorsque les femmes doivent retourner dans leur village, et lorsque nous le pouvons, nous essayons de les aider à se réintégrer dans la communauté. Et la meilleure façon de se faire intégrer c’est d’être autonome. Et lorsqu’elles deviennent autonomes, souvent ces femmes demandent à ce que justice soit faite. Donc, elles reviennent vers nous pour demander à ce qu’on les accompagne devant les tribunaux.
Et je crois que, quand je vois ces femmes quand elles passent par ces étapes,  elles deviennent de véritables « leaders communautaires », « des agents de changement » dans leur communauté. C’est vrai que cela m’a toujours encouragé à aller de l’avant, parce que je trouve que les femmes congolaises sont exceptionnelles, elles ont une résilience qui m’étonne. Je me suis toujours posé la question. Comment on peut tenir, se mettre debout après avoir subi des violences de ce type ? Mais ce sont des femmes qui tiennent à la vie, qui viennent se battre pour la vie, qui protègent la vie de leurs enfants, qui protègent la vie de leur communauté… Et c’est tout à fait normal que nous puissions contribuer avec notre petite contribution. Mais c’est elles qui font le plus gros. Et donc, j’ai beaucoup de respect. Ma seule réaction c’est d’être derrière elles.
Vous parliez tout à l’heure de la nécessité de sensibiliser parmi d’autres les responsables politiques. Est-ce que vous vous sentez suffisamment soutenu dans votre combat ?
Je crois que c’est très, très difficile. Surtout dans un pays où le conflit continue. Puisqu’en fait le Congo n’a jamais été un « pays post-conflit »… Si vous voyez ce qui s’est passé à Béni ou les viols massifs qui se sont produits dans plusieurs régions du pays, je crois que nous ne pouvons pas dire que nous sommes en post-conflit. Les belligérants, que ce soit les forces gouvernementales ou les groupes armés, voient du mauvais œil qu’on puisse dénoncer ce qui se passe. Mais c’est la seule voie, aussi, de faire entendre la voix des victimes.